L'Actu du Lundi 20 Juin

L'Actu du Lundi 20 Juin

Vente de l'OL imminente : conseil d'administration avancé, Textor en pole

Lequipe.fr

Prévu mardi, le CA d'OL Groupe a été avancé à lundi pour finaliser le dossier de rachat par un investisseur américain. John Textor est le favori puisque Foster Gillett, le choix numéro un de Jean-Michel Aulas, n'a toujours pas déposé les garanties nécessaires.
Le changement de patron à l'OL se précise et devrait être entériné ce lundi soir. Prévu initialement ce mardi à 17 heures, le conseil d'administration d'OL Groupe vient d'être avancé de 24 heures et aura donc lieu lundi après-midi. À la demande de la société, le titre a été suspendu ce matin sur un cours de 3,07 euros, dans l'attente d'un nouvel avis. La vente d'une grosse part des actions du club lyonnais se décidera donc aujourd'hui.

Pour rappel, les deux actionnaires Pathé (19,38 %) et IDG (19,85 %) avaient conjointement annoncé début mars mettre leurs parts en vente, et avaient missionné la banque Raine afin de trouver des repreneurs. Jean-Michel Aulas, qui détient la part la plus importante du tour de table (27,72 %), s'était également mis au travail afin de trouver un nouvel actionnaire susceptible de faire changer l'OL de dimension économique, tout en restant lui-même dans le jeu en négociant une gouvernance de plusieurs années.

Il s'était ainsi mis d'accord avec l'Américain Foster Gillett au début du mois : les deux hommes avaient passé plusieurs jours ensemble en France et étaient tombés d'accord autour d'une enveloppe globale de près de 600M€ qui comprenait le rachat d'une partie des parts de JMA, en plus de celles de Pathé et IDG, mais aussi une augmentation de capital proche des 100M€, comme l'avait révélé L'Equipe le 8 juin.

Ce projet étant validé, Gillett avait jusqu'à jeudi dernier (le 16) pour apporter les garanties bancaires nécessaires à son offre. Il n'y est pas parvenu, mais le CA lui avait alors accordé un délai supplémentaire, jusqu'à ce lundi 20 juin, pour le faire. C'était un dernier ultimatum pour Pathé, représenté par Thomas Riboud-Seydoux, qui souhaite vendre vite.

Augmentation immédiate de capital de 90M€

Entre-temps, JMA a assuré ses arrières : le président de l'OL a négocié ce week-end une gouvernance avec John Textor, le candidat poussé par Pathé depuis plusieurs semaines, le seul à avoir déposé les garanties nécessaires à ce jour. Il l'a obtenu sur plusieurs années. Textor n'avait jusque-là jamais fait l'unanimité, car son offre était moins importante que celle de Gillett, et parce qu'il existe également des interrogations autour de sa volonté parallèle d'investir de manière conséquente dans le FC Porto, un club de la même catégorie que l'OL. Mais il est le seul, pour l'instant, à apporter des garanties concrètes. Les Italo-Californiens d'Iconic Sports étaient également sur le coup, mais leur offre est restée très inférieure à celles des deux autres.

La fumée blanche devrait donc sortir ce lundi soir du CA d'OL Groupe. Et, à moins que Gillett n'ait fourni entre-temps les garanties qui lui étaient demandées, c'est John Textor qui devrait entrer en négociation exclusive pour devenir le nouveau patron du club lyonnais. L'offre de l'Américain est légèrement inférieure, mais il apporte des garanties et il respecte surtout le cahier des charges imposé par JMA à tous les candidats, à savoir procéder à une augmentation de capital immédiate d'environ 90M€. L'OL est sur le point de changer d'ère.

Foot : en plein processus de vente, l'OL Groupe suspend sa cotation en Bourse

Lefigaro.fr

L'OL Groupe, le titre coté à la Bourse de Paris représentant l'Olympique lyonnais, a demandé la suspension de sa cotation lundi en pleine discussion pour l'arrivée au capital du club de nouveaux investisseurs. L'opérateur de la Bourse de Paris Euronext a suspendu le cours «à la demande de la société, dans l'attente de la publication d'un communiqué de presse», selon un avis publié lundi.

Au début du mois, le président historique du club, Jean-Michel Aulas, avait annoncé son intention d'avoir «conclu le sujet» de l'arrivée de nouveaux investisseurs d'ici au «23 juin». Selon des informations de L'Equipe et de RMC Sport, l'homme d'affaires américain Foster Gillett serait candidat au rachat des parts du groupe Pathé et du fonds d'investissement chinois IDG, représentant au total près de 40% des actions du groupe.

Si un investisseur rachetait seul toutes ces actions, il prendrait le contrôle de l'OL. Jean-Michel Aulas, président depuis juin 1987, reste aujourd'hui l'actionnaire majoritaire via sa holding familiale Holnest qui détient 27,72% du capital et a déjà annoncé sa volonté de rester aux commandes du club après l'opération.

OL Groupe a été lancé en Bourse en 2007, au prix de 24 euros par action. Mais le titre n'a pas remporté de succès sur les marchés financiers. Avant la suspension, une action valait 3,07 euros, en hausse de plus de 50% depuis le 1er janvier, dopée par le processus de vente.

OL: Botafogo, Molenbeek... les méthodes et les résultats de John Textor, le nouvel actionnaire de Lyon

Rmcsport.bfmtv.com

Comme indiqué par RMC Sport, John Textor va rachter les actions de Pathé et d'IDG mises sur le marché en mars dernier. L’homme d’affaires américain, déjà propriétaire de Botafogo et du RWD Molenbeek, fait énormément travailler son réseau pour arriver à ses fins.

Cette fois-ci, c’est la bonne. Après de nombreuses discussions, John Textor va racheter les actions de Pathé et d’IDG, mises sur le marché en mars dernier. L’homme d’affaires américain, qui s’est révélé grâce au développement de fuboTV (une société de streaming centrée sur le sport et cotée à la bourse de New York), découvre donc un nouveau club. Mais à la différence de Botafogo et du RWD Molenbeek, clubs dont il est propriétaire, il sera simplement actionnaire 'actif' de l’OL.

En parallèle, il détient également 40% des parts de Crystal Palace depuis août 2021 (les Eagles ont terminé 12e de Premier League cette saison, ndlr). Un large catalogue qui s’inscrit dans sa méthode: créer un réseau de clubs. Pour se faire, il assiste en moyenne à 250 matchs par an et étudie les équipes afin d’avoir une idée précise de ce qu’il veut mettre en place dans chacune de ses formations.
Dès son arrivée en janvier dernier, John Textor a principalement travaillé avec ses clubs brésilien et belge. À Botafogo, le futur actionnaire lyonnais n’a pas hésité à limoger l’entraîneur Enderson Moreira dès son arrivée et ce, malgré le titre de Serie B remporté la saison précédente. Un choix contesté par les fervents suiveurs du club brésilien.

La “Botafogo Way”

Ce dernier n'était pas compatible à la “Botafogo Way” (Le style Botafogo) que Textor veut mettre en place d’ici trois à cinq ans, comme il l’expliquait dans les colonnes de Globo en février. "Je veux que les gens nous voient jouer du centre de formation à l’équipe professionnelle et reconnaissent ce que nous essayons de faire", a-t-il confié, en détaillant quelques indices sur cette fameuse méthode: des défenseurs habiles avec du sang-froid, qui savent dominer le ballon et distribuer le jeu, même sous pression ; de la vitesse dans toutes les positions, notamment sur les côtés et une équipe capable de garder le ballon, surtout face au pressing adverse.

Pour arriver à trouver des joueurs correspondants aux critères, John Textor, qui ne parle pas un mot de portugais, veut établir une relation privilégiée entre le Brésil et le Portugal, le pays européen étant "un pont", "une étape intellectuelle" pour les joueurs brésiliens. "Il y a une plus grande connexion entre le Portugal et le Brésil. Un désir du peuple portugais à regarder et essayer de comprendre le jeu brésilien, les joueurs du Brésil", explique Textor. Pour sa première saison en tant que propriétaire de Botafogo, le club occupe pour l’instant la 7e place (sur 20) en Serie A.

Un lien Crystal Palace-Molenbeek à renforcer

Inspiré par le jeu du Bayern Munich, John Textor utilise cette fameuse méthode du "pont" avec Molenbeek, pensionnaire de la D2 belge, situé dans un quartier défavorisé de la capitale. Afin de faire rayonner l’équipe belge, l’homme d’affaires américain voudrait créer une passerelle avec Crystal Palace, club dont il détient 40% des parts, en envoyant en prêt de jeunes pépites des Eagles à Molenbeek. Pourtant, cette voie est encore en rodage, étant donné que le club belge n'affronte pas encore l’élite du pays (Anderlecht, Club Bruges, Union Saint-Gilloise…)

L'arrivée de John Textor a pourtant redonné le sourire à Thierry Dailly. "L'état d'esprit de tout le monde au club et des supporters a changé depuis que John est arrivé à Molenbeek en janvier, expliquait le président de Molenbeek à The Athletic en avril. Quand il est arrivé, personne ne pensait qu'à la fin de la saison, nous serions en play-offs. Nous pensions simplement que nous ne serions pas relégués. Il a aidé l'état d'esprit des joueurs, et a donné à chacun plus de conviction. John est venu se présenter et expliquer son projet. Il leur a assuré qu'il avait un vrai projet. Ce n'était pas un projet pour les deux prochaines années." À la lutte pour la montée en Jupiler Pro League pour sa deuxième année en D2, Molenbeek s’est incliné en barrages face à Seraing (0-1, 0-0), après avoir terminé deuxième de la saison derrière Westerlo.

À l'action dès cet été à l'OL

Que ce soit à Botafogo ou Molenbeek, John Textor utilise donc son réseau dans le sport pour faire avancer ses différents projets. Il y a quelques jours, des représentants du club belge se sont rendus sur les installations de Botafogo pour échanger. "Je pense que Botafogo et Molenbeek sont très similaires en termes de supporters, ce sont deux clubs très populaires dans leur pays et cela peut être très intéressant de partager ces expériences, de travailler ensemble. Par exemple, nous pouvons emmener des fans de Botafogo à Bruxelles, pour créer cette famille", a expliqué Julien Gorius, directeur sportif du RWD Molenbeek, dans les médias du club.

OL : Koné, quel bilan de son prêt ?

Score.fr

Débarqué dans le Rhône en provenance du LOSC à l’été 2019 pour un montant de 9 millions d’euros, Youssouf Koné n’a finalement jamais convaincu les dirigeants lyonnais. Prêté à plusieurs reprises par le club rhodanien, cette fois-ci, un départ semble inévitable.
3 août 2021. L’OL annonce à nouveau le départ de son latéral gauche en prêt pour la troisième fois consécutive. Passé par Elche de septembre 2020 à janvier 2021, puis par la Turquie et le club de Hatayspor de février à juin 2021, le latéral gauche de 26 ans s’est, une nouvelle fois envolé en provenance de l’ESTAC en Ligue 1 l'été dernier.

Bilan : le joueur a retrouvé un peu de temps de jeu. Cette saison, Koné a disputé 21 rencontres de championnat, dont 11 en tant que titulaire et a délivré une passe décisive.

Quel avenir pour Koné ?

Interrogé en conférence de presse sur son avenir, le joueur est clair. Il souhaite rester à l’ESTAC. « C’est mon souhait, j’ai beaucoup d’estime pour ce club. Mais c’est le destin qui décidera, on verra », a-t-il déclaré en conférence de presse, des propos rapportés par le quotidien L'Est Eclair.
Avec le départ d’Emerson, le club rhodanien est quant à lui à la recherche d’un défenseur gauche. Seulement voilà. Le joueur ne rentrerait pas dans les plans de Peter Bosz. L’OL et le joueur sont donc plus proches que jamais d’un divorce. Sous contrat jusqu’en 2024, le défenseur gauche pourrait donc quitter le Rhône cet été. Sa valeur est estimée à 2 millions d’euros par TransferMarkt.

Reste à savoir si l’ESTAC souhaiterait le conserver. Auquel cas, le joueur devrait à nouveau bouger cet été.

Jérémy

Jérémy - @Breizhgone56

Occupé à plein temps par l'OL, bien que ce soit pas toujours un cadeau, il s'en contente.