L'actu du Dimanche 16 Août

L'actu du Dimanche 16 Août


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Juninho : « Quelle émotion… c’est ça l’OL ! »

OL.fr

Le directeur sportif de l’OL, Juninho, s’est exprimé avec émotions au micro d’OLTV suite à la qualification historique en 1/2 finale de la Champions League.

« Quelle émotion ! Il y a beaucoup de mérite. Les joueurs ont une énergie incroyable. Il faut une famille, une énergie, une équipe qui joue avec humilité, les uns pour les autres pour faire de genre de choses. C’est mérité pour tous les joueurs, pour tout le staff. Ils ont fait beaucoup d’efforts. Ils ont pris beaucoup de maturité durant de gros entraînements. C’est ça l’OL ! Il faut être proche des supporters et tout devient réalisable. Il faut faire attention ce soir pendant les festivités. Je suis très fier. Je sais que cette compétition est très difficile. Les remplaçants ont encore une nouvelle fois fait la différence. Moussa Dembélé a fait tout ce qu’il fallait faire. Bravo à tout le monde, à tous les supporters. IL faut profiter et bien récupérer. Je sais que ces moments passent très vite. Il faut profiter de ces coéquipiers, de cette amitié. Rudi Garcia a posé son empreinte, a mis de la discipline. On a grandi. Il faut maintenant un peu d’humilité, de calme. Un autre géant arrive. C’est le cœur qui fait la différence. Tu n’as pas le droit de ne pas te donner à 100%. Tout cela fait grandir les joueurs. C’est énorme ce qu’ils ont fait. »

 


 

Aulas : « Des moments fantastiques »

Lequipe.fr

Le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, a estimé que la victoire de la qualification de son équipe en demi-finales de la Ligue des champions aux dépens de Manchester City (3-1), ce samedi, était un « exploit ». Il savourait après la rencontre.

Jean-Michel Aulas (président de l'OL, qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions, sur RMC Sport) : « C'est merveilleux, on a un groupe qui a su se transcender et se regrouper. Comme on avait de bons joueurs, seul le côté psychologique nous manquait. On savait que cette compétition arrivait au bon moment. On vit des moments fantastiques. Je suis très heureux ce soir (samedi). C'est formidable d'avoir su enchaîner une qualification contre la Juventus, l'un des favoris, et contre Manchester City, qui vient d'éliminer le Real Madrid. City est une puissance fantastique, on sent bien que normalement cette équipe aurait dû passer, donc oui c'est un exploit mais aussi une sorte de résonance par rapport à tout ce qu'on a vécu ces derniers mois.

Les joueurs se sont emparés de cette injustice, cette septième place qui n'était pas européenne. On fait des résultats parce qu'il fallait battre cette équipe, trouver les ressources avec un excellent coaching pour faire en sorte d'aller marquer un deuxième but et un troisième. Ça nous remplit de joie. Je pense à nos supporters qui retrouvent la fierté. Quand on regarde le palmarès de l'OL, ça permet de remettre le club à sa place. Bravo à Rudi qui a su dans l'ombre rester l'instigateur de la culture de la gagne et de cette solidarité. Mais aussi bravo aux joueurs qui ont été magnifiques.


« Ce n'est pas une revanche (pour Rudi Garcia) mais l'évolution vers ce que nous avons souhaité, lui confier les clés »


On a eu une année terrible. On a mal démarré, on a été obligés de changer d'entraîneur très tôt mais il fallait le faire, puis on a eu ces blessures terribles (Depay et Reine-Adélaïde) qui ont mis nos meilleurs joueurs sur le flanc. On a su recruter et comme on retrouve aujourd'hui nos blessés, on a une équipe de talent. On n'a pas voulu la toucher avant la fin de cette Ligue des champions. Au-delà du talent, il faut avoir un peu de réussite, il faut le reconnaître. C'est pour ça qu'il faut rester humble et savourer ce moment de joie et de sérénité.

Est-ce la revanche de Garcia ? Rudi est un garcçon qui fait bien son travail. On l'avait ciblé pour redresser l'OL. Il a su le faire avec humilité, quelques fois avec un peu de difficulté parce que ce n'est pas un communicant qui va chercher la reconnaissance, il fait d'abord son travail. Ce n'est pas une revanche mais l'évolution vers ce que nous avons souhaité, lui confier les clés. Juninho (le directeur sportif) a été déterminant, le soutenir pendant les moments difficiles puis le conseiller. C'est une confirmation pour moi et je suis très heureux pour lui. »

 


 

Top tweets : une soirée de folie à Lyon et Lisbonne

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Vidéo : zoom sur le match d'Aouar et Caqueret

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Les confidences de Démbélé et Cornet, les héros lyonnais

Butfootballclub.fr

Moussa Dembélé et Maxwel Cornet, les buteurs de l’OL lors de l’exploit face à Manchester City (3-1), se sont confiés au micro de RMC Sport.

Et forcément, il y avait beaucoup de joie chez les héros de la soirée. Moussa Dembélé, tout d’abord, a confié que les Gones avaient fait un pacte en interne pour tenter de tout donner dans ce Final 8. « Après cette petite pause on est revenu et on s’est dit qu’on va tout donner. On s’est fait une promesse et à chaque fois qu’on est sur le terrain on se donne à 100%. L’état d’esprit du groupe a changé ».

Une mentalité matérialisée par Dembélé lui-même, qui a réussi à marquer deux buts en démarrant pourtant sur le banc de touche. Mais le buteur lyonnais n’a rien lâché. « Quand tu es sur le banc, ce n’est pas toujours facile mais il faut garder l’état d’esprit et faire toujours en sorte d’apporter et c’est ce que j’ai réussi à faire aujourd’hui. (…) Il y a toujours cette petite part de tristesse quand tu ne commences pas le match mais il faut faire en sorte de rester concentré parce qu’un match c’est long ».

De son côté, Maxwel Cornet est revenu sur ce but face à une équipe de Manchester City qui lui réussit décidément très bien. « C’est des matchs exceptionnels à jouer. Quart de finale de Ligue des champions c’est pas tous les jours. Ce qu’il faut retenir c’est le bon travail d’équipe qu’on a fourni ce soir. (…) C’est un jeu long d’Antho (Lopes) pour Karl (Toko-Ekambi), et je continue l’action parce que j’y crois si elle revient. J’ai été vigilant et je l’ai prise en une touche. Ça m’a réussi donc c’est cool. »

 


 

Pour Pep Guardiola, Lyon a une équipe «extraordinaire»

Sport24.fr

L’entraîneur de Manchester City a reconnu la supériorité de son adversaire en quarts de finale de la Ligue des champions.

Abattu en conférence de presse, Pep Guardiola, l’entraîneur de Manchester City, a reconnu que son équipe était passé à côté de l’événement ce samedi soir face à l’OL (1-3) en quarts de finale de la Ligue des champions. «La deuxième période a été bonne, mais pas suffisamment, face à une équipe solide et agressive, comme toutes les formations françaises. Nous ne réussissons pas franchir les quarts de finale, mais nous réessaierons de le faire dans le futur. Les statistiques montrent qu'on a été meilleur que les autres dans beaucoup de domaines, mais ça n'a pas été suffisant.»


«Avec Aouar, Caqueret et Guimaraes, ils ont trois joueurs exceptionnels au milieu»


Le coach espagnol est aussi revenu sur ses choix tactiques qui ont pu être déroutants en première période. «Dans cette compétition, la tactique n'est pas le plus important. Dans les 15-20 dernières minutes de la première période, on était là. On s'est créé des occasions, mais on a commis des erreurs, et dans cette compétition... On en avait déjà fait contre Tottenham (en 2019). Les joueurs ont travaillé pendant trois jours avec ce système. J'espère qu'on avancera un jour», a poursuivi l’ancien coach du Barça qui a tenu à féliciter l’adversaire : «Lyon défend aussi bien, agressivement. C'est une équipe de contre-attaque, avec beaucoup d'engagement et d'agressivité, c'est une équipe extraordinaire, félicitations à eux. Avec Aouar, Caqueret et Guimaraes, ils ont trois joueurs exceptionnels au milieu. Lyon continuera à avoir des joueurs de cette trempe.»


De Bruyne a aussi remarqué Aouar


Kevin de Bruyne, l’une des stars des Citizens partageait au moins l’avis de son entraîneur sur Houssem Aouar qu’il a tenu à détacher dans le onze adverse. «C’est une équipe qui joue bien et je ne regarde pas beaucoup le foot français en Angleterre mais pour moi Aouar a fait un bon match», a confié l’international belge qui a salué le réalisme lyonnais, au contraire de son équipe : «En première mi-temps, on n’a pas joué comme on sait le faire, on n’a pas su se créer d’occasions et ils méritaient de mener 1-0. En deuxième période, on a bien joué en ayant des occasions mais la différence, c’est qu’on ne marque pas. Eux, ils ont deux occasions et ils marquent.»


 

Garcia : « On a gagné la bataille tactique »

Lequipe.fr

L'entraîneur lyonnais, Rudi Garcia, était fier d'avoir su contrer les plans de son homologue Pep Guardia après la victoire de son équipe contre Manchester City (3-1), ce samedi, en quarts de finale de la Ligue des champions.

Rudi Garcia (entraîneur de l'OL, qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions, sur RMC Sport) : « Je suis fier de mes joueurs. On croyait en nous, on savait qu'on jouait une grosse équipe, qu'on était pas favoris. On a réussi à se qualifier en marquant trois buts à cette équipe et en n'en concédant qu'un seul. C'est d'abord dû à l'esprit d'équipe, l'esprit collectif. On a vu tout le monde se défoncer les uns pour les autres, notamment les entrants. C'était une déception pour Moussa (Dembélé) de ne pas débuter, mais comme je lui avais dit, il allait être très important en entrant. Le salut est venu du banc, comme dans les deux premiers quarts de finale.

Avec Pep (Guardiola), il faut s'attendre à tout. On savait que Pep pouvait concocter quelque chose pour nous poser des problèmes. Mais finalement je pense qu'on a gagné la bataille tactique dans le sens où on maîtrise bien notre système tactique, même si j'en ai changé (en cours de match). Je suis en train de vivre beaucoup de bonheur. Il est par procuration le bonheur d'un coach mais quand je vois la joie dans le vestiaire, je me dis que je suis dans le vrai. Il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin. Ce n'est pas le soir de parler du Bayern mais on n'est qu'en demi-finales, il nous reste des étapes à franchir. »

 


 

Avec l'OL et le PSG, deux clubs français en demies, c'est historique

RMC.fr

Qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions après son exploit ce samedi contre Manchester City (3-1), l'OL rejoint donc le PSG. Deux clubs français dans le dernier carré de la compétition, ce n'était jamais arrivé.

Le football français doutaient. La faute aux dernières campagnes européennes, la faute aussi à l'arrêt prématuré de la Ligue 1 pour cause de pandémie de coronavirus. Mais la Ligue 1 aura deux représentants français en demi-finales de la Ligue des champions: c'est tout simplement historique.


Lyon, c'est presque récurrent


Après la qualification du PSG contre l'Atalanta (2-1), c'est l'OL qui a réussi l'exploit de sortir Manchester City ce samedi (3-1). C'est d'ailleurs seulement la deuxième fois qu'une compétition européenne compte deux pensionnaires du championnat de France dans son dernier carré, après Paris et Auxerre en C3 lors de la saison 1992-1993.

Par ailleurs Lyon atteint les demi-finales d'une coupe d'Europe pour la troisième fois au 21e siècle, après la Ligue des champions 2009-2010 et la Ligue Europa 2016-2017. Aucun club français n'a fait mieux. C'est aussi la première fois depuis 1995-1996 qu'il n'y aura aucun club espagnol ni aucun club anglais dans le dernier carré de la C1. Vraiment pas une édition banale.

 


 

Tolisso donne rendez-vous à Lyon

Maxifoot.fr

En battant Manchester City (3-1) ce samedi, l'Olympique Lyonnais a décroché sa qualification pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Au tour suivant, les Gones retrouveront le Bayern Munich de Corentin Tolisso (26 ans, 26 matchs et 4 buts toutes compétitions pour la saison 2019-2020). Forcément heureux pour son club formateur, le milieu international français a donné rendez-vous à Lyon. "A mercredi l'OL", a posté le Tricolore sur Twitter.

 


 

Mbappé applaudit l’OL et chambre les Anglais

Football.fr

Kylian Mbappé a réagi de manière originale à la qualification de l’OL pour les demi-finales de la Ligue des champions, samedi soir, trois jours après celle du PSG.

La Ligue 1 serait donc « un championnat de paysans » comme on se plaît à la dénigrer en se gaussant outre-Manche. La fameuse « Farmers League » ainsi raillée en Angleterre possède cette saison deux représentants dans le dernier carré de la plus prestigieuse des compétitions continentales : la Ligue des champions. L’OL y ayant rejoint le PSG ce samedi en s’offrant Manchester City.

Pour la première fois depuis 1996, aucune équipe de Premier League ou de Liga, les élites britannique et espagnole, ne figure en demi-finale de la C1. Aussi Kylian Mbappé, qualifié lui avec Paris, se permet-il de reprendre le terme de « Farmers League » accompagné d’un émoji clownesque ce samedi soir sur son compte Twitter. Cela tout en adressant ses félicitations aux Lyonnais.

 

 


 

Le combat d'Aulas avec Al-Khelaïfi

Maxifoot.fr

Pour la première fois dans l’histoire de la Ligue des Champions, deux clubs français, à savoir le Paris Saint-Germain et l’Olympique Lyonnais, sont qualifiés pour les demi-finales. Selon le président rhodanien Jean-Michel Aulas, cette performance prouve que la Ligue 1 mérite autant de billets pour les compétitions européennes que les principaux championnats.

"C’est une revanche pour le football français qui mérite 4 qualifiés en Ligue des Champions et 2 en Ligue Europa. C’est mon prochain combat uni avec Nasser (Al-Khelaïfi, son homologue parisien)", a annoncé le patron de l’OL, toujours prêt à défendre les intérêts de son club et de la L1.

 

 


 

Les stats impressionnantes de Caqueret

Twitter

 


 

Le match Montpellier-OL reporté à cause de la Ligue des champions

RMC.fr

En raison de la qualification de l'OL pour les demi-finales de la Ligue des champions (Lyon-Bayern, mercredi à 21h sur RMC Sport), le match des Lyonnais contre Montpellier comptant pour la première journée de Ligue 1 est reporté.

Initialement prévu le 23 août à 15h pour la première journée de Ligue 1, le match entre Montpellier et l'OL n'aura lieu que le 16 septembre à 19h. Une reprogrammation qui fait suite à la qualification de Lyon pour les demi-finales de la Ligue des champions, après son exploit samedi contre Manchester City (3-1).

Une autre affiche de cette première journée a connu le même destin: celle opposant le PSG à Metz. Et pour la même raison: la qualification des Parisiens pour le dernier carré de la Ligue des champions. Ce sera également pour le 16 septembre, à 19h, comme indiqué sur le site de la Ligue de football professionnel.

 


 

L'accueil vibrant reçu par les Lyonnais à leur hôtel

RMC.fr

Après leur exploit contre Manchester City (3-1) en quart de finale de la Ligue des champions, les joueurs de l'OL ont reçu un accueil vibrant à leur hôtel, au Portugal. Applaudis par le personnel, les Lyonnais vont maintenant rêver du Bayern, leur adversaire en demi-finale mercredi (21h sur RMC Sport).

Un vrai triomphe. Les joueurs de l'OL ont reçu un très bel hommage à leur retour à l'hôtel, après leur exploit samedi contre Manchester City (3-1) en quart de finale de la Ligue des champions. Rudi Garcia et ses hommes ont été largement applaudis par le personnel, comme le montrent les images diffusées par le club dans la nuit. 

Avant cela, Memphis Depay, Houssem Aouar et leurs coéquipiers avaient bien fêté leur performance dans le vestiaire. Le Néerlandais était à la baguette pour l'ambiance musicale, enceinte en main, dansant avec Jeff-Reine Adélaïde notamment.

Quelques célébrations avant d'entrer dans la préparation de la demi-finale contre le Bayern Munich, qui se jouera mercredi prochain (21h sur RMC Sport). Pour encore prolonger la fête.

 

 


 

Caqueret, Aouar, Lopes et Dembele dans les équipes type de Champion's League

Twitter

 


 

Revue de presse : «l'incroyable culot a payé» pour l'OL face à City

Lequipe.fr

Élogieuse avec l'OL, la presse européenne égratigne Pep Guardiola, l'entraîneur de Manchester City, après la qualification des Lyonnais (3-1), samedi soir, pour les demi-finales de la Ligue des champions.

Comme après la qualification de l'OL pour les quarts de finale aux dépens de la Juventus (1-0, 1-2), la presse européenne a tendance à davantage se focaliser sur les défaillances de Manchester City - et en particulier sur celles de son entraîneur Pep Guardiola - que sur la performance des hommes de Rudi Garcia.

Pourtant, comme le souligne Le Progrès, l'OL a signé « un exploit XXL » en s'invitant dans le dernier carré de cette édition 2020 de la Ligue des champions, inédite par son format. Les Rhodaniens, « véritables outsiders de la compétition », « ont livré un énorme match et signé une performance majuscule en écartant Manchester City (3-1) », peut-on lire dans le quotidien régional.


« L'incroyable culot a payé »


Pour Le Progrès, Garcia et ses hommes « avaient raison d'y croire car ils ont fait ce que pas grand monde n'avait imaginé, avec une solidarité collective et un allant qui ont fait honneur au maillot qu'ils défendent. L'OL a mérité de poursuivre son voyage. » La conclusion de l'article évoque déjà l'ingrédient indispensable que les Lyonnais devront mettre pour renverser leur prochain adversaire, le Bayern Munich, implacable bourreau du Barça jeudi (8-2) :« L'incroyable culot a payé. »

Le JDD titre, lui, sur « Lyon (qui) rejoint Paris à la table des grands ». « L'équipe lyonnaise avait réalisé l'exploit majeur des 8es de finale et a réédité hier au stade José-Alvalade en sortant l'armada de Manchester City au prix d'un scénario improbable », lit-on dans l'hebdomadaire du dimanche, tandis que Nice-Matin salue « l'exploit lyonnais ». « Il y a quelques semaines peu imaginaient voir le septième de Ligue 1 triompher du champion d'Italie puis du 2e de Premier League. Ils étaient encore moins nombreux à imaginer deux clubs français dans le dernier carré de la C1, ce qui n'est jamais arrivé. »

Lyon peut réaliser la passe de trois face au champion d'Allemagne, son adversaire en 2010 lors de sa dernière (et unique) apparition dans le dernier carré de la C1. Les Rhodaniens avaient été froidement sortis par les Bavarois (0-1, 0-3).


« Ce format à élimination directe remanié a déjà produit son lot de surprises et Lyon a montré qu'il ne fallait pas les sous-estimer »


À l'étranger, c'est donc plutôt le travail de Pep Guardiola qui est décortiqué. Le Guardian se montre sans concession avec le coach des Citizens auquel il reproche d'une part sa passivité, mais aussi de s'être passé de ses joueurs les plus créatifs et surtout d'avoir changé son système en fonction de l'OL. « La grande honte est que City soit sorti sans avoir jamais été tout à fait lui-même, et sans jamais exprimer ses plus belles qualités », peut-on lire dans un article intitulé : « Pourquoi Pep Guardiola a privé Manchester City de sa joie et de sa liberté ? ».

« L'idée que Pep Guardiola complique trop les matches à élimination directe est devenue un tel truisme qu'il semble impossible qu'un manager d'une telle clarté de pensée puisse toujours suivre ce modèle ; toujours à trouver des moyens d'insérer ses propres angoisses, son intellectualisme maniaque dans les petits détails du football à élimination directe », regrette Le Guardian.

La remise en question des choix de l'entraîneur catalan ne s'arrête pas là : « Pep Guardiola a choisi une équipe de Manchester City entièrement différente de Manchester City pour jouer ce match, donnant à cette machine de passes et de mouvements une forme étrangement sourde, apparemment dans le but de refléter la défense à trois de l'Olympique Lyonnais, septième meilleure équipe de France ».

La BBC rappelle de son côté que « Guardiola a été applaudi à juste titre pour le merveilleux football et le succès qu'il a apporté à Manchester City - mais son plus grand objectif reste insaisissable. » Encore une fois, il est reproché à l'ancien entraîneur du FC Barcelone de « trop réfléchir » avant les matches à élimination directe et de ne pas avoir titularisé les bons joueurs contre l'OL.

« Lyon méritait le respect après avoir éliminé la Juventus, mais c'était un stratagème qui l'a poussé trop loin et a abouti à un City bégayant manquant de vitesse et de créativité », reproche la BBC qui appelle le Bayern à se méfier de l'équipe de Garcia. « Le Bayern Munich sera le grand favori après leur étonnante démolition 8-2 de Barcelone, mais ce format à élimination directe remanié a déjà produit son lot de surprises et Lyon a montré qu'il ne fallait pas les sous-estimer. »


« Ce dernier échec était collectif »


Le Manchester Evening News estime pour sa part que « Manchester City peut seulement s'en prendre à lui-même pour ce nouveau désastre en Ligue des champions ». Pour le journal de Manchester, les Citizens ne peuvent « pas se plaindre de ne pas avoir été averti de ce que Lyon allait leur faire. »

Le MEN rappelle que City avait été piégé la saison passé en phase de groupes de la C1 par l'OL qui lui avait pris 4 points (2-2, 1-2) et appelle à une remise en questions. « C'est peut-être le changement de formation de Guardiola en 3-5-2 qui a interrompu la dynamique de City après la victoire en huitièmes contre le Real Madrid. Ou peut-être que cette équipe ne peut toujours pas surmonter le blocage mental auquel elle fait face en Ligue des champions. Depuis trois ans maintenant, ils ont sous-performé en quarts de finale et ont trouvé une nouvelle façon déchirante de sortir. Ce dernier échec était collectif. Ce n'est peut-être pas la défaite de Barcelone qui a mis fin à une ère 24 heures auparavant, mais cela devrait en être une qui déclenche une période de réflexion. »

En Espagne, Mundo Deportivo rappelle que « Pep n'a toujours pas remporté la Ligue des champions depuis 2011 avec le Barça et aujourd'hui les 625 millions dépensés depuis son arrivée n'ont toujours pas servi à City ». Le bilan est cruel pour l'ancien coach du FC Barcelone. « Guardiola a quitté le banc du Camp Nou en 2012 et un an plus tard a repris les rênes du Bayern Munich. Depuis [...], il a été éliminé pendant sept saisons consécutives sans même avoir la possibilité d'atteindre la finale et de se battre pour le titre. »

En Italie, la Gazzetta dello Sport salue aussi la performance de l'OL qui a pris « le scalp de Manchester City » et met en lumière l'équipe de Rudi Garcia qui a de nouveau reversé les pronostics grâce au 3-5-2 « dynamique et agressif » de l'entraîneur français qui a privé les Citizens d'espaces.

En revanche, le journal italien n'est pas tendre avec Guardiola évoquant sa « faillite » cette saison. « Après le flop en Premier League arrive celui d'Europe, la Coupe de la Ligue ne suffit pas à racheter une année an bien en deçà des attentes. »

La Gazzetta appelle aussi désormais à se méfier de l'OL : « Mercredi, c'est la demi-finale avec le Bayern, où Lyon repartira outsider. Mais maintenant, il vaut mieux ne pas faire de prédictions, sinon vous risquez de passer pour un imbécile. »

 


 

Tolisso : « On ne sous-estimera pas Lyon »

Lequipe.fr

Le milieu français du Bayern, formé à l'OL, certifie que son équipe se méfie des Lyonnais, qu'elle affrontera mercredi soir (21 heures) en demi-finales de la Ligue des champions.

Entré en jeu à la 84e minute vendredi contre le FC Barcelone, Corentin Tolisso a participé brièvement à la victoire retentissante du Bayern Munich en quart de finale (8-2) de la Ligue des champions. Le milieu français (26 ans), longtemps freiné par les blessures, savoure le parcours de l'équipe allemande qui va l'amener à croiser Lyon, son club formateur, en demi-finales (21 heures, mercredi). Lors d'une conférence de presse organisée en visioconférence depuis Lisbonne, le champion du monde 2018 a livré son sentiment sur ce rendez-vous.

« Quel est votre sentiment au moment de croiser Lyon en demi-finales de la Ligue des champions ?
C'est assez exceptionnel. En partant de Lyon, je me suis toujours demandé quand j'allais pouvoir rejouer contre eux, mais je n'imaginais pas ce que serait en demi-finales de la Ligue des champions. Je suis vraiment content de pouvoir revoir tout le monde, les ex-coéquipiers, le staff... Ça va être un très très gros match, ils ont fait un super parcours en éliminant la Juventus (1-0, 1-2) et Manchester City (3-1).

Le niveau des Lyonnais vous a-t-il surpris ?
Non parce que je sais de quoi ils sont capables, je regarde leurs matches dès que je peux. Après, éliminer la Juve puis City, c'était compliqué. Le milieu de terrain est leur principal point fort. Houssem Aouar et Maxence Caqueret font énormément de travail, avec Guimaraes aussi. Les trois courent énormément, ils sont très techniques et peuvent ressortir le ballon.


« Quand les gros matches sont là, Lyon répond toujours présent »


Y a-t-il un risque de la part de votre équipe de sous-estimer Lyon ?
Lyon est en demi-finales de la C1, et je ne pense pas qu'une équipe arrive là par chance. À aucun moment, on ne sous-estimera cette équipe. Peut-être que d'un point de vue allemand, c'est l'équipe la moins connue. Mais tout le monde a regardé le match et vu de quoi l'OL était capable. Quand les gros matches sont là, Lyon répond toujours présent. On a vu la perf face à City, deuxième de PL et qui a un gros potentiel offensif.

Comment interpréter la présence de deux clubs français en demi-finales ?
C'est une belle année. Je ne sais pas si ça vient du long arrêt du Championnat ou pas. Mais les deux équipes françaises ont beaucoup de caractère et d'envie et elles ont énormément travaillé. Et puis la motivation est là. C'est la Ligue des champions.

Êtes-vous impressionné par le niveau de votre équipe ?
Je suis content qu'on joue à ce niveau, je sais qu'on est capables de le faire et sur plusieurs matches. Ça ne date pas de trois semaines, ça fait un moment qu'on joue comme ça. Après, on a aussi eu un maximum de réussite contre le Barça car la plupart de nos tirs ont fini au fond. Mais tactiquement on est au mieux et on a des joueurs de grande qualité.


« J'ai pu parler avec le coach, je sais qu'il compte sur moi »


Comment jugez-vous votre progression au Bayern Munich ?
J'ai changé de club pour progresser. La première année, j'ai montré de quoi j'étais capable. Après, je n'ai pas joué du tout à cause d'une blessure aux ligaments croisés. La troisième saison débutait bien, et puis j'ai moins joué et encore eu une grave blessure. Mais en évoluant au Bayern, j'ai pu découvrir un style de jeu. Être dans une équipe qui bataille pour gagner la C1, c'est quelque chose d'autre.

Comment voyez-vous votre avenir au club ?
Je vois mon avenir au Bayern. Aujourd'hui, c'est l'un des meilleurs clubs du monde, voire le meilleur. J'ai eu des blessures mais à l'heure actuelle je me sens bien. J'ai pu parler avec le coach, je sais qu'il compte sur moi. »

 


 

La réponse cinglante d'Aulas à Quillot sur l'arrêt de la Ligue 1

RMC.fr

Invité ce dimanche du RMC Football Show, Jean-Michel Aulas a répondu à ceux qui estiment que l'arrêt de la saison de la Ligue 1 a fait les affaires du PSG et de l'OL en Ligue des champions. Pour le président lyonnais, il s'agit plutôt d'une "injustice incroyable".

Avec du recul, et quand on sait que la Ligue 1 vient de placer deux clubs dans le dernier carré de la Ligue des champions, le choix d’arrêter la saison en France était-il le bon? Cette décision a-t-elle fait les affaires de l’OL et du PSG? Sans forcément aller jusque-là, certains acteurs du football français, dont Didier Quillot, estiment que cette pause ne leur a pas nui. Bien au contraire.

"Ce sont des décisions collectives. Mais ça ne semble pas les avoir désavantagés. Je regarde les chiffres de manière objective. Les Italiens, les Espagnols et les Anglais ont repris tard. Regardez les difficultés de la Juve, l’Atalanta, l’Atlético, le Real et le Barça. Les Allemands ont repris plus tôt et fini plus tôt. Nous avons été très critiqués quand on a arrêté. Je ne sais pas s’il y a un lien de cause à effet, mais j’ai remarqué que les Parisiens et les Lyonnais avaient une plus grande fraîcheur physique et mentale en fin de match", a souligné le directeur général exécutif de la Ligue de football professionnel ce dimanche dans le RMC Football Show.

Invité à son tour sur l’antenne de RMC quelques minutes plus tard, Jean-Michel Aulas est revenu sur cet arrêt de la Ligue 1, acté dès le 30 avril par le conseil d’administration de la LFP. Avec un avis très tranché.


"Un sentiment d’injustice incroyable" pour Aulas


"Ceux qui vous disent que c’était une embellie d’arrêter le championnat pour permettre au PSG et à l’OL d’être en bonne forme se moquent de vous. Il y a évidemment un déficit athlétique à combler. L’OL a eu la sagesse de repartir dès début juin avec deux mois de préparation qui donnent la possibilité d’amener l’équipe à un bon niveau de performance. Si l’arrêt de la Ligue 1 a eu une influence, c’est de nous donner un sentiment d’injustice incroyable. Peut-être que cette injustice pourra se régler sur le terrain, mais on ne pourra pas oublier", a lâché le président de l’OL.

Septième de Ligue 1 au moment de l’arrêt de la saison, son club n’a plus qu’une chance de disputer la prochaine Ligue des champions: remporter cette édition 2020. Il faudra pour cela réaliser un nouvel exploit contre le Bayern Munich mercredi (à suivre en exclusivité sur RMC Sport), avant une éventuelle finale contre le PSG ou le RB Leipzig.




▶️ Voir aussi... Manchester City 1-3 OL : L'After (Résumé vidéo, notes, réactions, stats)

 

Last modified on dimanche, 16 août 2020 19:16