L'actu du Mardi 23 Novembre

L'actu du Mardi 23 Novembre

Voir aussi... L'actu du Lundi 22 Novembre // GonebackTV : L'Olympico de la honte, avec JM Chanelet

Six mois de prison avec sursis et cinq ans d'interdiction de stade pour le lanceur de bouteille

RMC.fr

Le supporter lyonnais interpellé dimanche soir au Groupama Stadium pour avoir jeté une bouteille sur Dimitri Payet lors d’OL-OM a comparu ce mardi devant le tribunal correctionnel de Lyon. L’individu de 32 ans, qui a changé plusieurs fois de version, a fini par présenter ses excuses au joueur marseillais et au club rhodanien. Il a tout de même été condamné à six mois de prison avec sursis et cinq ans d'interdiction de stade.

Une carrure un peu ronde, un maillot du Bayern Munich sur le dos, et un air triste, un malaise évident au moment de répondre aux questions. Deux jours après l’arrêt prématuré du match OL-OM au Groupama Stadium, l’individu interpellé pour avoir lancé une bouteille d’eau sur la tête de Dimitri Payet a comparu ce mardi devant le tribunal correctionnel de Lyon. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis probatoire (de deux ans) et cinq ans d'interdiction de stade, après que la procureure a requis à son encontre six mois de prison ferme et cinq ans d’IDS.

Le supporter devra par ailleurs verser un euro symbolique à Dimitri Payet, un euro à l'OM et un euro à la LFP au titre des préjudices causés. "Il faut que vous justifiez de travailler et de payer les parties civiles, a expliqué la présidente. Sinon, vous irez en prison."

Le prévenu, qui a d'abord donné plusieurs versions pour justifier son acte, et tenté de le minimiser, avait pourtant fait son mea culpa. "Je veux m’excuser auprès de Dimitri Payet, de l’OL, a-t-il déclaré. Cela fait 20 ans que je vais voir des matchs. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans ma tête."

Un dérapage "dans la folie du moment", pour "mettre la pression" à Payet

Wilfried S., père de famille de 32 ans à l’adolescence difficile, qui vit actuellement chez sa mère et a déjà été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour escroquerie, s’est présenté comme un fidèle de longue date de l’Olympique Lyonnais, toutefois non abonné et non affilié à un groupe.

Lors de sa première audition en garde à vue, le prévenu a déclaré avoir reçu de la bière en tribune et avoir voulu renvoyer la bouteille d’eau – qu’il dit avoir ramassée au sol – au lanceur de bière. Problème : une vidéo le montre clairement en train de viser le terrain. Confronté aux images lors de sa deuxième audition, il a reconnu avoir jeté la bouteille "dans la direction de Payet" sans toutefois le cibler, pour lui "mettre la pression" dans "l’euphorie du truc". S’il a assuré n’avoir pas voulu se cacher, les images le montrent également en train de mettre sa capuche avant le jet de bouteille. Puis en train d’être félicité par un camarade après.

Visiblement très gêné pendant la diffusion de la vidéo de l’incident au tribunal, l’individu a ensuite plaidé la "folie du moment" devant la présidente, et assuré encore n’avoir pas "voulu viser" Dimitri Payet. "Je regrette vraiment mon geste déplacé. Je ne savais pas qu'il avait reçu quelque chose dans un autre match (contre Nice, ndlr), a-t-il par ailleurs expliqué. Je ne savais pas."

"Il faut protéger les acteurs", exige l'avocat de la LFP

Si Wilfried S. a présenté des excuses au capitaine de l’OM, qui n’était pas présent au tribunal, ainsi qu’à des supporters de l’OL qui se sont constitués parties civiles après avoir vu leur soirée de dimanche gâchée, cela n’a pas franchement amadoué l’avocat de Dimitri Payet. "C'est un geste dramatique, a pointé le conseil du meneur de jeu marseillais. J'espère que vous allez réfléchir à votre acte, vous avez visé un individu gratuitement... Le préjudice moral de Dimitri Payet existe. Il a désormais une crainte. C'est scandaleux."

Le Réunionnais a demandé un euro symbolique pour le préjudice subi, comme l’OM et la LFP, eux aussi parties civiles dans ce dossier. "Cette affaire du jour débute en fait à Montpellier, en août, avec une pile envoyée sur le terrain", a déploré l’avocat de la Ligue, listant tous les incidents dans les stades français depuis le début de la saison. "Ce n'est pas le procès du supporterisme mais de la violence. Il y a ce sentiment d'impunité de pouvoir jeter une bouteille, et de se dire que ce ne sera pas si grave, a-t-il poursuivi. Il n'est pas parti (lui-même du stade), parce qu'il pensait que le match allait continuer. (...) Il l'a dit en garde à vue: je voulais mettre la pression. On en est à ce niveau-là. C'est réussi : Dimitri Payet a dit qu'il a peur d'aller tirer un corner. Il (le lanceur) est au milieu de 5.000 personnes dans son bloc, face à un joueur vulnérable, concentré sur son geste. C'est un demi-kilo qui lui arrive sur la tête. Cela peut tuer. Ce n'est pas aller trop loin que de dire cela. (...) Il faut protéger les acteurs. Si on continue, un acteur sera, à terme, dans un état grave sur un autre incident."

La procureure, lors des réquisitions, a pour sa part défini le geste comme "un acte de violence intentionnelle". "Vous entrerez en voie de condamnation, a-t-elle prévenu avant le jugement. Les faits sont particulièrement graves. (...) Le risque zéro n'existe pas mais la tolérance zéro s'impose. Stop à la violence. Les conséquences sont graves pour le joueur, pour tous les acteurs, et pour l'image du sport."

L'avocat du prévenu "satisfait" de le voir échapper à de la prison ferme

"Je reste intimement persuadé que ce n’était pas son souhait de blesser Dimitri Payet qu’il ne connaissait pas, a réagi à la sortie du tribunal Me Metaxas, l'avocat du supporter. Ce n’était pas non plus son souhait de causer l’interruption du match. Cela a été entendu. Il s’en veut, clairement. S’il pouvait à lui seul indemniser tout le monde, il le ferait, mais il n'en a pas la capacité. Mais c’est un homme soulagé, qui va pouvoir retrouver une vie normale après tout ce chaos judiciaire et médiatique. Je crois qu’il aspire maintenant à beaucoup plus de sérénité. Encore une fois il présente ses excuses à tout le monde : aux clubs, aux supporters, et bien évidemment à titre personnel à Dimitri Payet. C’est une décision qui me satisfait. Du moment où une personne ressort libre du tribunal alors que de la prison ferme avait été demandée, je suis satisfait. La peine requise était incompréhensible, disproportionnée."

Quant aux cinq ans d'interdiction de stade, le conseil a évoqué une sanction "légitime". "Il a eu un comportement antisportif, qu’il faut bannir des stades, a-t-il poursuivi. Il le savait, il l’accepte. Il a fait 20 ans de stade, il attendra cinq ans pour retourner au Groupama Stadium. Quand on fait quelque chose de grave dans un stade, on n’y a plus sa place."

 


 

Tony Chapron révèle des pressions sur Ruddy Buquet

90min.com

Dans le Late Football Club, sur Canal+, l'ancien arbitre a dénoncé des pressions sur l'arbitre de OL - OM pour reprendre le match.

Les incidents survenus lors de la rencontre entre l'Olympique Lyonnais et l'Olympique de Marseille, ce dimanche, n'ont décidément pas fini de faire parler.

Et alors que tout le monde se renvoie la balle concernant les responsabilités de chacun, Tony Chapron, ancien arbitre de Ligue 1 et aujourd'hui consultant sur Canal+, est revenu sur cette triste soirée avec des révélations faites dans l'émission du Late Football Club.

"C'est toujours la faute de l'arbitre"

Alors que l'arbitre de la rencontre, Ruddy Buquet, a pris la décision finale de ne pas reprendre le match suite à un jet de projectile sur Dimitri Payet, l'officiel aurait fait l'objet de pressions, de la part de la préfecture notamment.

"Quand il rentre aux vestiaires, dans sa tête c’est clair, le match ne reprendra pas. Avec cette réunion avec les autorités et le Préfet, des pressions sont faites sur lui. Il n’y en a pas un qui prend ses responsabilités, et c’est toujours la faute de l’arbitre. Pour lui, c’était terminé, le capitaine de l’équipe adverse n’est pas protégé, et ne peut pas continuer le match. Lors de la réunion, ils disent à l’arbitre qu’il sera responsable si 55.000 spectateurs sortent et que ça se passe mal. On dit que la sécurité de tout le monde est responsable de la décision. Ruddy Buquet se retrouve dans la situation impossible, et personne n’a assumé la responsabilité. Il n’a jamais dit que le match allait reprendre, pour lui il fallait l’arrêter sportivement, et il a été le premier à découvrir l’annonce du speaker."

 


 

Le lanceur de bouteille est « abattu »

Foot01.com

Rapidement identifié et interpellé, l’homme qui a lancé la bouteille d’eau sur Dimitri Payet passe en comparution immédiate ce mardi après-midi.

Avant son passage au tribunal, son avocat a pris la parole pour plaider sa cause. Ce supporter de 32 ans, qui ne fait partie d’aucun groupe particulier à l’OL, est un régulier du Groupama Stadium et avant cela de Gerland, où il venait à la plupart des rencontres depuis 20 ans, et n’a jusqu’à présent jamais été épinglé pour le moindre acte dangereux dans les tribunes. Le supporter domicile à Vaulx-en-Velin a été immédiatement placé en garde à vue quelques minutes après son geste, grâce aux caméras de surveillance qui ont pu filmer son geste. Une enquête a été ouverte pour violence avec arme par destination, et l’homme en question ne possède pas un casier judiciaire vierge, puisqu’une condamnation pour recel a été prononcée à son encontre il y a plus de 10 ans, dévoile Le Progrès.

L’avocat accuse l’OL de négligence

Son avocat a donc décidé de prendre la parole médiatiquement pour essayer de calmer la tempête qui s’abattait sur son client. « Il reconnaît les faits. Quand il a vu que ça partait dans tous les sens, il a pris une bouteille d’eau. Entre la lancer en direction du joueur et l’atteindre, il y a une nuance. Il s’en veut », a tempéré l’avocat, qui est, très rapidement après l’aveu des faits, décidé de passer à l’action. Pour lui, son client est victime d’un lynchage disproportionné. « Il faut apaiser la tension, je regrette ce battage médiatique exagéré. Il regrette profondément, pour tout le monde. Le club, le joueur, le public, lui. C’est un gars abattu », a lancé son avocat, qui a ensuite rejeté une bonne partie de la faute sur l’OL, pour le manque de filets de protection et le fait que des bouteilles d’eau aient été vendues dans le stade. Le fabricant des bouteilles d’eau n’a pour le moment pas été accusé par l’avocat du supporter en question…

 


 

L'avocat du supporter lyonnais "satisfait" du jugement rendu

RMC.fr

Le supporter lyonnais qui a lancé dimanche soir une bouteille d'eau sur la tête de Dimitri Payet lors d'OL-OM a été condamné ce mardi à six mois de prison avec sursis et cinq ans d'interdiction de stade. Alors que du ferme avait été requis, son avocat s'est montré soulagé à la sortie du tribunal.

Wilfried S. ne dormira pas en cellule ce mardi soir. Deux jours après l'arrêt prématuré du match OL-OM au Groupama Stadium, le supporter lyonnais qui a jeté une bouteille d'eau sur la tête de Dimitri Payet a été condamné à six mois de prison avec sursis et cinq ans d'interdiction de stade, par le tribunal correctionnel de Lyon. Une peine juste, selon son avocat.

"Je reste intimement persuadé que ce n’était pas son souhait de blesser Dimitri Payet qu’il ne connaissait pas, a réagi Me David Metaxas à la sortie du tribunal. Ce n’était pas non plus son souhait de causer l’interruption du match. Cela a été entendu. Il s’en veut, clairement. S’il pouvait à lui seul indemniser tout le monde, il le ferait. Bien évidemment il n’en a pas la capacité. Mais c’est un homme soulagé, qui va pouvoir retrouver une vie normale après tout ce chaos judiciaire et médiatique. Je crois qu’il aspire maintenant à beaucoup plus de sérénité. Encore une fois il présente ses excuses à tout le monde : aux clubs, aux supporters, et bien évidemment à titre principal à Dimitri Payet. Il regrette son geste."

L'interdiction de stade? "Quand on fait quelque chose de grave dans un stade, on n’y a plus sa place"

Alors que la procureure avait requis six mois de prison ferme (et également cinq ans d'IDS), l'avocat s'est dit soulagé que le tribunal se soit montré plus clément. "C’est une décision qui me satisfait, a-t-il poursuivi. Du moment où une personne ressort libre du tribunal alors que de la prison ferme avait été demandée, je suis satisfait. La peine requise était incompréhensible, disproportionnée. On a voulu faire un exemple, mais l’exemplarité n’est jamais une bonne chose. J’ai considéré que la justice était un peu en mission commandée. Heureusement les magistrats du siège sont souverains, indépendants, et ils viennent de le prouver."

Quant à l'interdiction de stade, Me Metaxas la considère "absolument légitime". "Il (son client) a eu un comportement antisportif, qu’il faut bannir des stades, estime-t-il. Il le savait, il l’accepte. Il a fait 20 ans de stade, il attendra cinq ans pour retourner au Groupama Stadium. Il sait aussi qu’il a fait du tort à tout le monde et que pendant un temps il n’aura plus sa place dans les stades. C’est aussi le message du jour : quand on fait quelque chose de grave dans un stade, on n’y a plus sa place."

 

 


 

Le message de Lyon aux supporters lésés par l'interruption du match

RMC.fr

L'OL s'est rapproché des supporters, présents au Groupama Stadium dimanche, pour annoncer des mesures commerciales à venir, une fois que la sort de la rencontre OL-OM, interrompue, sera fixé.

Passé le temps de la polémique, l’OL s’adresse aux supporters. L’Olympique Lyonnais a envoyé un message aux détenteurs de billets pour OL-OM, présents au Groupama Stadium dimanche soir, et qui peuvent légitimement s’estimer lésés après le scénario d’une rencontre qui n’aura duré que quatre minutes avant d’être interrompue définitivement deux heures plus tard. Le sort du match sera statué le 8 décembre prochain par la commission de discipline.

Payet touché à la tête par un projectile

"Une fois cette décision connue, nous vous communiquerons les suites qui seront données et vous informerons des dispositifs mis en place au niveau commercial concernant votre billet", écrit le club. L’OL pourrait procéder à un remboursement intégral du billet, ou imaginer qu’il reste valable pour une autre rencontre.

Le Marseillais Dimitri Payet a été touché dimanche soir au visage par une bouteille lancée par un supporter de l'OL, entraînant l'arrêt du match après un imbroglio entre dirigeants des deux clubs, l'arbitre, la Ligue de football professionnel (LFP) et la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Dans sa plainte recueillie par les policiers au centre d'entraînement de l'OM, Dimitri Payet aurait confié avoir "peur d'effectuer des corners lorsqu'(il) joue à l'extérieur". Pour éviter qu'un tel incident se reproduise, un groupe de travail s'est constitué autour du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin ce mardi matin.

Des pistes à creuser et un plan en quatre axes

"Nous avons convenu de travailler ensemble sur quatre sujets", a expliqué Gérald Darmanin qui a reçu à Beauvau les dirigeants du foot français, des présidents de clubs ainsi que les ministres de la Justice, Eric Dupond-Moretti, et des Sports, Roxana Maracineanu.

Alors que les pouvoirs publics se penchent de nouveau sur un problème sur lequel ils butent depuis des années, Gérald Darmanin propose de travailler dans quatre directions.  Il s'agit d'abord des interdictions de stade pour les supporters fautifs, et de "la question de la sécurisation elle-même des stades", a-t-il détaillé.

Le ministre a ensuite évoqué comme chantier "la question de la sécurité privée" dans les stades: certains stadiers pourraient être mieux formés et le contrôle de l'accès au stade renforcé. "Enfin, la question sans doute la plus importante dimanche, le processus de décision de qui arrête un match" avec les rôles respectifs de l'arbitre, "essentiel" selon le ministre, et du préfet, "puisqu'il y a une question d'ordre public", a-t-il ajouté.

 


 

Vidéo : l'entrainement du jour

OL

 


 

Thomas Léonard au sifflet pour Montpellier - OL

Ligue 1 via Twitter

 


 

Payet en rajoute, Govou en colère

Foot01.com

Le match entre l'OL et l'OM a été définitivement interrompu après 4 minutes et la bouteille d'eau reçue par Dimitri Payet. Pour Sidney Govou, on ne touche pas aux joueurs !

Depuis le début de la saison, et le retour du public dans les stades, les incidents se multiplient. Les joueurs se retrouvent bien trop souvent victimes de projectiles, et si quelques cas ont défrayé la chronique, de nombreuses agressions comme celle qu’a subie Dimitri Payet à Lyon ce dimanche ont souvent été évitées de quelques centimètres. Ce fut le cas d’une bouteille d’eau similaire jetée sur Lionel Messi lors d’OM-PSG, et filmée en direct depuis les tribunes. Le projectile était alors passé à ras de la tête de l’Argentin. Mais Dimitri Payet semble désormais une cible privilégiée, et c’est intolérable pour Sidney Govou, qui s’égosille à défendre le numéro 10 de l’OM. Surtout que l’ancien ailier de l’OL a du trainer récemment sur les réseaux sociaux, entendant certains assurer que Dimitri Payet en rajoutait beaucoup et qu’une bouteille d’eau de 33 centilitres ne peut pas provoquer un tel traumatisme. Une hérésie pour la légende de l’OL, qui rêve de voir l’impunité des supporters, qui se permettent d’insulter Payet lors de son retour aux vestiaires après le projectile reçu, se terminer enfin.

Bientôt la boule de pétanque ?

« Il est temps que tout le monde prenne ses responsabilités : joueurs, présidents, Ligue, État, arbitres… Ils doivent se réunir et arriver enfin à des sanctions simples et efficaces. Si l’arbitre est victime d’une incivilité, le match est arrêté, mais ce n’est pas clair pour les joueurs. Ces derniers doivent s’exprimer pour faire part de leur ressenti. À Lyon, un imbécile a jeté une bouteille d’eau. J’entends de-ci de-là que ça ne fait pas mal. Je ne suis pas d’accord du tout : une bouteille lancée de 10 ou 20 m, ça fait vraiment mal. On va attendre que ce soit une boule de pétanque un jour, qu’il y ait un drame pour réagir ? », a déploré dans Le Progrès Sidney Govou, pour qui le fait de faire mal ou pas ne devrait même pas entrer en ligne de compte. C’est le fait de lancer des projectiles sur le terrain et sur les joueurs qui va devoir être strictement sanctionné, sous peine de voir ce problème se répéter à chaque rencontre.

 


 

« Si vous avez des cojones, démissionnez ! », l’énorme coup de gueule de Rothen

Football365.fr

Dans son émission "Rothen s'enflamme", l'ancien international français a appelé Vincent Labrune a quitter ses fonctions de président de la LFP.

Si Vincent Labrune a brisé le silence ce lundi au lendemain des incidents qui ont entaché le match Lyon-Marseille (agression de Dimitri Payet par un supporter), l’incident de dimanche soir est la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour Jérôme Rothen. L’ancien international français a poussé un coup de gueule très véhément contre le président de la Ligue de Football Professionnel, qu’il appelle à démissionner.

« Monsieur Labrune, on ne veut pas de vous ! »

« Il est où Vincent Labrune ? C’est un super communicant mais vous n’avez rien à faire dans le football et ça fait des années qu’on le dit, a tonné Jérôme Rothen. Le président de la Ligue, bordel, lisez l’interview de Platini qui veut des anciens joueurs dans les instances. Platini, prenez la tête de la fédération ou de la Ligue. Ces gens-là, sont-ils des passionnés ? Monsieur Labrune n’est jamais à un match de foot. S’il avait été au match, ça aurait été réglé. (…) Arrêtez avec vos commissions de discipline, ça va faire comme Nice-Marseille. On ne veut pas de matchs à huis clos. Monsieur Labrune, si vous avez des cojones, démissionnez ! Il ne veut pas parler ? Alors on ne veut pas de vous, point final », a conclu le consultant de RMC.

 


 

Aulas, Payet… Le gros coup de gueule de Pierre Menes !

Le10sport.com

Alors que le choc entre l'OL et l'OM a de nouveau été interrompu après que Dimitri Payet a reçu un projectile en pleine tête, Pierre Ménès s'agace de cette nouvelle affaire.

« Quand l'arbitre est revenu l'annoncer aux joueurs, il y a eu une réaction extrêmement violente de la part de Marseille, qui ne comprenait pas et a exigé que l'arbitre aille prendre des nouvelles de Dimitri. » Jean-Michel Aulas n'en démord pas, il est persuadé que le match entre l'OL et l'OM aurait du reprendre malgré le fait que Dimitri Payet ait reçu un bouteille d'eau en pleine tête. Un discours qui ne manque pas d'être critiqué, y compris par Pierre Ménès.

«Choquante aussi, l’intervention de Jean-Michel Aulas»

« Le problème, c’est que la Ligue a fauté dès les incidents de Nice-Marseille, avec ce match à rejouer et le point de pénalité pour le Gym. Le match aurait dû être donné gagné à l’OM et Nice aurait dû écoper de cinq matchs à huis clos. À force de ne pas avoir de couilles, on en arrive à des situations où des connards se croient tout permis. Que ce soit dans les gestes bien sûr, mais aussi verbalement. Les insultes dont a été victime Payet sont choquantes. Choquante aussi, l’intervention de Jean-Michel Aulas, qui ne comprend pas que le match n’ait pas repris. Mais inversons le point de vue : imaginons que ce soit Paqueta qui ait pris une bouteille sur la gueule au Vélodrome ! Évidemment, son discours aurait été totalement différent. Et c’est ça le plus insupportable : que tout le monde ne pense qu’à sa gueule, à son club, à ses points… Il n’y a aucune solidarité, aucune prise de conscience ni décision collégiale dans l’intérêt commun. Heureusement que derrière, l’intervention de Longoria était plus mesurée… », écrit le journaliste sur son site pierrotfootballclub.

 


 

Papin reprend Aulas

Maxifoot.fr

Tout en condamnant le jet d’une bouteille d’eau sur la tempe de Dimitri Payet dimanche à l’occasion du match interrompu contre l’Olympique de Marseille, le président de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, a ensuite semblé chercher à minimiser cet incident (voir ici). Pour l’ancienne gloire du club phocéen, Jean-Pierre Papin, le boss rhodanien fait fausse route.

"M. Aulas sait que ce qui s’est produit est très grave, le club est responsable, mais il a essayé de minimiser et a oublié le plus important : l’intégrité du joueur qui a subi un gros choc psychologique. Cet aspect-là prend le dessus…, a plaidé le Ballon d’Or 1991 dans les colonnes de La Provence. Malheureusement, il faudrait qu’il y ait du sang, tout le temps… Mais si on n’avait pas des abrutis qui jettent des bouteilles ou n’importe quoi d’autre, il n’y aurait pas de souci. La gravité de la blessure est moins importante que le geste ; c’est le geste qui compte. On en est arrivé à un point de non-retour. Il faut prendre des décisions drastiques."
Rendez-vous notamment le 8 décembre, jour où la commission de discipline de la LFP doit annoncer ses sanctions, pour savoir si le message a été entendu.

 


 

Les propositions d’Aulas et Lyon pour éviter les incidents avec les supporters

RMC.fr

Le président de l’OL Jean-Michel Aulas a participé ce mardi à une réunion auprès du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin au sujet de la gestion des supporters. Le club rhodanien a ensuite partagé les propositions formulées pour éviter les débordements comme ceux du match contre l’OM.

Deux jours après le jet d’une bouteille sur la tête de Dimitri Payet pendant le choc OL-OM, les pourvoirs publics et acteurs du foot français cherchent à corriger les choses. En marge du procès du supporter, condamné à six mois de prison avec sursis et cinq ans d’interdiction de stade, une réunion s’est également tenue au ministère de l’Intérieur ce mardi matin. Outre Gérald Darmanin, plusieurs ministres et présidents de club ou des instances du football étaient présent. Parmi eux, Jean-Michel Aulas. Via un communiqué de l’OL, le dirigeant a rendu public ses pistes pour éviter les incidents pendant les matchs.

"Concernant les actes de masse comme des bagarres, jets de projectiles multiples, ou des envahissements importants de terrains, le président de l’Olympique Lyonnais a une nouvelle fois rappelé l’importance du dialogue et du travail avec les groupes de supporters lors de l’Instance nationale du supportérisme (INS), tout en regrettant l’absence de réunions depuis un an (une nouvelle rencontre nationale avec les représentants est prévue en décembre), a ainsi expliqué l’OL dans le document publié sur son site. A l’échelle locale, il a salué le travail des SLO, référents supporters, dans les clubs qui ont fait ce choix (l’Olympique Lyonnais en compte deux). Au-delà des questions de dialogue et de prévention, Jean-Michel Aulas a également plaidé pour des sanctions exemplaires et dissuasives lorsque cela était nécessaire."

Aulas prône une vraie application des sanctions

Et pour les faits comme celui de dimanche soir au Groupama Stadium, ceux qui concernent un individu isolé, le président lyonnais réclame que les sanctions soient les plus sévères possibles à l’encontre contre les fauteurs de trouble. Selon lui, si l’éventail actuel des sanctions est appliqué, cela aura un effet dissuasif.

"Le président de l’Olympique Lyonnais a regretté que les sanctions administratives ne soient parfois pas appliquées, notamment dans le cas des interdictions de stade, a encore indiqué l’OL dans son communiqué. Il a rappelé que des individus n’allaient pas pointer systématiquement dans les commissariats de police pour que les forces de l’ordre s’assurent qu’ils ne soient pas dans les tribunes."

Un retour des filets et une sécurité high-tech

Critiqué depuis dimanche en raison de l’absence de filets au Groupama Stadium, l’OL a rappelé que les clubs avaient été "incités" à les retirer en amont de l’Euro 2016 afin de ne pas nuire au spectacle. Jean-Michel Aulas et le club rhodanien espèrent que la question de la pose généralisée de filets reviendra sur le devant de la scène.

"Enfin, le président de l'Olympique Lyonnais a également souligné l’importance des dispositifs technologiques des stades pour permettre au club d’identifier immédiatement les fautifs. Les 400 caméras du Groupama Stadium ont permis de retrouver rapidement l’auteur du jet de bouteille, qui a été remis aux policiers quelques minutes après l’incident, ont conclu les Gones dans leur prise de parole. A l’issue de la réunion, Jean-Michel Aulas a réaffirmé qu’il se tenait à disposition des services de l’État et instances pour travailler ces prochains jours sur des solutions pérennes."

L'arrêt du match de la 14e journée entre Lyon et Marseille et les incidents avec les supporters ont été placé en instruction par la Commission de discipline de la LFP. L'instance rendra son verdict le 8 décembre. En attendant, l'OL a été condamné à jouer ses prochains matchs à domicile à huis clos. Pour l'heure, seule la réception de Reims est concernée par cette mesure conservatoire.

 

 

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Viv

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