Brèves de Gones du 5 Août

Brèves de Gones du 5 Août

Ligue 1 : Bosz à l'épreuve de tous les dangers avec l'OL

Lefigaro.fr

Conforté par la direction lyonnaise en dépit de résultats historiquement faibles, l'entraîneur néerlandais n'aura plus longtemps le droit à l'erreur.

Peter Bosz à Lyon, acte II. Au sortir d'un exercice domestique raté dans les grandes largeurs (8e au classement), le technicien néerlandais entame sa deuxième campagne de Ligue 1 avec l'Olympique Lyonnais. Avec une pression à l'évidence décuplée. «On a l'ambition de faire une saison spéciale», se contentait de promettre le manager de 58 ans début juillet lors de la reprise de l'OL, dont il demeure donc l'entraîneur sur la ligne de départ ce vendredi contre Ajaccio (21h), en ouverture de la saison de Ligue 1.

Un maintien presque comme un miracle pour l'ancien coach de l'Ajax et de Leverkusen, déjà particulièrement menacé à mi-chemin de la saison dernière, lorsque son équipe végétait en deuxième moitié de tableau. «Normalement, j'aurais été viré par rapport aux résultats en étant 13e dans un club qui veut jouer la Ligue des champions», convenait Bosz, à la lucidité pourtant variable au cours d'une saison où son équipe aura (trop) souvent fait les choses à l'envers.

Seulement voilà, Jean-Michel Aulas a fait preuve d'une patience presque insoupçonnée à mesure que la saison, pourtant déjà agitée en coulisses (départ de Juninho en décembre), défilait. Après lui avoir exigé un redressement en décembre («Je nous laisse les deux mois de janvier et février pour revenir dans le championnat»), le patron de l'OL a adouci sa position début mars («Il n'est pas du tout en danger, quoi qu'il arrive») avant d'envisager la suite avec l'entraîneur batave, sous réserve de l'aval des futurs investisseurs, comme il le déclarait mi-mai, une fois la saison ratée définitivement actée : «La moindre des choses sera de leur faire confirmer la tendance, qui est de définir quels sont les critères de choix de l'entraîneur des années qui viennent. (…) Je pense que ce serait une erreur de changer.» Et John Textor, nouvel actionnaire majoritaire du club, a donc acquiescé.

Début de saison déjà décisif ?

Conforté malgré le plus faible total de points de l'OL au XXIe siècle (61 pts, hors saison 2019-2020 interrompue par le Covid-19), Bosz ne peut occulter une pression supplémentaire avec l'arrivée au capital de l'ambitieux américain qui rêve de contrarier la domination du PSG. «Cela ne met pas la pression, c'est un challenge, insistait l'intéressé à la rentrée. Je ne vois que les côtés positifs, la pression est là mais elle fait du bien, pour moi, aussi aux joueurs comme aux supporters.»

Ces derniers seront à l'évidence moins dociles avec une première contre-performance au Groupama Stadium ce vendredi, sans parler d'un éventuel mois d'août raté dans la lignée du dernier exercice. Sur les réseaux sociaux, la communauté lyonnaise évoque même un sans-faute (15 pts/15) quasi obligatoire au regard des cinq premiers rendez-vous de la saison (Ajaccio, Lorient, Troyes, Reims, Auxerre). «L'entraîneur se sait sur un siège éjectable en cas de mauvais résultats en août», avance à ce sujet L'Equipe dans son édition de samedi dernier.
Qu'importe, Bosz s'avance dans cette première saison de l'OL made in America avec un sourire confiant dont il ne se départit pas. Une confiance certainement à l'origine de celle de son président (Aulas conserve ses prérogatives pour au moins trois ans), avec qui il semble partager une vraie relation humaine, et dont la patience sonne comme anachronique au regard des chaises musicales permanentes du football actuel et du standing d'un club qui ne jouera pas l'Europe pour la troisième fois seulement depuis le début des années 2000 (élimination en barrages de Ligue Europa en 2014, fin de saison liée au Covid en 2020).

Apprivoiser le «retour à l'ADN OL»

À l’évidence, le juge de paix sera la Ligue 1 pour celui qui doit en partie son maintien… à sa campagne européenne l'an dernier. Eliminé en quarts de C3 par West Ham, l'entraîneur rhodanien avait longtemps entretenu l'espoir d'un grand bonheur façonné en milieu de semaine, où l'OL souvent brillé, comme boosté par un «ADN européen». L'ADN lyonnais, c'est précisément ce qui a rythmé l'intersaison du club. Les annonces de «JMA» ont été traduites par les grands retours des enfants du club Alexandre Lacazette (Arsenal, 31 ans) et Corentin Tolisso (Bayern, 28 ans), voulus pour encadrer la nouvelle génération des Gones (Caqueret, Lukeba, Gusto, Cherki).

Bosz, qui est là depuis une année seulement, s'est mis au diapason, prenant notamment la décision de confier le brassard de capitaine à Lacazette, avec lequel des divergences tactiques ont été prêtées avant d'être démenties. L'unité comme mot d'ordre. Et ce retour en grande pompe des valeurs et de l'amour du club va lui permettre d'orchestrer une équipe non pas seulement selon un système (le plus souvent en 4-3-3) mais selon une philosophie, inculquée dès les premières années au centre de formation. «Tactiquement, on a des nouveaux joueurs mais la philosophie reste la même : gagner avec un jeu attractif», promettait-il encore il y a un mois.

Les enseignements tirés du dernier match de préparation contre l'Inter Milan (2-2) laissent imaginer que son OL est sur la bonne voie, entre volonté à la perte du ballon et utilisation rapide et bien orchestrée. Mais les vérités de juillet ne trouvent pas toujours un prolongement au mois d'août, et Bosz pourrait bien finir par l'apprendre à ses dépens. Lyon ne pourra pas prendre le risque de regarder l'Europe à la télé une deuxième année d'affilée.

Ligue 1. OL – Ajaccio : le « Général » Lacazette doit réussir son come-back

Ouestfrance.fr

Revenu sur les bords du Rhône après cinq saisons à Arsenal, Alexandre Lacazette, qui incarne le retour de « l’ADN OL », est attendu à la fois sur et en dehors du terrain. Recruté pour occuper la pointe de l’attaque lyonnaise, l’international français doit retrouver du rythme et marquer à nouveau pour reconquérir son territoire. L’ancien Gunners sait qu’il ne peut pas décevoir pour son retour à Lyon, auquel cas son image de légende en pâtira.

Le pur gone rentre à la maison pour reconquérir son territoire et faire oublier ce passage à vide lyonnais de la saison dernière. Après cinq saisons à Arsenal, Alexandre Lacazette a décidé de revenir dans son club formateur au côté de Corentin Tolisso pour insuffler le retour de « l’ADN OL » voulu par les dirigeants lyonnais.

Un bilan mitigé à Arsenal

Parti en légende et guidé par les sirènes de la Premier League qu’il rêvait de découvrir, l’international français est conscient qu’il prend des risques en revenant sur ses terres. Son retour et celui de Corentin Tolisso ont donné beaucoup d’espoirs et de promesses aux supporters lyonnais, déçus du dernier exercice de l’OL, à l’origine de la deuxième saison sans coupe d’Europe depuis 25 ans. « Je suis là pour apporter ce que j’ai appris en Angleterre. J’espère partager mon expérience au reste de l’équipe. Je ne me prends pas la tête concernant les attentes car il y aura toujours des critiques », a estimé l’ancien joueur d’Arsenal, en conférence presse d’avant-match, mardi 2 août 2022.

Il faut toutefois se rendre à l’évidence. Alexandre Lacazette revient à Lyon à l’issue d’un bilan contrasté en Angleterre. Certes, le Français s’est forgé une belle réputation outre-Manche avec 206 matches disputés dont 71 buts et 36 passes décisives. De par sa mobilité, sa combativité et sa capacité à dézoner, l’ancien Gunners a conquis les supporters d’Arsenal mais son manque de réalisme devant le but lui a souvent été reproché. Au fil des saisons, le meilleur buteur et meilleur joueur de la saison 2014-2015 de Ligue 1 s’est montré moins influent dans le jeu et a progressivement été dirigé sur le banc à Arsenal.

Son image de légende peut en pâtir

Pour preuve, son dernier exercice reste plutôt mitigé avec 36 matches disputés pour seulement 6 buts marqués et 8 passes décisives délivrées. « J’ai moins cette obsession du but, je pense que oui je suis différent d’il y a cinq ans. Arsenal c’était l’an passé, c’est fini et je ne veux pas en parler. Je suis à Lyon », disait Lacazette. Après avoir remporté trois trophées à Arsenal (la FA Cup en 2020 et le Community Shield en 2017 et 2020), le natif de Lyon rentre au bercail pour faire profiter de son expérience anglaise et ramener son club formateur sur le devant de la scène.

Le « Général » Lacazette revient donc avec moins de certitudes que lors de son passage à l’OL où il avait compilé 129 buts et 43 passes décisives entre 2010 et 2017. Nommé capitaine pour cette saison, il doit confirmer les attentes placées en lui tant sur le terrain que dans le vestiaire. « C’est beaucoup de fierté d’avoir le brassard de capitaine. C’est différent d’Arsenal car je suis un enfant du club et que je commence la saison avec le brassard. J’ai un peu ce rôle de grand frère avec les jeunes », relate Lacazette.

Le défi est risqué pour le Gone qui met en danger son histoire avec l’OL. Adulé et considéré comme une légende du club par les supporters, le joueur de 31 ans n’a pas le droit à l’erreur au risque d’abîmer cette belle image dans son club de cœur. Les supporters devraient faire preuve de clémence avec l’attaquant lyonnais qui doit retrouver du rythme et marquer à nouveau pour prendre confiance le système de jeu de Peter Bosz. Mais une chose est sûre, il revient avec la ferme intention de (re)briller dans la capitale des Gaules, à commencer par ce vendredi, pour son retour au Groupama Stadium, face à l’AC Ajaccio lors de la première journée de Ligue 1.

OL : Les plans de Bosz bouleversés par un joueur épatant

Foot01.com

Le mercato de l'OL porte pour le moment ses fruits, et aller dénicher Johann Lepenant du côté du SM Caen a littéralement bluffé Sidney Govou. Et Peter Bosz ?

L’Olympique Lyonnais a comme à son habitude décidé de frapper vite et fort dans son mercato, pour passer ensuite la seconde couche avec les ajustements après les ventes et quelques semaines de compétition. Alexandre Lacazette et Corentin Tolisso sont revenus dans leur club formateur, pour deux signatures qui ont occupé tout l’espace médiatique ces dernières semaines. Mais l’OL s’est aussi assuré la venue de Johann Lepenant en provenance du SM Caen. Un jeune milieu de terrain défensif de Ligue 2, cela faisait longtemps que Lyon ne s’était plus penché sur la post-formation. Et pour le moment, absolument personne n’a à s’en plaindre. Profitant de l’absence de Maxence Caqueret, le natif de Granville a été très sollicité pendant la préparation, avec en point d’orgue son match très solide face à l’Inter Milan le week-end dernier. Il devrait débuter la saison comm titulaire, et c’est parfaitement mérité pour Sidney Govou.

Un problème de riche au milieu ?

Dans sa chronique pour Le Progrès, l’ancien attaquant de l’OL avoue que Lepenant a marqué de gros points, et qu’il pourrait semer le doute dans l’esprit de Peter Bosz s’il continue à ce niveau. Ce même si le milieu de terrain est perçu comme un remplaçant dans le 11 type pour le moment. « Il est impressionnant. Les gens n’en parlent pas, ça m’étonne. Tant mieux pour lui, ça lui permet d’évoluer dans un microcosme. Je l’ai connu à la finale de la Gambardella, j’avais entendu beaucoup de bien de lui. Quand on regarde au milieu de terrain, c’est lui qui a le plus joué lors des amicaux. Il est très bon. C’est pile poil le joueur qu’il fallait à Lyon, la valeur sûre qui lui manquait. On ne part ni avec une star ni avec un joueur qui doit encore apprendre… C’est lui qui va débuter la saison. De là à ce qu’il chamboule la hiérarchie et devienne un titulaire indiscutable ? Quand Maxence (Caqueret) et Coco (Tolisso) vont revenir, est-ce qu’il va autant jouer, je ne sais pas, mais on risque d’être épaté par ce joueur », a livré Sidney Govou, qui sait toutefois que le temps de jeu va être limité cette saison à l’OL, faute de Coupe d’Europe.

OL: le nombre d'abonnements repart à la hausse

Leprogrès.fr

Alors que l'OL pourrait enregistrer une sacrée affluence pour un mois d'août, lors de la reprise de la L1 contre Ajaccio, la campagne d'abonnements a été fructueuse, avec un nombre d'encartés en hausse.

Il va y avoir du bruit ce vendredi à Décines pour la reprise de la Ligue 1, entre l'OL et l'AC Ajaccio : selon les dernières estimations des équipes du Groupama Stadium, entre 47 000 et 49 000 spectateurs vont converger pour cette 1re journée, ce qui pourrait permettre de se rapprocher de la 3e plus belle affluence enregistrée pour un match au mois d'août.

Le signe d'une réelle attente et d'un espoir chez les supporters, comme affirmé par Peter Bosz mercredi dans son point presse ? Le nombre d'abonnés semble le confirmer : alors que l'OL en comptait 19 200 en 2021-2022 au terme de la campagne estivale, la barre des 20 000 est proche d'être dépassée ce vendredi et le sera sans aucun doute au terme des 15 jours restants pour prendre sa carte.

Ce nombre se rapproche des niveaux enregistrés avant le covid et l'instauration des huis clos ou des jauges, même s'il est encore loin de la saison 2019-2020, celle du retour de Juninho : la barre des 23 000 avait été presque franchie.

Mercato Lyon : un troisième prétendant pour Aouar

Maxifoot.fr

Annoncé sur le départ, à un an de la fin de son contrat avec l'Olympique Lyonnais, le milieu de terrain Houssem Aouar (24 ans, 45 matchs et 8 buts toutes compétitions pour la saison 2021-2022) est ciblé depuis plusieurs semaines par le Betis. Plus récemment, Leicester est aussi entré dans la course et aimerait doubler le club espagnol. Mais, selon Foot Mercato, un troisième prétendant est désormais sur les rangs : Nottingham Forest, club promu en Premier League.

Dans ce dossier, l'OL n'est pas fermé à un départ de son joueur mais réclame entre 15 et 20 millions d'euros pour le laisser partir.

La Turquie sauve l’OL au mercato, épisode 2

Foot01.com

Après avoir recruté Léo Dubois, Galatasaray aimerait de nouveau piocher à l’OL en recrutant Tino Kadewere.

Invité à quitter l'Olympique Lyonnais lors de ce mercato estival, Tino Kadewere figure dans le groupe rhodanien pour la réception de l’AC Ajaccio ce vendredi dans le cadre de la première journée de Ligue 1. Profitant de la blessure de Moussa Dembélé, l’international zimbabwéen est même susceptible d’entrer en jeu. Cela ne change rien aux plans de l’OL durant ce mercato estival en ce qui concerne l’ex-attaquant du Havre. Et pour cause, Jean-Michel Aulas et Vincent Ponsot souhaitent toujours trouver une porte de sortie à Tino Kadewere afin de dégraisser l’effectif à la disposition de Peter Bosz. Ces dernières semaines, le nom de l’ancien Havrais a circulé à Strasbourg mais pour l’heure, le Racing n’a toujours pas vendu Ludovic Ajorque et par conséquent, n’a pas bougé pour recruter le joueur de 26 ans. C’est donc en Turquie que l’attaquant de Lyon pourrait rebondir.

Kadewere avec Dubois à Galatasaray ?

A en croire les informations relayées par le média turc Fotomac, Galatasaray est bel et bien intéressé par le profil de Tino Kadewere lors de ce mercato estival. Recruté par l’OL pour la coquette somme de 12 millions d’euros il y a deux, celui qui était meilleur buteur de Ligue 2 à l’époque ne sera pas bradé par l’Olympique Lyonnais, qui ne veut pas entendre parler d’un prêt. Reste maintenant à savoir quel prix a été fixé par Jean-Michel Aulas et par le board de l’OL pour l'attaquant, auteur d’un petit but seulement en Ligue 1 la saison dernière. Il y a quelques jours, la presse espagnole dévoilait que le Real Valladolid était également intéressé par Tino Kadewere, mais que le prix fixé par l’Olympique Lyonnais était trop onéreux pour les finances du club espagnol. Une preuve supplémentaire qu’à priori, le joueur ne partira pas pour moins de 10 millions d’euros cet été. Il s’agit maintenant de savoir si Galatasaray a cette somme en banque ou non…

Jérémy

Jérémy - @Breizhgone56

Occupé à plein temps par l'OL, bien que ce soit pas toujours un cadeau, il s'en contente.