L'actu du Mercredi 6 Janvier

L'actu du Mercredi 6 Janvier

Voir aussi... L'actu du Mardi 5 Janvier // OL - Lens : L'Avant Match

L'Atlético de Madrid va lancer une offensive pour Moussa Dembélé

Footmercato.net

Alors que l'OL a réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté de conserver Moussa Dembélé, l'Atlético de Madrid a pris contact avec Lyon. Et pourrait passer à l'offensive d'ici la fin du mercato.

Meilleur buteur de l’Olympique Lyonnais ces deux dernières saisons, Moussa Dembélé vit un exercice 2020-2021 bien différent. Titulaire en puissance, l’attaquant français a perdu petit à petit sa place dans le onze de Rudi Garcia. Cette saison, l'entraîneur rhodanien préfère aligner le trio Karl Toko Ekambi-Memphis Depay-Tino Kadewere. L'ancien international Espoirs, auteur d'une saison pleine l'an passée avec 22 buts et 7 passes en 42 matches, se pose donc logiquement des questions sur son avenir.

À 24 ans, le saut vers un très grand club européen est sans doute nécessaire pour sa progression. Au Royaume-Uni, depuis son passage à Fulham (2013-2016) puis au Celtic Glasgow (2016-2018), l'ancien Parisien dispose d'une côte levée. Mais ces derniers jours, et dans la continuité d'un lien qu'ils ont tissé depuis plusieurs années, les dirigeants de l'Atlético de Madrid ont laissé entendre qu'ils mèneraient une offensive cet hiver pour tenter d'enrôler le buteur lyonnais.


L'Atlético apprécie beaucoup Dembélé


Diego Simeone, le coach madrilène, apprécie le profil du Lyonnais. En ce sens, des discussions autour d'un prêt avec option d'achat ont été amorcées. Orphelins du départ de Diego Costa, les Colchoneros sont en quête d'un nouvel attaquant pour épauler Luis Suarez. Meilleur buteur de la Liga avec 9 réalisations, l'Uruguayen est actuellement le seul avant-centre de métier dans l'effectif.

Les noms d'Arkadiusz Milik (Naples), Loren (Betis), Raul De Tomas (Espanyol Barcelone) et plus récemment Willian José (Real Sociedad), sont également apparus dans les médias ibériques. Actuellement blessé à l'avant bras, Moussa Dembélé sait que l'OL ne le laissera pas partir à n'importe quel prix. Mais dans un contexte économique plombé par la pandémie de coronavirus, les Gones recevront-t-ils une offre à la hauteur de leurs attentes ? Rien n'est moins sûr.

 


 

Garcia ne craint pas sa fin de contrat

RMC.fr

Avant le match contre Lens ce mercredi (21h), Rudi Garcia a confié au Progrès ne pas être plus perturbé que ça par l’approche de la fin de son contrat avec l'OL, en juin prochain. Le coach lyonnais, premier de Ligue 1, n’estime pas que cette situation puisse perturber son groupe.

Leader méritoire de la Ligue 1 avec l’OL, devant le LOSC et le PSG, Rudi Garcia est un entraîneur comblé... et en position de force. En fin de contrat au mois de juin prochain, le coach de 56 ans ne semble pas presser de prolonger, mais sait qu’il disposera d’arguments de poids lorsqu’il s’agira de parler contrat avec son président, Jean-Michel Aulas.

"J’ai laissé le président se reposer. Je l’ai encore eu hier, il est revenu de vacances. Tout va bien, on est très ambitieux, assure-t-il dans Le Progrès à paraître ce mercredi. On veut retrouver la Ligue des champions. Les joueurs savent que le staff est très ambitieux et fait tout pour les mettre dans les meilleures conditions. Le staff veut retrouver la Ligue des champions comme les joueurs. Donc il n’y a pas de raison que les joueurs ne suivent pas, quand bien même rien ne soit réglé à la 38e journée. On veut réussir. On aura le temps de régler les choses. Quand un coach est en fin de contrat, s’il y a un manque d’adhésion, là, ça peut être un problème. Mais nous, on est à l’abri de ça."


"S’il faut se ressourcer, on se ressourcera"


Premier du championnat, affublé d’un jeu convaincant et d’ambitions offensives emballantes – avec 34 buts, l’OL est la deuxième attaque de L1 derrière Paris (39 buts) –, Lyon est sur un petit nuage cette saison, et n’a pas connu la moindre défaite depuis près de six mois (9 victoires, 5 nuls). Et si l’on ajoute à tout ça le parcours héroïque des Lyonnais jusqu’en demi-finales de la Ligue des champions la saison passée, le tableau est idyllique.

"On commence à avoir de la bouteille. Il ne faut pas être trop inquiet, poursuit-il. C’est un métier de plus en plus difficile. Et moi qui suis resté au repos neuf mois entre Rome et Marseille, et un peu après Marseille, alors que je pensais que ça allait durer plus longtemps, franchement, ça ne fait pas de mal d’avoir des périodes de repos… Les pages de calendrier tournent, les cheveux deviennent de plus en plus gris et, du coup, ce n’est pas si mal que ça d’avoir des moments pour se ressourcer. On verra. S’il faut se ressourcer, on se ressourcera, et si ça continue, ce sera super."

Qu'elle semble loin, sa signature tant décriée en octobre 2019 à la place de Sylvinho, où de nombreux supporters rhodaniens lui reprochaient son passé d’entraîneur de l’OM (2016-2019)...

 


 

En retrait à Lyon, Aulas va revenir plus fort

Footradio.com

Alors que son Olympique Lyonnais se porte parfaitement bien au niveau sportif, Jean-Michel Aulas est beaucoup plus en retrait qu’auparavant. Pas de quoi inquiéter les supporters des Gones.

Leader de la Ligue 1 avant d’affronter Lens mercredi au Groupama Stadium, le club rhodanien a vécu une belle année 2020 sur les terrains. Entre le joli parcours en Ligue des Champions, ponctué par une demie lors du Final 8 de Lisbonne en août dernier, et le retour dans le haut du panier en championnat en décembre, l’OL a clairement retrouvé des couleurs. Mais si Rudi Garcia et Juninho sont sous le feu des projecteurs, pour le meilleur ou pour le pire, Jean-Michel Aulas, lui, a clairement pris du recul ces derniers mois. Même s’il communique encore sur Twitter, un peu moins qu’un certain temps, le président lyonnais est pratiquement absent de la scène médiatique cette saison. Ce qui n’inquiète pas vraiment Christian Lanier.


« On aura peut-être des bonnes surprises dans le futur… »


« Des nouvelles de Jean-Michel Aulas ? Le président va très bien. Ces derniers temps, il était en vacances. Il a beaucoup donné l’année dernière, avec l’arrêt du championnat et les combats qu’il a mené. Il n’a pas vraiment encaissé cet arrêt, il pense toujours que l’OL a subi une injustice flagrante. Personne ne peut lui donner tort aujourd’hui, car il avait raison. Il avait prévu un effondrement du foot français. Il avait dit que les clubs français seraient en grand danger. C’est le cas. Il a pris un peu de recul à l’OL. Il se repose sur Juninho, qui travaille très bien. On le voit moins. Mais il réfléchit à autre chose, avec notamment le projet ‘OL Vallée’. Il a encore plein de projets. Il est bien, il a besoin de recul. Il refuse de trop parler, surtout que l’OL est leader de la L1. Il fait son chemin, il travaille. Et on aura peut-être des bonnes surprises dans le futur… », a lancé le journaliste du Progrès, qui estime donc que le président Aulas peut encore surprendre son monde en 2021, surtout en cette année de la révolution à Lyon.

 


 

L'étincelant Maxence Caqueret veut retrouver la lumière

Footmercato.net

Grand espoir de l'Olympique Lyonnais, Maxence Caqueret fait face à une grosse concurrence dans son secteur de jeu. Patient, le milieu âgé de 20 ans attend son heure, lui qui ne compte pas lâcher le morceau.

En une année, Maxence Caqueret est passé par tous les états. Le 4 janvier 2020, le natif de Vénissieux marquait son premier but en professionnels avec l'Olympique Lyonnais. C'était face à Bourg-Péronnas en Coupe de France (victoire 7-0). Une belle récompense pour le milieu de terrain qui a su faire preuve de patience chez les Gones. Présenté comme l'un des grands espoirs de l'OL, il n'a jamais déçu dans les catégories jeunes. Chez les pros, il a eu quelques occasions de s'exprimer en 2018-19 avec Bruno Genesio (2 apparitions en Coupe de France). Mais c'est l'année passée, sous les ordres de Rudi Garcia, qu'il a vraiment eu son mot à dire.


Une forte concurrence qui a freiné son évolution


Pourtant, là aussi, il avait dû attendre. Jamais utilisé par Sylvinho, il s'était posé des questions sur son avenir. Mais la donne a changé en fin d'année 2019 puisque Garcia a commencé à l'utiliser beaucoup plus régulièrement. Le milieu a continué à monter en grade et à grappiller du temps de jeu pour devenir un titulaire en force. Cela s'est confirmé lors du Final 8 lorsque ce marathonien a enchaîné les titularisations (Juventus, Manchester City et Bayern Munich) et les prestations convaincantes. Pour sa première saison pleine, qui a été impactée par la covid-19, Caqueret a terminé avec un bilan de 16 rencontres toutes compétitions confondues (1 but).

Forcément, les observateurs comme les supporters avaient envie d'en voir davantage cette saison 2020-21. Et c'est dans la peau d'un titulaire qu'il a débuté ce nouvel exercice. Un statut qu'il a eu jusqu'à début octobre (5 matches, 5 titularisations). Mais le mercato est passé par là et Lucas Paqueta est arrivé pour renforcer l'entrejeu. Un secteur où Thiago Mendes a retrouvé son niveau. Il faut aussi ajouter que Houssem Aouar n'est pas parti durant l'intersaison. Avec tout ce petit monde, plus Bruno Guimarães et Jean Lucas, peu utilisé; la concurrence fait rage au milieu de terrain. Ce qui a eu un impact sur le temps de jeu du Français né en 2000. Ainsi, depuis octobre et la fin du mercato, Caqueret a joué 7 matches, mais seulement 3 en tant que titulaire. Une situation qu'il gère tant bien que mal, lui qui n'a pas mal vécu la venue de Lucas Paqueta.


Caqueret analyse sa situation


« C’est le foot, il y a des arrivées, des départs, c’est un très grand joueur. Il a fait beaucoup de bien à l’équipe. Il faut de la concurrence pour améliorer l’équipe et les joueurs, j’ai la chance d’avoir des grands joueurs autour de moi pour m’améliorer (...) Il y a une forte concurrence, très saine, au sein de cet effectif. Tout se passe bien entre nous. J'espère avoir beaucoup de temps de jeu en deuxième partie de saison et faire autant de matches que possible. L'avantage avec la nouvelle règle c'est que ça fait 5 joueurs supplémentaires avec les 11 (du départ). Quand on est sur le banc, il n'y a plus cette réflexion, car il y a beaucoup de chances qu'on rentre. Il faut se tenir prêt, il faut savoir qu'à tout moment le coach peut faire appel à nous».

Avant la trêve, Rudi Garcia utilisait le trio Thiago Mendes-Houssem Aouar-Lucas Paqueta. Des éléments dont Caqueret s'inspire forcément, lui qui a pas mal évolué depuis quelques mois. «J’ai connu une très belle évolution, mais je suis encore jeune, je dois progresser, je m’inspire des plus anciens, je prends conseil auprès de tout le monde, coach et joueurs. Je m’inspire beaucoup des joueurs qui m’entourent, mais aussi d’autres milieux de terrain en Europe comme Kevin de Bruyne, Wijnaldum, Thiago Alcantara». Lucide, le milieu a évoqué enfin ses axes de travail pour 2021. « Je peux mieux gérer mes efforts, être plus juste techniquement quand je suis fatigué et aussi être plus présent dans les derniers mètres. J’ai marqué plusieurs buts lorsque je jouais en équipe de jeunes, j’espère pouvoir le faire à nouveau chez les professionnels.» A lui de saisir sa chance quand Rudi Garcia la lui donnera !

 


 

Téléfoot continue de diffuser jusqu’au 20 janvier au moins

RMC.fr

Dans un mail adressé à ses abonnés mardi soir, la chaîne Téléfoot annonce qu’elle continuera de diffuser la Ligue 1 au moins jusqu’au 20 janvier prochain, date du match en retard OM-Lens.

Jusqu’à quand va s’étirer la diffusion de Téléfoot? Tandis que la chaîne du groupe Mediapro va co-diffuser avec Canal + le Trophée des champions entre le PSG et l’OM le 13 janvier prochain (21h), les abonnés vont pouvoir reprendre encore un peu de rab.

Via un mail envoyé ce mardi soir à ses abonnés, la chaîne Téléfoot a fait savoir qu'elle continuera à diffuser la Ligue 1 et la Ligue 2 "jusqu’au 20 janvier 2021 inclus a minima, c’est-à-dire le Trophée des champions PSG-OM le 13 janvier, la 20e journée de Ligue 1 et de Ligue 2 et le match en retard de la 9e journée OM-RC Lens".


La LFP toujours dans l’attente


La 20e journée de Ligue 1 et de Ligue 2 se déroulera entre le vendredi 15 et le dimanche 17 janvier, tandis que la rencontre en retard OM-Lens sera jouée le mercredi 20 janvier. Téléfoot a officiellement abandonné ses droits TV, qui pourraient prochainement retomber dans l’escarcelle de Canal +. Si la Ligue de football professionnel n’a pas officialisé de nouveau diffuseur d’ici là, la chaîne du groupe Mediapro pourrait bien poursuivre cette petite prolongation jusqu’au 31 janvier. C’est la date butoir qui a été préalablement fixée avec l’instance professionnelle pour une éventuelle prolongation de l’intérim.

Mediapro, qui avait créé la surprise en 2018 en raflant 80% des droits TV du football français pour la période 2020-2024, pour plus de 800 millions d'euros annuels, a renoncé à ces droits, dont il n'a pas honoré les deux derniers paiements, invoquant la crise sanitaire. Le Tribunal de commerce de Nanterre avait validé le 22 décembre dernier l'accord passé par Mediapro avec la LFP, qui a récupéré ses droits TV pour la Ligue 1 et la Ligue 2, dans l'optique de les revendre à un diffuseur solvable.

Dans le cadre de cet engagement élaboré entre les deux parties, le groupe sino-espagnol a effectué un premier versement à la Ligue à hauteur de 64 millions d'euros. Un deuxième versement de 36 millions d'euros hors taxes est attendu au premier trimestre 2021.

 


 

« Lucas Paqueta sait être un guerrier et Michelangelo », souligne Mauricio Barbieri, son ex-coach à Flamengo

20minutes.fr

INTERVIEW Ancien entraîneur du milieu brésilien en 2018 à Flamengo, Mauricio Barbieri décrypte pour « 20 Minutes » l’évolution de la recrue clé de l’OL, qui affronte Lens ce mercredi (21 heures).

Comment ne pas parler d’un effet Lucas Paqueta à Lyon ? Dès ses deux premiers mois en Ligue 1, l’international brésilien a enquillé neuf victoires et deux nuls pour faire passer l’OL de la 14e à la première place. Transféré pour seulement 20 millions d’euros après un échec à l’AC Milan, le milieu de 23 ans est peut-être la meilleure recrue du championnat cette saison. Désormais coach du Red Bull Bragantino (Brésil), Mauricio Barbieri a entraîné l’infatigable relayeur à Flamengo en 2018. Il décrypte pour 20 Minutes l’homme clé du jeu lyonnais, tant pour déclencher le pressing que pour organiser le jeu, avant la réception de Lens ce mercredi (21 heures).

Quel a été votre première impression, en tant qu’entraîneur de Flamengo, en découvrant Lucas Paqueta il y a trois ans ?

Lucas était déjà un joueur très talentueux et créatif. Mais il ne saisissait pas encore le jeu sur le plan tactique. C’est pourquoi il n’était pas au niveau qui pouvait être le sien. Il voulait alors avoir beaucoup de liberté de mouvement et être partout sur le terrain. Il se retrouvait à tout le temps courir après le ballon. Puis il a compris à mes côtés l’importance de respecter sa position et d’attendre que le ballon lui revienne.

Quelle est justement sa meilleure place sur le terrain ?

Au moment où j’ai repris l’équipe, il jouait ailier voire même avant-centre car il y avait plusieurs blessés devant. Avant cela, il avait toujours évolué comme numéro 10. Mais j’avais déjà Diego (ex-Wolfsburg et Atletico de Madrid) en meneur de jeu et j’ai tenu à replacer Lucas comme milieu relayeur. Pour moi, c’est vraiment un joueur box to box avec une très belle vision du jeu, surtout lorsqu’il peut partir de loin. L’AC Milan n’a malheureusement pas fait ce choix après.

Ce positionnement est-il la principale raison de son échec en Italie (1 but et 3 passes décisives en un an et demi et 44 matchs) ?

Pour moi, il était prêt à aller en Europe à 21 ans, mais Milan n’était pas le bon endroit pour lui à ce moment-là. C’était un grand club dans une phase de reconstruction. Et surtout, le football italien est très tactique et il ne laisse pas beaucoup de place à la créativité d’un joueur comme Lucas. On voit qu’il se sent déjà plus heureux à Lyon, et c’est vraiment un joueur qui a besoin de sentir que tout le monde autour de lui l’apprécie pour donner son meilleur football.

Contre Nantes le 23 décembre (3-0), Lucas Paqueta a inscrit son premier but dans un match officiel depuis février 2019 (lors d’un succès 3-0 en Serie A contre Cagliari). Comment expliquez-vous qu’il soit si peu décisif ?

Lucas veut avant tout s’amuser en jouant. Ce n’est pas un joueur obsédé par l’idée de marquer des buts ou de faire des passes décisives (trois à Milan, aucune avec l’OL jusque-là). Il aime les dribbles, c’est un joueur fantaisiste qui se fait remarquer par son répertoire technique unique. Parfois à Flamengo, il cherchait davantage à tenter des tricks, des petits ponts sur son adversaire, qu’à marquer. Il a grandi avec cette mentalité que j’ai essayé d’ajuster, mais ça prend du temps. A lui de s’imprégner de ses expériences en Italie et en France pour évoluer et devenir plus direct et efficace, d’autant qu’il est bon finisseur, que ça soit de la tête ou des deux pieds.
Ici en mai 2018, Lucas Paqueta s'est surtout distingué par son sens du dribble durant ses années à Flamengo.

En Ligue 1, on a l’habitude de voir des joueurs combatifs, certains plus créatifs, mais il est très rare d’en voir associer les deux dimensions comme le fait Lucas Paqueta depuis deux mois…

Je ne suis pas surpris car il était déjà comme cela à Flamengo, avec le bon équilibre entre récupération et impact offensif. Depuis ses débuts professionnels, il a toujours eu la condition physique pour tenir ce double rôle. Je ne sais pas pourquoi tant de gens l’imaginaient en tant que numéro 10, à Flamengo, à Milan et même avec la sélection brésilienne. Ceux qui ne connaissent pas vraiment son jeu doivent être surpris par sa capacité à récupérer le ballon. C’est ce qui fait de lui un joueur incroyable. Il sait à la fois être un guerrier et Michelangelo par sa capacité à créer des choses inattendues.

On a parfois l’impression qu’il est impossible de lui prendre la balle lorsqu’il met son corps en opposition. Est-ce un aspect de son jeu qui vous épatait particulièrement à Flamengo, et d’où tient-il cela ?

Oui, il est costaud, plus rapide qu’on pourrait croire, et c’est vrai qu’il sait parfaitement utiliser son corps pour protéger le ballon ou pour tenter de le récupérer. Il a développé cette technique tout seul. Ça vient à la fois de sa pratique du football dans la rue, sur la plage et du futsal qui est essentiel pour les jeunes au Brésil, avec ce jeu dans les petits espaces. Il y a aussi tellement de mauvais terrains au Brésil dans les championnats de jeunes, sur lesquels le ballon rebondit n’importe comment, que Lucas a trouvé cette solution pour prendre le temps de contrôler les choses. Et puis il faut savoir qu’ado, il était encore très fin. Cette protection de balle a donc été précieuse pour lui permettre d’être compétitif face à des adversaires plus puissants.

Lucas Paqueta a sans doute délivré son meilleur match avec l’OL lors du choc au Parc des Princes (0-1) le mois dernier. L’imaginez-vous capable de détrôner le PSG dès sa première saison en Ligue 1 ?

Oui, car c’est un joueur avec une mentalité de gagnant. Il n’a peur d’aucun adversaire, il a une grande confiance en lui. Si Lyon a l’opportunité d’être champion, c’est sûr que Lucas se battra dans ce sens.

Quelle est selon vous la part de réussite de Juninho dans l’adaptation de Lucas Paqueta à Lyon, au sein d’un milieu très technique, avec notamment les autres Brésiliens Thiago Mendes et Bruno Guimaraes ?

Juninho a l’air de bien comprendre Lucas. C’était un joueur si incroyable qu’il pourra l’aider à progresser. Il avait un jeu différent mais il évoluait au milieu lui aussi. Sa présence à Lyon est à coup sûr très positive pour Lucas.

Vu comme il a métamorphosé le jeu lyonnais en quelques semaines, Lucas Paqueta semble être le joueur parfait pour un coach, non ?

Oui, c’est un gars spécial et je suis très fier d’avoir fait partie de son ascension. On avait une relation privilégiée à Flamengo, il comprenait facilement ce que j’attendais de lui. Il aime faire des blagues dans le vestiaire et il danse beaucoup (sourire). C’est un joueur intelligent et très sociable. Si sa mentalité évolue encore, il va devenir l’un des tout meilleurs joueurs au monde et je ne serais pas surpris qu’il ne reste pas très longtemps à Lyon.

Quelle est donc selon vous sa prochaine étape à franchir afin de viser le plus haut niveau mondial ?

Il a besoin de maturité pour être encore plus professionnel, exigeant envers lui-même et tourné avant tout vers le résultat. Au Brésil, il adorait par exemple jouer à la PlayStation, mais aussi au cerf-volant sur la plage. C’est symbolique du fait qu’au plus profond de lui, il est resté un enfant jouant au foot. Il y a une dimension positive mais aussi négative là-dedans.

 


 

Genesio remercié par le Beijing Guoan

Eurosport.fr

SUPER LEAGUE CHINOISE - Un an et demi après son arrivée à la tête du Beijing Guoan, Bruno Genesio a été remplacé par le club chinois. C'est Slaven Bilic, tout juste limogé par West Bromwich Albion qui prend sa suite.

"Après des négociations amicales, M. Bruno Genesio n'occupera plus le poste d'entraîneur en chef de l'équipe du Beijing Guoan à l'issue de son contrat", indique le club de la capitale dans un message publié sur le réseau social chinois Weibo. En parallèle, le club a déclaré le remplacer par Slaven Bilic, limogé trois semaines plus tôt de son poste d'entraîneur de West Bromwich Albion, englué à l'avant-dernière place de la Premier League anglaise.

"Slaven Bilic et son équipe se sont engagés avec le Beijing Guoan Football Club jusqu'à la fin de l'année 2022", précise-t-il. Sous la direction de Genesio, 54 ans et ancien coach de Lyon (2015-2019), le club de Pékin a atteint les demi-finales de la dernière saison de la Chinese Super League (CSL) où il a été éliminé début novembre par le Guangzhou Evergrande (3-1), entraîné par Fabio Cannavaro.La saison précédente, Bruno Genesio, arrivé à l'été 2019, en cours d'exercice, avait déjà échoué près du titre, à la deuxième place à deux points de Guangzhou.La nouvelle saison de CSL doit commencer au printemps, probablement dans une bulle sanitaire.


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Juninho, la mise au point de Garcia

Maxifoot.fr

Dans beaucoup de clubs, les relations entre le directeur sportif et l’entraîneur font l’objet de rumeurs évoquant des tensions. L’Olympique Lyonnais n’échappe pas à la règle, mais le coach rhodanien Rudi Garcia assure que sa collaboration avec Juninho se passe dans les meilleures conditions possibles, et même mieux qu’au début.

"Parfois nous ne sommes pas d’accord à 100% et heureusement. (...) Après quand il y a beaucoup de passion, et c’est le cas pour Juni, effectivement, il faut gérer. On se complète bien avec Juni. Je l’ai déjà dit. Moi, maintenant, je suis un peu plus calme. J’étais comme lui au début, très enthousiaste, je montais au créneau pour le moindre petit truc. (...) On arrive à bien gérer les choses tranquillement sans se prendre la tête", a assuré l’ancien coach de l’AS Rome dans les colonnes du journal Le Progrès.

Récemment, le technicien a dû apprécier de voir le Brésilien fermer la porte à un départ de son capitaine Memphis Depay sur ce mercato d’hiver.

 

 

Voir aussi... L'actu du Mardi 5 Janvier // OL - Lens : L'Avant Match

 

Last modified on mercredi, 06 janvier 2021 18:56