L'actu du Jeudi 2 Juillet

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Geubbels, Maolida, Gouiri : L'OL a-t-il raison de ne plus faire confiance à ses attaquants ?

Eurosport.fr

En deux ans, l'Olympique Lyonnais s'est séparé de ses trois plus gros espoirs au poste d'attaquant : Willem Geubbels, Myziane Maolida et, désormais, Amine Gouiri parti à Nice ce mercredi. Trois jeunes qui semblaient pourtant incarner l'avenir de l'OL. Alors, Lyon a-t-il définitivement tiré une croix sur ses jeunes ?

Il paraît que l'amour dure trois ans. A l'aube de la saison 2017/2018, Lyon couve trois talents offensifs, trois individualités pleines de promesses, trois références dans leur catégorie d'âge, trois jeunes de 16, 17 et 18 ans qui incarnent, pense-t-on alors, l'avenir de l'OL : Willem Geubbels, Amine Gouiri et Myziane Maolida. Trois ans plus tard, il n'en reste plus un seul. La lune de miel a viré au fiasco. Aucun d'entre eux n'a réussi à s'inviter durablement dans la rotation des septuples champions de France qui a fini par s'en séparer. Chaque départ a soulevé interrogations et regrets chez les habitués du Groupama Stadium.

Mais Lyon a rempli ses caisses : 37 millions d'euros pour un trio qui n'a pour le moment rien prouver au plus haut niveau. Est-ce que Lyon a fait une affaire ? Est-ce que l'OL a complètement perdu la tête en manquant de patience ? Et ces trois transferts signifient-ils qu'il n'y a plus de place pour la formation lyonnaise chez les pros de l'OL ? L'OL et ses attaquants, c'est d'abord un héritage, un savoir-faire : Bernard Lacombe, Ludovic Giuly, Hatem Ben Arfa, Alassane Pléa, Fleury Di Nallo, Anthony Martial, Nabil Fekir, Alexandre Lacazette et bien sûr, Karim Benzema.

Lyon sort des attaquants internationaux à la pelle. Une tradition qui nourrit les espoirs autour de ceux qui fréquentent le centre de formation. Geubbels, Maolida et Gouiri ont incarné, malgré eux, cette filiation parce qu'aujourd'hui, tout va plus vite. Leur réputation flatteuse précédait leur début chez les professionnels. Et, au fond, peu importe qu'ils n'aient jamais percé à l'OL, les promesses semées chez les jeunes à Lyon et en sélection couplées au savoir-faire lyonnais les ont très vite, sans doute trop, érigés comme les successeurs de cette glorieuse lignée.

Trauma Martial et fantasme du nouveau Benzema

Voilà pourquoi chacun de leur départ a été vécu comme un douloureux épisode par les supporters de l'OL biberonnés aux exploits d'attaquants made in OL. Le traumatisme de 2013 n'a rien arrangé. Cet été-là pour sauver ses comptes, Lyon vend Anthony Martial pour cinq petits millions d'euros à Monaco. Il sera revendu pour dix fois plus cher (plus 30 millions de bonus) deux ans plus tard, deviendra international et incontournable en Premier League. Voilà ce qu'ont ravivé les ventes de Geubbels et Maolida en 2018, et celle de Gouiri aujourd'hui. Entre le trauma Martial et le fantasme du nouveau Benzema, chacune des ventes fut un crève-cœur. Parce qu'à Lyon, plus qu'ailleurs, le public a besoin de s'identifier à son équipe, de se retrouver dans ses jeunes Gones.

Alors l'OL a-t-il perdu la tête ? "L'OL n'est pas forcément en cause, nous confie Frédéric Guerra, agent historique de nombreux Lyonnais du cru (Grenier, Balmont, Gonalons entre autres). On observe désormais de plus en plus d'impatience chez ses jeunes et leur entourage. Ils veulent une place dans le onze de plus en plus tôt et Lyon ne peut pas toujours leur offrir." Dès ses 16 ans, Geubbels a voulu quitter Lyon et lui a préféré le projet monégasque. L'OL s'est aussi heurté à un phénomène nouveau : un marché des très jeunes agressifs. Monaco a acheté une promesse avec l'espoir d'en tirer une énorme plus-value. Refaire une culbute façon Martial en quelque sorte.

L'exception Aouar

Philippe Lamboley, agent de Martial et… Maolida, a une lecture bien différente. Pour lui, Lyon a sa part de responsabilité dans le départ de ses meilleurs éléments : "Lyon a recruté Terrier et même Cornet plutôt que de développer Maolida, analyse-t-il. Le joueur a besoin d'un projet pour avancer, se sentir bien." Ce qui est certain, c'est que l'espace s'est réduit pour les jeunes à Lyon. "L'OL a sorti une grande génération avec Umtiti, Lacazette, Fekir, Tolisso parce qu'il n'avait pas le choix : il fallait financer le stade, nous indique un fin connaisseur du microcosme lyonnais. Aujourd'hui, Lyon a rempli les caisses et les mêmes n'auraient pas percé dans l'effectif professionnel."

Houssem Aouar, Rayan Cherki et Maxence Caqueret sont aujourd'hui les seuls représentants de l'excellence de la formation lyonnaise dans le groupe professionnel. Si Aouar est absolument indiscutable, Cherki, malgré des prestations souvent séduisantes, n'a joué que 6 matches de L1 et 15 minutes en C1 et Caqueret, entré dans le groupe pro à l'été 2018, n'a joué que 9 matches cette saison et a vu la concurrence s'affermir avec l'arrivée de Bruno Guimaraes. Un seul titulaire, en plus d'Anthony Lopes au club depuis bien plus longtemps : c'est peu pour le meilleur centre de formation de France. "Bien sûr que les rapports ont changé entre le groupe professionnel et les jeunes, note Gérard Bonneau, ancien patron du recrutement des jeunes Lyonnais. Avant les entraîneurs connaissaient les jeunes de 16, 17 ans. Aujourd'hui, Rudi Garcia ne va pas les voir s'entrainer."

Du fantasme… à la réalité

Lyon s'est aussi lancé dans le business lucratif de la post-formation qui a permis de signer des affaires en or avec comme meilleurs exemples les reventes de Tanguy Ndombele et Ferland Mendy l'an passé. Les arrivées de Maxwell Cornet (Metz), Martin Terrier (Lille), Jean-Philippe Mateta (Châteauroux) ou, plus récemment, de Tino Kadewere (Le Havre), ont ainsi pu boucher l'avenir des trois hommes qui nous intéressent. A un autre poste, celui de défenseur, Pierre Kalulu, grand espoir du centre, a fini par aller voir ailleurs lui aussi faute de temps de jeu et face à la concurrence au poste d'arrière droit (Dubois, Tete, Rafael).

Mais l'antériorité dont nous disposons sur les opérations Maolida et Geubbels tend à prouver que l'OL ne s'est pour le moment pas trompé. Les deux hommes ont été vendus pour 30 millions d'euros en 2018. En deux ans, le premier a joué 28 matches pour deux buts avec Nice, le second s'est contenté de 8 minutes en Ligue 1. S'ils n'ont pas été épargnés par les blessures, si leur jeune âge ne les condamne à rien, la mise en route est poussive et c'est pour le moment Lyon qui touche le jackpot. Une situation qui rappelle qu'il ne suffit pas d'être attaquant formé à l'OL pour réussir. Les carrières de Yanis Taffer et Farès Bahlouli, qui ont eux-aussi soulevé de grands espoirs, sont de vrais contre-exemples. Du fantasme à la réalité, l'écart est parfois immense.

Gouiri, un "crack" comme Pléa

La question du niveau réel du trio doit être posée : Geubbels, Maolida et Gouiri n'ont-ils pas été survendus ? "A mon avis, on n'entendra pas parler de Geubbels au très haut niveau", tranche Guerra. "S'il y a un crack, c'est Gouiri, continue Bonneau. C'est lui qui empile les buts, c'est lui qui a le profil le plus précieux. C'est le seul qui a des références au moment de son départ. Mais à mon avis, il s'est blessé au plus mauvais moment." A l'été 2018, une rupture des ligaments croisés du genou gauche le stoppe dans sa progression. Depuis, Lyon a misé sur Toko-Ekambi, entre autres.

"Le cas de Gouiri, le plus talentueux des trois, me rappelle celui de Pléa dont je gérais les intérêts à l'époque, continue Guerra. Il n'avait plus l'espace pour progresser à l'OL. Et, comme Gouiri, il allait s'ennuyer en réserve et il fallait s'inscrire dans un projet nouveau. L'OL n'a pas de regret à avoir parce que s'il ne part pas, Plea ne devient jamais international. C'est pareil pour Gouiri. Et puis, Lyon garde un gros pourcentage à la revente comme dans le dossier Martial qui lui a permis de retomber un peu sur ses pattes. Croyez-moi, l'OL se trompe rarement. Ses dirigeants ont le nez creux. Quand ils ont un crack monumental, comme Karim Benzema, ils savent le conserver et lui faire de la place…"



 

Vidéo : La balade de l'OL en amical contre Port-Valais

Lequipe.fr

Les Lyonnais l'ont emporté 12-0 en match amical contre les Suisses de Port-Valais. Depay et Kadewere ont inscrit quatre buts chacun.

Pour son premier match depuis quatre mois, l'OL s'est imposé ce mercredi sur le score de 12-0 face à l'équipe suisse de l'US Port-Valais. La rencontre avait lieu au stade Camille Fournier d'Évian. À noter les quadruplés de Memphis Depay, totalement remis de sa blessure à un genou, et de Tino Kadewere, la recrue venue du Havre.

Les autres buts ont été l'oeuvre de Karl Toko Ekambi (2), de Maxence Caqueret et de Thiago Mendes. « Memphis a été bon dans tous les domaines en jouant simple, s'est félicité Rudi Garcia, le coach de l'OL. Port-Valais a été fair-play et correct. On les remercie. On est satisfaits de cette opposition. » Le prochain match de préparation de Lyon avant sa finale de la Coupe de la Ligue face au Paris SG (31 juillet) est prévu le 4 juillet contre l'OGC Nice.


 


 

OL - Port Valais (12-0) : les réactions d'après-match

OL.fr

Les acteurs de la rencontre se sont arrêtés au micro d'OLTV pour livrer leur analyse de ce premier match amical.

Rudi Garcia

« Je suis satisfait du sérieux des joueurs. Ils ont respecté l’adversaire. On se devait de faire le maximum. Il y a beaucoup de satisfactions à l’image de Tino Kadewere et les retours à la compétition de Memphis et Jeff. Ils peuvent être des atouts importants. Ils ont fait le maximum. Ils nous ont rassurés. Il n’y a aucune d’appréhension de leur côté. C’est une bonne progression pour eux. On a essayé de compenser les temps de jeu avec la dernière opposition qu’on avait faite à la fin de la semaine dernière. On a trouvé un équilibre dans ce domaine… Le travail a été bien fait. Tous les milieux de terrain ont joué une heure. Ceux qui n’ont pas joué ont travaillé fort de leur côté. On est contents. On va pouvoir finir de la meilleure des manières cette semaine de stage. Ce sera une autre paire de manches face à Nice samedi. Il y aura une équipe différente. »
 
Tino Kadewere

« Je suis très heureux de ce premier match. C’est bien de commencer de cette façon. Il faut continuer. On commence à trouver des automatismes. »
 
Karl Toko Ekambi

« On essaie de mettre beaucoup d’intensité. On considère tous les matches comme important et non comme amical. On se doit d’être prêt rapidement. »

Jean-Michel Aulas


Machado (Port-Valais)

 

 


 

Parker dévoile ses hautes ambitions pour l'OL

Topmercato.com

Successeur annoncé de Jean-Michel Aulas à la présidence de l'OL, Tony Parker vise très haut. Il souhaite parvenir à remporter un titre de champion et peser en Ligue des Champions.

Aulas et Tony Parker "Ils (les Lyonnais) ont gagné beaucoup de titres dans les années 2000. Ça fait longtemps qu'il n'y a plus eu de titre de champion de France. La Ligue des champions reste un objectif toujours très important pour l'OL. C'est essayer de ramener le titre de champion de France et continuer à faire grandir le club. Avec le nouveau stade, une fois que tous les remboursements auront été faits, on aura plus de moyens à mettre dans le sportif. Il faut continuer à être patient, beaucoup de choses ont été mises en place. Dans les trois-quatre ans, on pourra essayer de construire une équipe encore plus compétitive", a notamment déclaré l'ancien basketteur au micro de RMC.

Parker pourrait prendre la place de JMA dans "trois-quatre ans". Aucune date précise n'a pour l'instant été fixée.

 


 

Le message d'adieu de Gouiri

Twitter

 


 

Coupet vide son sac !

Maxifoot.fr

Présenté par Dijon, ce jeudi, Grégory Coupet garde un souvenir amer de la dernière saison avec l'Olympique Lyonnais. En effet, le nouvel entraîneur des gardiens du club bourguignon a lancé plusieurs piques à Juninho, mais également Rudi Garcia.

Légende vivante de l'Olympique Lyonnais, Grégory Coupet a connu une fin d'aventure compliquée dans le Rhône. Assez pour claquer la porte et prendre la direction de Dijon, où il va occuper le rôle d'entraîneur des gardiens. Présenté ce jeudi, le septuple champion de France en a profité pour en dire plus sur son départ houleux.


Coupet regrette la gestion de Juninho


«C'est simple : je ressens beaucoup d'incompréhension. J'étais en fin de contrat. Pendant le confinement, le 5 mai, j'ai laissé un message à Juninho, sans avoir de réponse. Quelques jours plus tard, j'ai envoyé un mail à Juninho, à Rudi Garcia et à Vincent Ponsot (le directeur général adjoint), toujours pour savoir ce que le club comptait faire avec moi. Pas de nouvelles non plus. J'ai demandé à rencontrer Juninho, ça ne s'est pas fait» , a soutenu Coupet dans des propos repris par Ouest-France.

«J'ai joué pendant plus de onze ans à Lyon ; j'ai été membre du staff technique. Je pense qu'ils me connaissent un peu, qu'ils savent que j'aime quand les choses sont dites. Là, je ne sais pas, je n'ai pas compris. C'est un manque de considération. J'attendais au moins une réponse. Je ne demandais pas d'augmentation, rien du tout. Tout cela est opaque. Je pensais rester longtemps au club. C'est comme ça, on se quitte bons amis, même s'ils ont été surpris quand j'ai signé à Dijon» , a rajouté l'homme de 47 ans.


Pas d'atomes crochus avec Garcia


Droit dans ses bottes, le néo-membre du staff du DFCO assure n'avoir eu aucun dialogue avec Rudi Garcia. «Nous n'avions pas d'atomes crochus. Nous ne partageons pas la même vision du management, du collectif. Quand il a été nommé entraîneur, il s'est appuyé sur son noyau dur…» , a soutenu l'ex-international français, qui garde la rancoeur tenace, notamment après l'épisode Ciprian Tatarusanu.

«On a dit de moi que j'étais trop proche des gardiens. Il fallait bien me reprocher quelque chose. L'année dernière, l'OL avait recruté Ciprian Tatarusanu sans me consulter. C'est moi qui ai annoncé à Anthony Lopes que je partais. Il a été déçu, mais pas vraiment étonné» , a appuyé le principal intéressé. Une triste fin pour celui qui a porté les couleurs de l'OL à 519 reprises.

 


 

L'OL se sépare de deux jeunes

Footmercato.net

L'Olympique Lyonnais laisse partir deux joueurs de son centre de formation. Il s'agit du défenseur Théo Ndicka (20 ans), qui s'encage avec le club belge d'Ostende, désormais présidé par Gauthier Ganaye, furtif président de l'OGC Nice avant le retour de Jean-Pierre Rivère, et du gardien Lucas Margueron (19 ans), qui file à Clermont.

« L’Olympique Lyonnais informe des départs sans indemnité de transfert de Théo Ndicka Matam et Lucas Margueron respectivement à Ostende (Belgique) et Clermont Foot (Ligue 2). L’Olympique Lyonnais percevra pour les deux joueurs un intéressement de 30 % du montant d’un futur transfert », peut-on lire sur le communiqué de l'OL.

 


 

Djibrail Dib va signer pro

Footmercato.net

Alors que son contrat aspirant est sur le point de prendre fin dans les prochains jours, Djibrail Dib (17 ans) va prolonger l’aventure dans le Rhône. Selon le journal L'Équipe, le tout jeune milieu offensif doit signer dans les prochains jours son premier contrat professionnel d'une durée de trois ans.

L’international français U16, originaire de Vénissieux, était suivi de près par l’OM, qui lui avait tout de même proposé un contrat lui permettant d’intégrer le groupe pro dès son arrivée. Une offre déclinée par le jeune Lyonnais qui connaîtra donc sa première aventure chez les pros avec son club formateur.



Vidéo : L'après midi rafting

OL via Twitter

 



Voir aussi... OL - Port-Valais : L'Avant Match // Le Tableau Mercat'OL

 

Last modified on jeudi, 02 juillet 2020 20:47