Antoine

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@Djims68 - Journaliste, passionné du football en surface mais amoureux de l'OL en profondeur.

Outre l'actualité financière du club, notamment avec le rachat de l'Olympique Lyonnais par l'Américain John Textor, le club rhodanien fait également parler de lui en termes de transferts réalisés. L'OL a d'ores et déjà annoncé deux recrues. Pour le plus grand bonheur des supporters, Alexandre Lacazette a notamment fait son retour. Rémy Riou est également de retour dans son club formateur. En plus de Riou, l'OL va donc accueillir un autre caennais dans ses rangs. Ce Caennais, c'est Johann Lepenant. Formé au club, le milieu de terrain de 19 ans rejoint officiellement les rangs des Gones pour une somme estimée aux alentours des huit millions. 100%OL vous propose donc une petite présentation du nouveau milieu de terrain lyonnais.

Un joueur très précoce

A seulement 19 ans, Johann Lepenant s'est déjà fait un nom en Ligue 2. Arrivé chez les Normands en 2017, le jeune milieu de terrain aura disputé en tout 50 matchs avec son club formateur. Cette saison aura été la première pleine chez les professionnels pour lui. Avec 35 matchs disputés avec Caen, il aura été l'un des leaders de son équipe cette saison. Malheureusement, Johann Lepenant n'aura pas pu sauver la saison décevante des joueurs de Malherbe qui ont finalement terminé septième de Ligue 2.

En termes de profil, Johann Lepenant est un véritable milieu défensif, profil qui manque grandement à l'Olympique Lyonnais depuis plusieurs saisons désormais. Bruno Guimaraes avait occupé ce poste, pas toujours avec succès. Thiago Mendes avait également été recruté pour occuper ce poste. Finalement, le Brésilien s'est avéré bien plus à l'aise au poste de défenseur central. Johann Lepenant arrive donc avec un statut bien plus important que celui de simple joueur de banc. Il apportera un nouveau profil, bien différent de ceux déjà présents au sein du club. Mais, même s'il est un joueur à vocation défensive, le jeune milieu ne manque pas de vista et de technique, bien au contraire. Même s'il manque encore un peu de stats (1 passe décisive cette saison), l'ancien caennais a à plusieurs reprises illuminé la Ligue 2 par ses chevauchées, ses récupérations de balle et ses passes toujours précises. Ses entraîneurs n'hésitent d'ailleurs pas à déjà le comparer à Steven Gerrard ou N'golo Kanté. Cocasse quand on sait que Kanté a également joué à Caen avant de littéralement exploser à Leicester City.

Et le talent de Johann Lepenant n'est passé inaperçu. En Ligue 1 le PSG, l'AS Monaco, le LOSC et l'OM notamment le suivaient. A l'étranger, Arsenal et l'Atletico Madrid étaient également sur le coup. Malgré toute cette concurrence, Johann Lepenant a finalement décidé de rejoindre l'OL, certainement conseillé par son agent Karim Djaziri, l'ancien agent de Karim Benzema ! Une bonne nouvelle pour l'OL.

Quelle utilisation à l'OL?

Celui qui s'est imposé au SM Caen devra faire son trou à l'Olympique Lyonnais. S'il ne devrait pas être titulaire tout de suite, le jeune homme cherchera principalement lors de cette première année à engranger de l'expérience et du temps de jeu afin de se familiariser avec le championnat de Ligue 1. Il pourrait être associé à Maxence Caqueret au milieu de terrain dans le cadre d'un 4-2-3-1 ou encore jouer en numéro 8 ou 6 dans un milieu à 3. Brillant par son activité sur le terrain et son aisance à la récupération des ballons, il sera une arme en plus pour le milieu de terrain lyonnais dans l'objectif de retrouver l'Europe la saison prochaine.

Nouvel épisode de l'Interview 100%OL by Goneback ! Aujourd'hui, épisode un peu spécial puisque la rédaction a pu interviewer l'ancien lyonnais Lucas Mocio. Episode spécial donc puisque l'on sait à quel point le poste de gardien de but est atypique dans le milieu du football. Passé par Annecy et désormais à l'AS Cannes, Lucas Mocio s'est exprimé sur son poste, son passage à l'OL et même la réputation d'Anthony Lopes. Entretien.

 

Lucas, bonjour et merci d'avoir accepté notre invitation pour cette interview croisée format papier. Comment vas-tu ?

Très bien merci. 

Tu rejoins l'Académie OL en 2006 à l'âge de 10 ans. Peux-tu nous parler de tes années formation ? Comment as-tu été repéré ? Des anecdotes ?
Je jouais à Villefranche en jeune et après un match contre l’OL, le club contacte mon père et me demande de venir passer des tests. Après plusieurs tours, le club me dit que je suis pris pour rejoindre le centre de formation. C’était vraiment une super nouvelle car à l’époque, j’étais déjà un grand fan de l’OL. Ensuite les années ont passé avec plein de bons moments notamment un tournoi à Mykonos où on gagne aux penaltys contre Liverpool et j’en arrête 2 ou 3. J’étais vraiment super fier.

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Tu signes ton 1er contrat professionnel en 2014. A ce moment là, quels sont tes objectifs ?
Continuer de progresser. Je n’avais pas encore beaucoup joué en N2. Et je souhaitais m’imposer puis devenir un membre du groupe pro.

"J'aurais aimé connaître un match pro avec l'OL …"

As-tu des regrets sur ton aventure lyonnaise ? Peut-être de n'avoir jamais joué en professionnel ? Ou au contraire tu ne retiens que le positif ?
J’aurais aimé connaître un match pro avec l’OL c’est sûr mais sinon aucun regret, j’ai fait mon maximum. Ça n’a pas suffi mais l’OL est un très grand club et c’est dur d’y jouer.

 

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Que pourrais-tu nous dire sur Joël Bats ? Quel est son secret pour faire progresser ses gardiens ?
Un homme en or avant tout. Il n’a pas de secret il essaye juste de pousser chaque gardien au maximum de son potentiel et ça a plutôt bien réussi au club.


Un mot sur Grégory Coupet qui a pris la suite de Joël Bats en 2017 ?
Toujours souriant et de bonne humeur. Et puis, c’était un honneur d’être entraîné par mon idole de jeunesse.

 

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Vu de l'extérieur, nous avions vraiment l'impression que vous formiez une belle petite famille avec Antho Lopes, Mathieu Gorgelin, Dorian Grange et toi. C'est important pour les gardiens ?
Bien sûr ! Quand on est gardien, on connaît son rôle. On sait qu’un seul joue et qu’il faut qu’il soit en condition parfaite pour aider l’équipe. On était un groupe de super mecs et on a toujours gardé la bonne humeur dans le travail.

"Anthony Lopes aime le club !"

Quel regard as-tu sur la carrière d'Antho Lopes ?
Il rapporte toujours des points importants au club. C’est un joueur sur lequel on peut toujours compter et il aime le club.

Certains observateurs extérieurs le qualifient parfois de bourrin dans sa surface. Les supporters adverses le sifflent régulièrement. Toi qui le connaît bien, est-ce que justement il se nourrit de tout cela ?
Je ne pense pas qu’il écoute les supporters adverses. Ses sorties peuvent paraître dures mais quand on est gardien soit on est dur soit on prend le risque de finir au sol.

Le soutien de ses supporters a l'air important. Ce qui pourrait expliquer sa saison un peu moins bonne lors de l'année à huis clos ?
Je pense que les ambiances dans les stades ont vraiment fait défaut et beaucoup de joueurs ont été un peu moins performants.

Que penses-tu du retour de Rémy Riou, 15 ans après son départ de l'OL ?
Il va presque découvrir un nouveau club. Le centre d’entraînement, le stade, le staff… beaucoup de choses ont changé. Mais c’est une bonne chose. Il revient avec son expérience et il pourra guider les jeunes vers le haut niveau.

Après une saison difficile ponctuée d'une 8e place, le club veut retrouver ses fondamentaux, l'ADN OL qui a fait sa force. Un avis là-dessus ?
Lyon est un club à part ! Avec beaucoup d’attentes depuis les titres de champion et l’ADN lyonnais est toujours présent mais c’est vrai que le retour d’anciens serait une bonne chose pour retrouver le haut de tableau je pense.

Un petit mot sur le retour d'Alexandre Lacazette ? Un challenge immense pour lui. Penses-tu que son retour pourrait donner l'envie à d'autres de revenir aussi ?
C’est un très grand joueur mais aussi un leader dans le vestiaire. Son retour montre les ambitions du club de retrouver la coupe d’Europe au plus vite. Et si cela peut amener d’autres à revenir, c’est une bonne chose.

 

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A titre personnel après 3 années à Annecy, tu as rejoint l'AS Cannes depuis la saison dernière. Comment ça se passe pour toi ? Quels sont tes objectifs ?
Je continue à prendre du plaisir avec le foot et m’éclater sur un terrain. Cannes est un club très ambitieux avec des infrastructures professionnelles.

Qu'est-ce que l'on peut te souhaiter pour la suite professionnellement et dans la vie de tous les jours ?
La montée la saison prochaine avec Cannes et dans la vie personnelle, j’ai mes enfants et je suis très bien dans le Sud.

Lucas merci pour cet entretien. Si l'on devait finir par un mot de ta part aux supporters lyonnais ce serait lequel ?
Même si la saison a été difficile pour les supporters, l’OL reste un club formidable et je suis sûr que la saison prochaine sera bien meilleure.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Voir aussi… Léo Dubois : Itinéraire d'un mal-aimé // L'Actu du Lundi 30 Mai

Nouvel épisode de notre rubrique hebdomadaire, "L'interview by 100%ol". Aujourd'hui, nous quittons de nouveau la France pour rejoindre la Pologne rejoindre un ancien joueur de l'OL. C'est en effet du côté de Varsovie que Lindsay Rose a posé ses valises. Après un passage en Grèce à l'Aris Salonique, l'ancien défenseur central lyonnais continue son tour d'Europe. Chose qui semble lui aller à merveille. En exclusivité pour 100%ol, l'international mauricien s'est donc exprimé sur tous les sujets. Sa vie d'aujourd'hui mais aussi son passage mitigé entre Rhône et Saône, le natif de Rennes a répondu à toutes nos questions !

Lindsay bonjour et merci d'avoir accepté notre invitation pour cette interview croisée format papier. Comment vas-tu ? 

Je vais bien merci. En bonne santé. 

 En juillet 2014, tu rejoins l'OL pour quatre ans. Comment se sont établis les contacts ? Passer de Valenciennes à Lyon est-il un palier important à franchir ? 

J’avais à l’époque 22 ans et je revenais d'une lourde blessure. Le projet Olympique Lyonnais est arrivé. Après avoir discuté à l’époque avec le directeur sportif et le président nous avons tous pensé que c’était la meilleure décision pour passer un cap dans ma carrière. À 22 ans on ne peut pas appeler cela un aboutissement mais c’était une récompense après avoir travaillé dur les années précédentes. 

 Lors de ta 1ère saison à l'OL tu disputes une quinzaine de matchs dont 12 comme titulaire. Tu découvres aussi l'Europe… Une saison d'apprentissage. Positive ? Négative ? 

Une saison d’apprentissage est forcément positive, surtout après ma blessure l’année précédente. À Lyon j’ai découvert l’Europa League et aussi la Champions league ! C’est la compétition des grands clubs. 

 "Nous avions une équipe à très fort potentiel !"

Lors de la saison 2014 - 2015 vous êtes en course pour le titre. Une saison où explose le duo Fekir - Lacazette notamment, un petit mot sur les souvenirs de cette saison ?

Oui cette saison était vraiment une belle saison. Nous avions, après de nombreuses années, validés une qualification en Ligue des Champions. Je me rappelle de la défaite à la maison contre Nice et à l’extérieur contre Caen pendant le sprint final. Nous avions à l’époque une équipe jeune mais à très fort potentiel, Fekir et Lacazette entre autres réalisent une année formidable. Ils étaient des acteurs majeurs pour cette seconde place. De très bons joueurs et humainement aussi. 

 Le vestiaire était composé de beaucoup de lyonnais. Pour un joueur qui vient de l'extérieur est-ce plus difficile de s'intégrer ? De qui étais-tu le plus proche ? 

Lyon est un des meilleurs clubs formateurs dans le monde. La ville regorge de talents incroyables. Il est normal qu’il y ait beaucoup de Lyonnais ! Je m’entendais bien avec tout le monde. J’étais proche de Bisevac et Beauvue avec qui je suis resté en contact. Je suis resté en contact avec beaucoup d’entre-eux finalement.

 

 Tu as connu Hubert Fournier mais aussi Bruno Genesio comme adjoint. Avait-il selon toi vocation a devenir entraîneur principal ? Que penses-tu de son parcours de coach jusqu'à maintenant ? 

Bruno avait tout pour réussir. Il était impliqué et passionné. Il avait tout pour devenir un grand coach. J’ai pu le côtoyer en numéro un à Lyon quelques semaines. Je ne suis donc pas surpris par sa réussite dans un grand club comme Rennes. Je ne suis pas surpris également par Gérald Baticle qui lui aussi avait cette fibre du coaching. 

 Un mot sur Jean-Michel Aulas ?

Jean Michel Aulas est un président qui soutient toujours ses joueurs et son club. J'ai énormément de respect pour ce monsieur. 

 Depuis 2021 tu découvres la Pologne, au Legia Varsovie. Comment ça se passe ? 

Oui j’ai quitté la France en passant par la Grèce avant d’être transféré en Pologne au Legia. Un grand club avec la culture de la gagne. Un club très médiatisé et exposé. La Pologne est un championnat très physique mais aussi très tactique avec un niveau très élevé. Je prends beaucoup de plaisir ici.

 

 

 Quel bilan fais-tu de ta carrière jusqu'à maintenant ? 

 Je suis très fier de ce que j’ai fait et j’ai encore beaucoup d’objectifs en tête. J’ai les jambes et l’expérience qui s’accumulent. 

 Quel est ton avis sur la situation actuelle de l'OL ? 

L'OL reste un club que je suis énormément. J'étais persuadé qu’ils décrocheraient une place européenne cette année, après un bon parcours en Europe. 

"Un retour en France n'est pas interdit !"

 Tu n'as que 30 ans. Quels sont tes objectifs pour la suite ? Que peut-on te souhaiter ?

Pour l’instant je suis en Pologne et très heureux. Un retour en France n’est pas interdit mais pas d’actualité. Je veux jouer et prendre un maximum de plaisir. 

 Lindsay merci pour cet entretien. Si on devait finir par un petit mot de ta part aux supporters lyonnais ce serait lequel ? 

Je souhaite à tous les fans de l'OL le bonheur et surtout un titre très prochainement !

 

 

 

 Propos recueillis par Florian et Cook'/ Rédaction: Jérémy Le Roch et Antoine Melinand

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Depuis le début de la saison, nombre de joueurs ont été pris en grippe par les supporters de l'OL. On peut notamment penser à Tino Kadewere, Houssem Aouar ou encore Jérôme Boateng. Tous ces joueurs ont, semble-t-il, déçu les supporters de par leurs prestations très moyennes au cours du dernier exercice. Pourtant, le joueur certainement le moins apprécié par bon nombre de supporters lyonnais, c'est sans doute Léo Dubois. Paradoxal étant donné que l'ancien nantais était capitaine de son équipe cette saison. Depuis son arrivée, Léo Dubois semble faire partie des cadres de l'OL, sur le terrain et dans le vestiaire. Mais après 129 matchs disputés en quatre ans, Léo Dubois va certainement faire ses adieux à l'OL par la petite porte. Mais alors, quelles sont les raisons de ce désamour des supporters pour leur capitaine ? 100%ol a tenté d'éclaircir ce mystère.

2018 : Une arrivée emballante

Nous sommes en janvier 2018. Après une intense bataille avec l'OM, c'est finalement l'Olympique Lyonnais qui décroche la signature de l'arrière droit nantais Léo Dubois, au grand dam du rival marseillais. En fin de contrat lors de l'été suivant, Léo Dubois s'engage donc gratuitement dans le Rhône. A l'époque, les supporters lyonnais voient son recrutement comme une très bonne chose. A 23 ans, le Nantais est une valeur sûre du championnat. Il sort d'ailleurs d'une très belle saison avec son club formateur. Avec les Canaris en 2017/2018, le natif de Segré a disputé 34 matchs pour trois buts et cinq passes décisives. Certains se souviendront notamment de ce magnifique but face à Marseille.

Léo Dubois débarque à Lyon à l'été 2018. Au départ, il a du mal à faire son trou. En effet, l'OL dispose déjà de deux latéraux droit, le Brésilien Rafael et le Hollandais Kenny Tete. Il alterne entre le banc et le terrain mais réalise des rencontres plus qu'intéressantes. Petit à petit, Rafael et Kenny Tete quitteront le club, laissant le champ libre à Léo Dubois. L'ancien nantais va donc parvenir à faire son trou, et doucement devenir un cadre de l'équipe. En 2018/2019, il disputera tout de même 25 rencontres en inscrivant un but et distillant six passes décisives. C'est même lui qui égalisera en Ligue des Champions face au Shakhtar Donetsk, aidant grandement à la qualification de l'OL. Que ce soit sous Sylvinho, Garcia ou désormais Peter Bosz, Léo Dubois conservera toujours la confiance de ses entraîneurs. Une confiance souvent associée à son bon comportement en interne.

2019 : Un derby qui a tout fait basculer

Novembre 2019. L'OL joue un rendez-vous plus qu'important, le fameux derby face à l'AS Saint-Etienne. A la dernière minute du match, c'est Robert Beric qui donne la victoire aux Verts. La défaite est dure à encaisser pour les supporters. Toutefois, c'est un autre évènement, au-delà de la défaite, que les supporters ont du mal à avaler. Alors que Sylvinho a réalisé l'entièreté de ses changements, Léo Dubois ressent une petite douleur à la cuisse. Certainement dans l'incapacité à continuer, le latéral droit va sortir direction les vestiaires, laissant son équipe à dix. En son absence, les Verts parviennent donc à lancer leur action côté gauche pour inscrire le but de la victoire. Capitaine ce soir-là, cette sortie prématurée de Léo Dubois va énormément frustrer certains supporters de l'OL qui iront jusqu'à dire que l'international français se serait préservé pour le rassemblement des Bleus seulement quelques jours plus tard. Son entraîneur de l'époque, Sylvinho, avait même été obligé de monter au créneau pour défendre son joueur : "Si un joueur sort à la 82e minute alors que l'on va se retrouver à dix, c'est que c'est du sérieux. Il est sous surveillance médicale."

Depuis 2020: La lente descente aux enfers

Au cours de cette saison 2019/2020, le latéral droit lyonnais totalise 16 matchs et profitera de la longue pause engendrée par la Covid pour participer aux 1/8èmes de finale et au Final 8 à Lisbonne où il fera des prestations honnêtes sans être transcendant. La saison 2020/2021 sera beaucoup plus intéressante pour lui. Il participera à pratiquement tous les matchs de Ligue 1, renforçant sa position d'élément clé du système Rudi Garcia. Cette saison en revanche, c'est beaucoup plus compliqué. Remportant la Ligue des Nations en début de saison avec l'équipe de France, il est nommé capitaine par le nouvel entraîneur de l'OL, Peter Bosz. Indéboulonnable du fait de son statut de capitaine au départ, il se fait progressivement passé devant par le jeune Gone Malo Gusto, dont les qualités physiques et techniques se font vite remarquer. Ayant du mal physiquement et éprouvant des difficultés à rassembler derrière lui, il cède logiquement sa place à son concurrent sur la fin de saison. Totalisant 28 matchs cette saison, l'ex-nantais a aussi perdu sa place en équipe de France depuis Mars. Un départ semble donc inéluctable pour lui après 4 ans dans le Rhône. Il serait même souhaitable dans le sens où il y a une sorte de point de non-retour avec les supporters et une partie de ses coéquipiers. Pour la suite de sa carrière, on parle d'un départ en Italie où il pourra également fait étalage de ses talents de glacier. Joueur de devoir, Léo Dubois symbolise cette culture de la loose présente à l'OL depuis trop d'années maintenant et qui s'est matérialisée par une huitième place cette saison. Alors certes, il n'est pas le seul responsable du marasme lyonnais mais il en porte une partie de la responsabilité. Arrivant en fin de course comme beaucoup de joueurs de l'effectif, un départ serait le bienvenu pour toutes les parties. En espérant qu'il retrouve le plaisir de jouer dans un contexte qui lui soit plus favorable.

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Au terme d'une saison plus qu'éprouvante, l'Olympique Lyonnais a donc terminé l'exercice 2021-2022 à une décevante huitième place. Pour la deuxième fois en trois ans, l'OL ne jouera donc aucune coupe d'Europe. Si on ajoute à cela l'élimination précoce en coupe de France et la débâcle face à West Ham en quart de finale d'Europa League, le terme "ratée" semble adéquat pour définir cette saison de l'OL. Les supporters lyonnais seront certainement d'accord, plus jamais ça. Mais pour amorcer sa remontée jusqu'aux sommets de la Ligue 1, voire de l'Europe, les Lyonnais vont devoir mener à bien leur campagne de recrutement. Sans coupe d'Europe, il sera toutefois difficile de convaincre des joueurs expérimentés. A moins que des investisseurs ne pointent le bout de leur nez ?

Ne pas répéter les mêmes erreurs !

Alors qu'on pensait qu'ils avait limité la casse, le dernier mercato estival de l'OL semble être un véritable échec. Damien da Silva, Henrique, Xherdan Shaqiri, Emerson Palmieri, et Jérôme Boateng avaient donc posé leurs valises entre Rhône et Saône. Sur le papier, ce recrutement semblait être plutôt ambitieux. Pourtant, avec du recul, il n'en n'est rien. Shaqiri est parti en MLS seulement six mois après son arrivée. Quant à Emerson Palmieri et Jérôme Boateng, leurs prestations n'ont jamais réellement convaincu les supporters et dirigeants lyonnais. Les deux joueurs devraient donc quitter la Capitale des Gaules dès cet été. Quant à Damien da Silva et Henrique, ils ont montré qu'ils pouvaient être intéressants en tant que doublure. Mais est-ce suffisant pour un club comme l'Olympique Lyonnais ?

Les supporters de l'OL se rappelleront également de plusieurs dossiers loupés par l'OL. Proche de s'engager avec le club rhodanien, le gardien de l'Ajax Amsterdam André Onana avait finalement fait fau bond au club. Sardar Azmoun avait également échappé à l'OL pour d'autres raisons. Les dirigeants lyonnais avaient quelque peu réussi à corriger le tir lors du mercato hivernal. Même s'il avait très mal commencé pour les supporters avec le départ de Bruno Guimarães pour Newcastle, les Lyonnais ont pu se consoler grâce aux arrivées de Romain Faivre et de Tanguy Ndombélé. Toutefois, il faudra rapidement trouver un remplaçant à l'international français. Seulement en prêt, le numéro 28 retournera donc à Tottenham. Les recruteurs lyonnais, menés par Bruno Cheyrou, devront donc être malins.

Un recrutement tricolore ?

Sans coupe d'Europe et certainement avec assez peu de moyens, l'OL pourrait se tourner vers un recrutement d'expérience et surtout, local. Heureusement pour les dirigeants lyonnais, la Ligue 1, voire la Ligue 2, regorgent de talents sur lesquels l'OL pourrait se positionner. Depuis quelques mois on entend notamment que l'OL prospecte du côté du Nord et du RC Lens. Jonathan Clauss et Seko Fofana sont notamment deux noms qui intéresseraient l'Olympique Lyonnais. Mais la concurrence sera rude, notamment pour Clauss. L'international français est en effet surveillé par l'OM, l'OGC Nice ou encore l'Atletico Madrid.

L'OL regarde également dans les divisions inférieures. Le club rhodanien serait notamment intéressé par les jeunes Johann Lepenant (SM Caen) et Isaak Touré (Le Havre). Mais là encore, les dirigeants rhodaniens devront se montrer convaincants puisque plusieurs cadors de Ligue 1 sont sur les dossiers. L'OL avait d'ailleurs un accord avec Johann Lepenant mais peine à trouver la même chose avec Malherbe. Le jeune milieu de terrain pourrait alors échapper à l'OL pour s'engager avec l'AS Monaco qui cherche un remplaçant à Aurélien Tchouaméni. Isaak Touré lui pourrait s'envoler vers l'autre olympique à Marseille.

Enfin, l'OL pourrait se positionner sur des anciens de la maison pour apporter une nouvelle élan dans la mentalité du club. Jean-Michel Aulas avait d'ailleurs expliqué dans sa lettre adressée aux supporters vouloir amener des joueurs dont la philosophie serait en adéquation avec celle du club. Dans ce sens, Alexandre Lacazette ou Corentin Tolisso sont notamment surveillés par le club. Il semble toutefois difficile de ramener les anciens gones sans coupe d'Europe. Mais advienne que pourra.

La délicate question de l'actionnariat

En avril dernier, nous apprenions que IDG et Pathé, deux des actionnaires principaux de l'OL avaient fait part dès la fin du mois de mars de leur volonté de se désengager et partir sous d'autres cieux. Depuis, Jean-Michel Aulas a tenté en vain de trouver de son côté des actionnaires capables de racheter ces parts. Il se retrouve aujourd'hui avec 4 propositions sur la table. Toute la difficulté sera pour lui de trouver un actionnaire qui veuille bien entrer au capital, apporter des fonds et le maintenir en dernier décideur. Complexe. Maintenant, il ne faut probablement pas s'attendre, si le deal se fait dans les prochaines semaines, à ce que ce nouvel actionnaire investisse des sommes mirobolantes sur le marché des transferts. En tout cas, force est de constater que Jean-Michel Aulas doit trouver de nouveaux partenaires capables de booster le développement du club. En bref, nous sommes potentiellement à un tournant de l'Histoire de l'OL.

Voir aussi... L'Actu du Mercredi 25 Mai// L'Actu du Mardi 24 Mai// Benoît Pedretti:"Jean-Michel Aulas est le meilleur président français!"

 

 

 

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Pour ce cinquième numéro des interviews 100%OL par Goneback, la rédaction est allée à la rencontre de Benoît Pedretti. Formé au FC Sochaux Motbéliard, l'ex-joueur professionnel est revenu pour nous sur sa carrière. Son passage à l'OL, l'équipe de France, ses projets, retrouvez cette interview toute en simplicité.

Benoît, bonjour et merci de nous accorder cette interview croisée format papier. Comment vas-tu ?
Ça va merci. La fin de saison approche et un maintien à acquérir avec la N3 de Nancy.

Comment débutes-tu le football et d'où te vient cette passion pour le ballon rond?
Mon père a joué au foot et mon grand frère a joué à Sochaux jusqu’en Junior national. Je le suivais depuis tout petit sur les terrains.

Peux-tu nous parler de ton arrivée au centre de formation de Sochaux? Est-ce qu'à ce moment là être professionnel est le seul objectif?
Je suis arrivé du club amateur de l’AS Audincourt à l’âge de 15 ans. J’ai fait U17 nationaux avec demi finale de Gambardella et finale du championnat de France puis j’ai joué deux ans avec la réserve en CFA2. Jean Fernandez m’a remarqué et je me suis entraîné avec les pros. Pendant six mois, je n’ai pas joué et à la reprise je joue le dernier match amical avant le championnat. Je débute la saison titulaire puis fait les 38 matchs et la montée en D1. L’objectif était bien sûr de devenir pro à Sochaux tout en sachant la difficulté parce que tous les joueurs d’une génération rêvent de signer pro et finalement seulement 2 ou 3 font une carrière.

Tu as joué à Marseille et à Lyon. Quelles sont selon toi les différences entre le public marseillais et lyonnais? Dans quel club est-ce le plus difficile?
Les supporters Marseillais sont plus nombreux dans toute la France. Ils sont aussi plus nombreux à la sortie des matchs ou des entraînements. À Lyon c’est plus tranquille. Tu peux aller en ville tranquillement ou au resto sans te faire importuner toutes les minutes… L’ambiance en Ligue des Champions était top à Lyon, un peu plus calme en championnat. Je n’ai pas testé le Groupama Stadium. Le plus difficile reste Marseille je pense mais bon tout dépend de l’équipe aussi. J'ai ai eu la chance d’être à Lyon dans une équipe qui gagnait donc je ne peux pas comparer…

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Peux-tu nous parler de ton transfert à l'OL? Comment se sont noués les contacts? Est-ce que le fait de retrouver Pierre-Alain Frau fut un élément important dans ta décision?
Monsieur Aulas me voulait déjà l’année précédente et il a renoué les contacts à la fin de l’année 2005. Il a convaincu les dirigeants Marseillais de me vendre et j’ai signé à Lyon. Le fait de retrouver Pierre Alain aurait pu être sympa mais il est parti à la fin de la préparation. Par contre, il m’avait parlé du club et m’en avait dit que du bien.

Comment se passe ton intégration à l'OL? Quels sont tes objectifs?
L’intégration se passe bien. Je connaissais quelques joueurs que j’avais côtoyé en sélection. L’objectif était de jouer la Ligue des Champions, de progresser et d’avoir un maximum de temps de jeu. Et aussi gagner des titres.

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Tu fais face à la concurrence de joueurs comme Diarra, Juninho, Tiago... comment le vis-tu?
La concurrence est normale dans tous les clubs. Avant de signer on m’avait prévenu qu'Essien allait partir et je devais le remplacer numériquement. Puis fin août, Gérard Houllier fait venir Tiago et j’ai eu beaucoup moins de temps de jeu. J’aurais aimé jouer plus surtout en championnat quand à Noël tu as déjà 15 points d’avance mais malheureusement, le coach ne faisait pas beaucoup de rotation.

Tu n'as jamais dit un mot plus haut que l'autre. Le regrettes-tu?
Non je regrette pas de ne pas avoir élevé la voix parce qu'il faut respecter les choix du coach tout en travaillant tous les jours pour lui montrer qu’on mérite de jouer plus.

"Quand on a Juninho en match, on le laisse tirer"

Dans tes précédents clubs tu avais l'habitude de tirer les coups de pieds arrêtés. C'est différent lorsqu'il y a un artificier comme Juninho? Est-ce qu'on s'en inspire?
Quand on a Juninho en match, on le laisse tirer. Par contre, on travaillait à l’entraînement et c’était des séances de haut niveau. S’inspirer, c’est impossible car il avait une manière à lui de tirer qui est très difficile à imiter.

Tu as joué le match aller face au Milan AC. Comment le club a préparé ce 1/4 de finale? Qu'est ce qu'il a manqué pour se qualifier?
C’était le grand Milan mais on était persuadé qu’on pouvait passer. D’ailleurs ce n’est pas passé loin… Une grosse motivation, une ambiance énorme que ce soit à Lyon ou à Milan. Il nous a peut être manqué un peu d’expérience pour gérer cette fin de match à Milan…

Comment était le vestiaire après l'élimination? Est-il difficile de se remotiver?
Dans le vestiaire, c’était très calme et beaucoup de déception surtout par rapport au scénario. On se remotive parce qu’on est dans un grand club avec l’objectif de gagner tous les matchs.

Si tu devais décrire Jean-Michel Aulas?
Le meilleur président français. Il savait protéger les joueurs quand il le fallait et nous mettre la pression aussi.. Mais proche des joueurs. Un chef d’entreprise exceptionnel avec toujours un coup d’avance sur les autres et quelqu’un qui construit comme le montre le nouveau stade et le centre d'entraînement ultra moderne. Et sa réussite dans le football féminin est aussi une preuve de son talent.

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Que retiens-tu de ton passage à l'OL? Tes meilleurs et pires souvenirs?
Déjà gagner un titre de champion ça reste et c’est important. Une petite frustration par rapport à mon temps de jeu et une déception de s’être arrêté en 1/4 de finale de Champions League.. Mon meilleur souvenir : j’avais marqué lors du derby contre St Etienne 4-0. Le pire souvenir c'est de ne pas être rentré en jeu au début de saison 2006-2007 quand les joueurs de la Coupe du monde n’étaient pas encore revenus de vacances.

As-tu des anecdotes à nous raconter?
Pas d’anecdotes mais des supers moments de groupe que ce soit en Corée ou lors des voyages en Ligue des Champions ainsi que la fête du titre de champion de France..

Quel bilan fais-tu de ta carrière? Des regrets? Tu n'as jamais voulu tenter l'aventure à l'étranger?
Non pas de regrets, j’ai toujours donné le maximum et pris du plaisir. Je n’ai jamais eu d’offres intéressantes de l’étranger mais ça m’a pas dérangé de faire toute ma carrière en France.

"Avoir joué avec des joueurs comme Zidane, Henry [...]C'était incroyable"

Tu as connu 22 sélections en équipe de France. Que retiens-tu de ta carrière internationale? Qu'est-ce qui t'a manqué selon toi pour être encore plus appelé?
La fierté de représenter son pays et à chaque fois c’était un honneur. Avoir joué avec des joueurs comme Zidane, Henry… pour ne citer qu’eux. C’était incroyable… Pouvoir disputer l’Euro au Portugal a aussi été un grand moment. Il m’a manqué de passer le cap avec Lyon. Ayant moins de temps de jeu à Lyon, c’était impossible d’être appelé en équipe de France. La seule déception ça a été de ne plus être sélectionné sans avoir aucune nouvelle du sélectionneur et n’avoir aucune explication mais c’est comme ça.

"Ce n'est pas la fin de l'ère Aulas"

Que penses-tu de l'actualité OL? Quels sont pour toi les raisons de cette mauvaise saison? Est-ce que ça peut être le début de la fin de l'ère Aulas?
Il peut y avoir plein de raisons mais n’étant pas à l’intérieur c'est difficile de juger. Déjà le problème de gouvernance entre Juninho et Vincent Ponsot voire Bruno Cheyrou, ce n’est pas le top. Le club est aussi reparti sur un cycle avec Peter Bosz et ça prend un peu plus de temps que prévu. Le plus important c’est la qualité des joueurs qui est inférieure à Paris, Rennes, Marseille, Monaco… On n'a jamais senti ou rarement un groupe uni pour aller chercher la victoire tous les week-ends.. Ce n’est pas la fin de l’ère Aulas, il faut juste que tout soit clair : qui est le boss, qui est le responsable du sportif… Et la prolongation de Caqueret est une superbe nouvelle pour le club.

Quels sont tes objectifs en tant qu'entraîneur?
Sur le court terme c’est obtenir mon BEPF en 2023, et j’espère aller le plus haut possible. Mais c’est un métier où il faut prendre son temps et gravir les échelons tranquillement.

Benoît, merci pour cet entretien. Si on devait finir avec un mot de ta part aux supporters lyonnais, ce serait lequel?
Je leur souhaite des belles soirées au Groupama Stadium et de revoir rapidement la Ligue des Champions… Et comme dirait quelqu’un : n’oubliez jamais, l'Olympique Lyonnais est une formidable raison d’être heureux !

Propos recueillis par Florian et Cook'/ Rédaction: Jérémy Le Roch et Antoine Melinand

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Elles sont tout simplement incroyables. Quelques minutes avant le dernier match de l'équipe masculine, ce sont bel et bien les filles de l'OL qui ont de nouveau fait honneur au blason. Après une finale parfaitement gérée face à un FC Barcelone en pleine progression depuis plusieurs années, les joueurs de Sonia Bompastor n'ont pas tremblé une seule seconde malgré une réduction de l'écart en première mi-temps. L'OL s'impose donc trois buts à un grâce à des réalisations de Ada Hegerberg, Catarina Macario et Amandine Henry. Alexia Putellas avait réduit le score pour les Blaugranas.

Une rencontre parfaitement maîtrisée

Alors que la saison dernière était synonyme "d'échec" pour les joueuses de l'Olympique Lyonnais, les filles de Sonia Bompastor avaient à coeur de prouver à la planète football qu'elles étaient encore les meilleures. Après une belle demi-finale remportée face au PSG, les Lyonnaises rencontraient le FC Barcelone à l'Allianz Stadium de Turin. l'OL avait déjà rencontré le club catalan lors de la finale de la Ligue des Champions 2019 à Budapest. Les Lyonnaises s'étaient alors imposées quatre buts à un. Ada Hegerberg avait notamment inscrit un triplé.

Et dès la sixième minute de jeu, les Lyonnaises appuient sur l'accélérateur. Amandne Henry décoche alors un missile qui vient se loger dans la cage de la portière espagnole. Après ce but stratosphérique, ça fait déjà un but à zéro pour l'OL, les Blaugranas sont littéralement abasourdies. Cinq minutes plus tard, les Barcelonaises tentent de répondre, Après un très beau contre, Christiane Endler est obligée de s'employer pour priver les offensives catalanes de l'égalisation dans la foulée. Bien loin d'être démobilisées, les Lyonnaises doublent la mise grâce à Ada Hegerberg. A noter le superbe centre de Selma Bacha sur l'action. On se demande d'ailleurs comment la latérale lyonnaise n'était pas présente dans le onze type de D1 Arkema lors des Trophées UNFP. A la 33e, c'est l'internationale américaine Catarina Macario qui vient alourdir le score grâce à un but sur une magnifique passe d'Ada Hegerberg. Une saison très réussie pour la joueuse des Stars and Stripes qui inscrit son huitième but en coupe d'Europe. Alors que les Barcelonaises semblent au fond du trou, c'est le Ballon d'Or en titre, Alexia Putellas qui vient redonner espoir aux 15.000 supporters espagnols présents dans l'enceinte. L'internationale espagnole remet son équipe sur les rails juste avant le break.

Avec ce but inscrit, les Catalanes commencent à y croire de nouveau, elles reviennent donc du vestiaire le couteau entre les dents. Les Barcelonaises se créent quelques occasions, notamment un lob du milieu de terrain qui finira sur la barre de Christiane Endler. Malgré cela, les Espagnoles ne parviendront jamais à égaliser. L'OL remporte donc sa huitième Ligue des Champions et s'impose toujours plus comme LE club référence en Europe. Seul petit bémol, la sortie de Ellie Carpenter sur blessure à la 14e minute. "Nous sommes tous tristes pour Ellie. Même si nous en avons marre de perdre des joueuses ça fait partie des aléas. Nous avons vécu une saison très noires en terme de blessures du début à la fin", a notamment expliqué Sonia Bompastor après la rencontre.

 

Le doublé pour l'OL ?

"On a une équipe formidable. Camille et Sonia ont participé à cette superbe aventure en tant que joueuses et en tant que staff. Le niveau de la Champions League est relevé. Les joueuses le méritent. On voit ce que le football peut apporter en émotions", expliquait le président Jean-Michel Aulas. Il est vrai que le président lyonnais n'a guère eu la chance d'être heureux avec l'équipe masculine …

Maintenant que l'objectif est atteint en Ligue des Champions, l'OL va pouvoir se concentrer et transformer l'essai en D1 Arkema. L'OL occupe actuellement la première place du classement avec 58 points, le PSG est deuxième avec 53 points. Mais les Lyonnaises se déplacent chez les Parisiennes la semaine prochaine, l'occasion pour le PSG de s'accrocher au wagon ou alors de laisser définitivement l'OL filer vers le titre. Les Lyonnaises sont d'ailleurs invaincues lors de leurs vingt rencontres de championnat (19 victoires, un nul). Elles sont également la meilleure attaque avec 74 buts inscrits. L'OL pourra donc réaliser un doublé historique. Du moins .. on leur souhaite !

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Ce samedi à 21h, l'OL va aborder son dernier match de la saison. Les Lyonnais n'iront pas très loin puisqu'ils se déplaceront dans la région, à Clermont. Un match sans réel enjeu puisque les Clermontois, seizièmes du classement, sont d'ores et déjà maintenus dans l'élite. De leur côté, les hommes de Peter Bosz se sont résignés, ils ne joueront pas la coupe d'Europe la saison prochaine. L'objectif principal pour les joueurs de l'OL sera sans doute de bien figurer pour préparer au mieux la saison prochaine. Ce match contre les hommes de Pascal Gastien pourrait d'ailleurs s'avérer être le dernier match avec l'OL pour nombre de joueurs dont Houssem Aouar, Karl Toko Ekambi ou même Lucas Paqueta.

Clermont, source de frustration

Le match aller, il se peut que la plupart des supporters de l'OL s'en souviennent. En effet, il s'agit plutôt d'un mauvais souvenir. Encore un … Nous étions fin août, l'OL sortait d'une cuisante humiliation sur la pelouse du SCO Angers. Après une défaite 3-0, les murs du vestiaire lyonnais avaient semble-t-il tremblé. Marcelo avait notamment été écarté du groupe professionnel. Maxwel Cornet, expulsé ce jour-là, était ensuite parti à Burnley. Les Lyonnais devaient se racheter. Quoi de mieux que de le faire chez soi, contre un adversaire somme toute à la portée des Gones ? Et le match démarre de la meilleure des manières pour l'OL. Après une faute dans la surface, Moussa Dembélé ouvre le score pour Lyon sur penalty dès la cinquième minute. Malheureusement, sept minutes plus tard, c'est Sinaly Diomandé qui marque contre son camp et offre l'égalisation aux Auvergnats. Heureusement, les Lyonnais repassent devant grâce à leur buteur maison Moussa Dembélé qui inscrit alors un doublé. Enfin ,juste avant la mi-temps, Lucas Paqueta marque le troisième but de l'OL. Une avance confortable.

Au retour des vestiaires, Lyon semble maîtriser son sujet. Doucement mais sûrement. Les hommes de Peter Bosz auraient pu corser l'addition mais ont du mal à se procurer de réelles occasions. Toujours le même souci, les Lyonnais ne cadrent pas (9 tirs cadrés sur 21 frappes). A dix minutes de la fin, l'international kosovar Elbasan Rashani réduit la marque à 3-2. Un frisson parcourt alors le stade. Comme une impression de déjà vu avec l'OL. A la 90e minute, la sanction tombe pour les Lyonnais, C'est encore Rashani qui vient tromper la défense lyonnaise et Anthony Lopes. Clermont égalise, le match est terminé. Frustrant pour l'OL.

Un match terne prévu ?

Depuis sa première rencontre avec l'OL, le Clermont Foot a alterné le bon et le moins bon. Les Clermontois ont notamment vécu de beaux moments en s'imposant face à Nice ou à Marseille mais également des instants plus compliqués notamment dans leur course au maintien. Mais, avec une seizième place à 36 points, les Auvergnats seront bien et bien en Ligue 1 cette saison. Une belle performance pour un promu qui a proposé du jeu. Le Clermont Foot n'est clairement pas à prendre à la légère. Lors de leur dernier match, les hommes de Pascal Gastien ont réussi à tenir tête à Strasbourg. Malheureusement ils ont dû s'incliner sur un but de Adrien Thomasson à la 28e minute. Mais les Auvergnats auraient clairement pu espérer mieux. Plusieurs joueurs seront notamment à surveiller pour la défense lyonnaise.

Abordons d'abord le cas de Mohamed Bayo. Même s'il a légèrement baissé en forme ces derniers temps, l'international guinéen est le fer de lance de son équipe. Auteur de 13 buts en 31 rencontres, le natif de Clermont réussit une première saison en Ligue 1 plus qu'aboutie. Après 77 matchs disputés avec son club formateur, Mohamed Bayo pourrait plier bagages dès cet été. Il pourrait d'ailleurs être un acteur important du mercato français. Monaco, Lille ou encore l'OL garderait notamment un œil sur lui !
Autre joueur offensif à surveiller pour l'OL, Lucas Da Cunha. Prêté par l'OGC Nice, l'ailier gauche pourrait créer des problèmes à l'OL par sa vivacité et sa technique. Les latéraux rhodaniens devront donc se mettre au niveau du numéro 10 de Clermont.

Côté lyonnais, les Gones ont rendu une copie plutôt convaincante face au FC Nantes d'Antoine Kombouaré. Les Lyonnais s'étaient imposés 3-2 grâce à Moussa Dembélé, Lucas Paqueta et Tetê. L'Olympique Lyonnais ne joue plus rien, Clermont non plus. Espérons assister à un match ouvert tout de même !

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