OL 4-1 ESTAC Troyes : Un Lyon à deux visages

OL 4-1 ESTAC Troyes : Un Lyon à deux visages

L'Olympique Lyonnais affrontait l’ESTAC Troyes après 2 semaines sans match pour le compte de la 3e journée de la Ligue 1. À la suite de deux mi-temps opposés en tous points, Furacão Tetê et ses camarades se sont imposés sur un score large (4-1) face aux Troyens qui se sont révélés trop friables. Retour ensemble sur ce 2e match de la saison difficilement cernable.

Une première mi-temps qui ravive de mauvais souvenirs de la saison dernière

Tout semblait commencer pour le mieux, avec une terrible erreur d’Adil Rami dès l’entame de jeu qui permet à notre capitaine Alexandre Lacazette d’inscrire déjà son deuxième but de la saison d’un plat du pied facile (3’). Cependant, comme si c’était trop facile, comme si nos joueurs se contentaient de ce résultat, l’Olympique Lyonnais n’a plus rien proposé de la première mi-temps avec simplement 1 seule occasion créée en 45 minutes. Des joueurs statiques, concentrés sur l’axe malgré le bloc que formaient les Troyens, aucune intensité, une justesse technique proche du néant et un pressing qui n’est soit pas réalisé soit pas dans le bon rythme. On peut même dire que l’OL s’est fait peur, avec des difficultés à récupérer le ballon sur de longues séquences de possession Troyenne, des carences défensives criantes surtout pour nos latéraux, l’un comme l’autre, qui se sont fait débordés de toute part. C’est d’ailleurs du côté de Tagliafico que vient le but des joueurs de Bruno Irles, grâce au bon travail de Baldé qui vient fixer notre latéral droit avant d’accélérer. Notre latéral droit, qui négocie très mal son duel et commet une faute stupide, dans la continuité de sa mi-temps, mais indigne de son talent et de son expérience. Pénalty transformé par Florian Tardieu qui ramène son équipe à 1-1 (39’). Peter Bosz sera d’ailleurs sans pitié sur les premières 45 minutes de ses hommes : « En première mi-temps, on a été mauvais, point final. », rassurant de se savoir d’accord avec notre coach.

Un réveil attendu, mais surtout obligatoire

Puis comme par magie, nos Gones sont métamorphosés à la sortie du vestiaire. Les 11 mêmes hommes, mais pas les mêmes joueurs. Stupéfiant, plutôt rassurant de savoir que nous en sommes capable, mais cette deuxième partie du match rend donc la première encore plus frustrante. Par on ne sait quel discours prononcé à la mi-temps, notre entraîneur originaire d’Apeldoorn a su donner les consignes nécessaires pour remporter ce match. De la vitesse et de la percussion sur les côtés, du danger à apporter dans la surface et un pressing haut et fait collectivement. Voilà ce qu’il fallait mettre en œuvre dès le début face à cette équipe qui fermait complétement le jeu. C’est comme cela que vient le 2e but lyonnais, tout part d’un centre dans la boîte de Malo Gusto, le ballon est récupéré au second poteau, et après une très belle passe de Tolisso pour Tetê, le ballon retombe de manière involontaire semble-t-il dans les pieds de Tagliafico qui n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets (46’), c’est tout de même simple le football. Comme si Peter Bosz s’était rappelé les conseils de son prophète Johan Cruyff lors de la pause : « Jouer au foot, c'est très simple mais jouer un football simple est la chose la plus difficile qui soit. ».
Ensuite, sans surprise, quand l’OL garde cette volonté et ce niveau de jeu, l’OL déroule. Tetê, dans un premier temps, dépose le ballon dans la cage, reprenant une frappe de Paquetà détournée par Gallon, le portier de l’ESTAC (49’). Puis, Tetê à nouveau, déjà auteur d’un but et d’une passe décisive, vient s’offrir un doublé d’une belle frappe premier poteau après avoir enrhumé par sa technique et sa vivacité deux défenseurs (75’). Lyon s’est finalement créé d’autres occasions notamment par l’alternative de Rayan Cherki avant que Monsieur Wattellier – auteur d’un match raté par ailleurs – ne siffle la fin de ce match paradoxal.

Des doutes persistants, mais des résultats à persister

Nous nous retrouvons dimanche prochain à 17H05 pour la rencontre de notre club face à Reims. Une équipe plus qu’abordable, qui a perdu ses deux premiers matchs assez largement et qui nous force à nous imposer afin de conserver cette dynamique positive et huiler cet engrenage qui nous laisse espérer mais qui a encore de grosses marges de progression dans de nombreux secteurs.

 

« Le football n'est pas une question de vie ou de mort, c'est quelque chose de bien plus important que cela. »

Bill Shankly

Jean

@JeanLeStagiaire

De Gerland jusqu’à Fourvière brillera la ville des lumières.
Merci maman de m’avoir fait lyonnais.