L'actu du Mercredi 27 Mai

L'actu du Mercredi 27 Mai

Aulas crie à l'inconstitutionnalité, Maracineanu se "félicite"

RMC.fr

Jean-Michel Aulas n’a pas tardé à réagir de manière véhémente au rejet de l’amendement qu’il soutenait pour une reprise de la Ligue 1. Présente en séance au Sénat, ce mardi, la ministre des Sports Roxana Maracineanu, s'en est, elle, logiquement réjouie.

Jean-Michel Aulas l’a encore en travers de la gorge. Et cet échec politique, dans son combat pour une reprise de la saison en Ligue 1, aura bien du mal à passer. Le Sénat, la haute assemblée du Parlement, a rejeté ce lundi l’amendement qui visait à permettre une reprise du championnat. L’amendement en question était poussé par le président de l’OL qui multiplie les prises de parole et les actions depuis trois semaines pour inciter les autorités à revenir sur la décision d’arrêter la saison de Ligue 1. En vain, jusqu’à maintenant.

 


Aulas se tourne désormais vers le Conseil d'Etat


"Plus de 60 sénateurs (72, ndlr) avaient signé cet amendement, s’est agacé Aulas sur Twitter, avant de passer aux menaces. Le côté anticonstitutionnel de cette loi qui vient corriger a posteriori une erreur manifeste sera dénoncé."
Si Jean-Michel Aulas ne décolère pas, la ministre des Sports Roxana Maracineanu se félicite au contraire "que l’amendement qui visait à rouvrir le débat sur la fin des championnats 2019-2020 n’ait pas été adopté". Malmenée en séance ce mardi, la ministre avait émis un avis défavorable pour le gouvernement.

 


La voie parlementaire étant close désormais, Jean-Michel Aulas n’a d’autres choix que de se tourner vers la justice administrative, ce qu’il a fait en début de semaine, en sollicitant le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative. L’OL a en effet déposé des pourvois contre la décision d’arrêter le championnat et contre le classement choisi, qui laisse son équipe à la septième place du championnat, privée de Ligue des champions et même de Coupe d’Europe la saison prochaine. L’audience en référé devant le Conseil d’Etat aura lieu le 4 juin.

 


 

Lyon forcé de larguer Depay au mercato ?

Foot01.com

Dans l’ombre d’un Jean-Michel Aulas déterminé à faire reprendre la Ligue 1, l’Olympique Lyonnais prépare son mercato sous la houlette de Juninho.

Pour le directeur sportif brésilien des Gones, il existe plusieurs dossiers sensibles dans l’optique de ce mercato estival. Houssem Aouar dispose d’un bon de sortie tandis que Moussa Dembélé a une cote énorme en Angleterre. De plus, l’OL aimerait trouver une porte de sortie à Joachim Andersen ou à Marcelo, et doit également dégraisser au poste de latéral droit où il y a un joueur de trop entre Rafael, Dubois et Tete. Mais pour Juninho, la priorité n°1 se nomme sans doute Memphis Depay, dont le contrat avec l’Olympique Lyonnais expire dans un an, et qui refuse pour l’instant de prolonger. Et visiblement, aucune issue positive n’est possible dans ce dossier selon les informations du Progrès.


Une prolongation ou un départ en 2020


En effet, le média régional affirme que l’éventuelle prolongation de Memphis Depay n’avance pas et qu’il est d’ores et déjà acquis que l’Olympique Lyonnais ne prendra pas le risque de le conserver cet été sans avoir l’assurance de voir le Néerlandais prolonger. Dès lors, son départ lors du prochain mercato pourrait bien être acté dans les semaines à venir même si logiquement, Depay attend de savoir si l’OL sera qualifié en Coupe d’Europe via la Ligue des Champions ou la finale de la Coupe de la Ligue avant de se prononcer définitivement. En cas de départ, l’ancien attaquant de Manchester United ne manquera pas d’offres. Depuis plusieurs mois, il est notamment sollicité en Italie où des clubs comme la Lazio Rome et l’AC Milan apprécient son profil. La donne se complique en tout cas pour Juninho dans un dossier sensible qui ne manquera pas d’irriter les supporters, très attachés à leur charismatique capitaine…

 


 

Pierre Kalulu temporise avant de se décider quant à une éventuelle prolongation

Lequipe.fr

Dans l'espoir de conserver leur jeune latéral droit (19 ans), les dirigeants lyonnais ont largement révisé leur proposition financière. Et ils tentent désormais d'éclaircir l'horizon sportif de l'international français U20 qui temporise avant de prendre une décision.

L'Olympique Lyonnais ne désespère pas de conserver Pierre Kalulu (19 ans). En fin de contrat stagiaire en juin prochain, le latéral droit suscite les convoitises de plusieurs grands clubs européens. En plus de celle du Bayern Munich et du Séville FC, l'OL doit surtout faire face à la concurrence de l'AC Milan qui semble, aujourd'hui, le club le mieux placé pour enregistrer la signature du premier contrat professionnel de l'international français U20.

Mais les efforts récemment déployés par les dirigeants lyonnais ont rééquilibré la situation. Lyon a notamment très nettement révisé sa proposition financière qui se rapproche de celle émise par le club italien. Et la réflexion du défenseur se porte intégralement sur l'aspect sportif. En termes de temps de jeu, les garanties offertes par Milan paraissent plus importantes. Mais Juninho, le directeur sportif de l'OL, s'est engagé à faire de la place à un poste où le club lyonnais dispose aujourd'hui de trois solutions (Léo Dubois, Rafael et Kenny Tete).


Des solutions de sortie recherchées pour Rafael et Tete


Ces derniers jours, les dirigeants lyonnais ont d'ailleurs essayé d'ouvrir la porte d'un transfert de Rafael (29 ans) à Botafogo. Mais même s'il en garde l'objectif dans un coin de sa tête, le Brésilien n'est pas pressé de rallier son club de coeur et il se sent bien à Lyon. Des solutions sont également recherchées pour Kenny Tete (24 ans). Mais les importants émoluments perçus par l'international néerlandais rendent complexes cette tâche. Face à cette situation et dans l'attente de voir son horizon sportif lyonnais éventuellement s'éclaircir, Pierre Kalulu a pris le parti de temporiser avant de prendre sa décision.

 


 

La dernière idée de l’UEFA pour terminer la Champions League

Butfootballclub.fr

La dernière idée de l’UEFA pour conclure ses compétitions européennes seraient de jouer les derniers tours sur un match sur terrain neutre.

« Je pense que ça va marcher. On ne sait jamais ce qui peut se passer mais les choses semblent se calmer. 80% des championnats européens vont reprendre. Je ne vois pas pourquoi la Ligue des champions et la Ligue Europa ne devraient pas avoir lieu. » Ces propos ont été tenus par Aleksander Ceferin, président de l’UEFA qui tient absolument à ce que les compétitions continentales se concluent.

Seulement, certains des clubs encore engagés, comme le PSG ou l’OL, n’ont pas le droit de jouer des matches chez eux, même à huis clos. Ce qui risque de fortement les pénaliser, notamment les Gones, qui doivent encore disputer leur 8e de finale retour contre la Juventus Turin (victoire 1-0 à l’aller).

Eh bien, selon Sky Italia, l’UEFA aurait trouvé la parade : après les 8es, les quarts et la demi-finale se disputeraient sur un seul match, évidemment sur terrain neutre. Les quarts auraient lieu les 13 et 14 août, les demies et la finale à la fin du mois, à Istanbul, ville retenue il y a un an pour accueillir le dernier match de la C1.

 


 

Aulas répond à la "claque" du mari de Maracineanu

Twitter

 


 

Certains joueurs de l’OL ont refusé de baisser leur salaire

Football.fr

Interrogé par Marc Fauvelle et Renaud Dély sur France Info, le président de l’OL a confirmé que des discussions avaient eu lieu avec les effectifs des équipes professionnelles du club dans le cadre d’une baisse de salaire solidaire, afin de limiter les impacts économiques de la crise du Coronavirus.

A l’instar de toutes les autres équipes de Ligue 1, l’Olympique Lyonnais a mené des discussions avec ses joueurs, dans l’optique de baisser les coûts salariaux, qui pèsent particulièrement dans l’économie d’un club de football. Jean-Michel Aulas a évoqué le sujet chez nos confrères de France Info. « Il y a eu des discussions, des échanges avec les joueurs. On n’a pas eu d’unanimité sur les dispositions. Certains joueurs ont accepté, d’autres non, c’est au cas par cas », a-t-il reconnu sans identifier formellement ceux qui jouent le jeu, et ceux qui campent sur leurs positions.

L’OL vit cependant un paradoxe évocateur, puisque dans le même temps, l’effectif féminin a quant a lui trouvé un consensus et toutes les joueuses ont consenti à des efforts. Relancé sur ce qui sonne comme un manque de cohérence, le président Lyonnais tente comme il peut de défendre les masculins : « C’est peut-être plus difficile quand on s’habitue à un certain niveau de rémunération ». On pourrait pourtant penser le contraire. Mais Jean-Michel Aulas, bien conscient de la singularité de la situation, et sans doute un peu excédé par le manque de solidarité de ses joueurs, les renvoie vers leur responsabilité : « Il faut leur demander (pourquoi ils ont refusé) ».

Dans cette interview, « JMA » confirme que l’ensemble du personnel du club a été placé en chômage partiel, à l’exception de ceux en capacité de télétravailler. Et que si l’OL n’est pas menacé en tant qu’entreprise, « plusieurs dizaines de milliers d’emplois » le sont dans le football français.

 


 

Deschamps invite finement à Aulas de se taire, JMA repart de plus belle !

Butfootballclub.fr

Le sélectionneur de l’équipe de France Didier Deschamps ne pense pas qu’une reprise des championnats soit une idée très judicieuse. N’en déplaise à Jean-Michel Aulas.

Jean-Michel Aulas par ci, Jean-Michel Aulas par là. Depuis le début de la crise sanitaire, pas un jour ne passe sans que le président de l’OL n’occupe pas l’espace médiatique. Ce mardi, JMA a par exemple pesté contre la décision du Sénat de rejeter un amendement que des sénateurs, essentiellement originaires du Rhône, avaient soumis.

Celui-ci avait pour but de permettre une reprise des championnats professionnels, malgré la décision prise par le Président de la République et le Premier ministre. « Plus de 60 sénateurs (72, en fait) avaient signé cet amendement, s’est agacé Aulas sur son compte Twitter, avant de passer aux menaces. Le côté anticonstitutionnel de cette loi qui vient corriger a posteriori une erreur manifeste sera dénoncé. » Ce genre de déclarations, Didier Deschamps en a assez et prône le fait d’accepter sans ciller l’arrêt des championnats.


Deschamps encourage à écouter Le Graët


« Il faut l’accepter, tranche le sélectionneur de l’équipe de France dans Le Parisien. Une seule personnalité du football est au-dessus de la mêlée, c’est le président de la Fédération. Mon président est dans son rôle et sait très bien prendre les bonnes décisions au bon moment quand la situation l’exige (…) En Allemagne, certaines images me semblent tellement incohérentes… Je vois des joueurs disputer une rencontre avec tous les éléments propres au football : à savoir des contacts et des accrochages. Et, puis, on aperçoit en tribune des remplaçants masqués à deux mètres de distance les uns des autres. Sincèrement, je ne comprends pas. Je n’aime pas ça. »


Aulas parle même Mercato


Invité sur France Info ce matin, le président de l’OM a répondu finement à ses détracteurs en lâchant d’autres infos croustillantes. « Des excès de ma part ? Très peu. L’utilisation du tweet n’est pas une mauvaise chose en soi, a-t-il glissé avant de repartir de plus belle. La logique économique et européenne était d’aller au bout des compétitions. Les gens qui ont à prendre la décision n’ont peut être pas conscience que c’est possible. On confond l’ensemble du football et des ligues professionnelles les enjeux sont différents. La baisse des salaires ? Il n’y a pas eu d’unanimité chez les joueurs (…) mais notre équipe féminine a trouvé une solution unanime. Le marché des transferts ? Il sera en mode pause cet été. Il y aura un vrai problème dans les comptes des clubs français. »

 


 

Intervention de Jean Michel Aulas sur France Info

OL.fr
Le président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, était l'invité de Marc Fauvelle et Renaud Dely sur France info en direct du Groupama Stadium. L'intégralité de l'intervention est à retrouver gratuitement sur OL Play.

L’espoir d’une reprise ?

« On saura par la suite si c’est un combat perdu d’avance. Je connais bien le foot, je suis épris d’équité et je suis un homme libre dans un contexte où les décisions sont parfois malheureuses. On est le seul grand pays européen à avoir arrêté son championnat et tout ceci nous amènera vers une catastrophe économique pour les clubs. Je réclame quelque chose de logique. Que le championnat aille à son terme, qu’il y ait une équité sportive. L’UEFA, dans un certain nombre de déclarations, avait indiqué que les championnats devaient aller au bout et que l’on pouvait jouer en juillet et en août s’il le fallait. Le mérite sportif devait être respecté et on est en ligne avec cette proposition. La ministre des Sport s’est appuyée sur une date du 3 août qui n’existait pas en réalité. Il me paraissait utile de dire qu’il était tout à fait possible de reprendre. J’espère que le Premier Ministre donnera aussi des orientations jeudi car, avec des dispositifs sanitaires très pointus, on peut montrer que tout est possible. »
 
La défense de l’intérêt général

« On me reproche de défendre l’intérêt individuel. Si on avait pris comme date d’arrêt la 27ème journée, celle où tous les clubs avaient joué, les classements auraient été différents. Il restait 30 points à prendre donc on peut imaginer que des clubs relégués comme Amiens ou Toulouse auraient pu se maintenir. Ce n’est pas une question d’intérêt individuel mais d’intérêt général. Le foot est un sport qui se juge à la fin… Nous n’avons pas fêté le titre de notre équipe féminine car le PSG pouvait encore nous dépasser sur les matches qui restaient. On est au Conseil d’Etat pour remettre en cause une décision qui touche aussi le football féminin où on est théoriquement Champion de France. Il n’y a pas de meilleure réponse à cela. Je demande aussi la reprise de ce championnat car toutes les compétitions doivent être menées à leur terme. Les décisions sont prématurées. Quand on fait une erreur, soit on la régularise en prenant une décision contraire, soit on s’enferre. Aujourd’hui, on s’enferre et on ne parle plus de la date du 3 août qui était pourtant la raison de l’arrêt du championnat. Cette date avait été donnée à titre indicatif par l’UEFA. La logique européenne était d’aller au bout. »
 
La reprise de la Champions League en août

« La France a la chance d’avoir deux équipes encore qualifiées. On va jouer une compétition au mois d’août pour les garçons et pour les filles. Les autres championnats vont reprendre ou ont repris. Notre équipe féminine va jouer le Bayern qui a déjà repris. On devra affronter des équipes européennes qui auront joué deux mois de compétitions alors que nous sommes à l'arrêt depuis plusieurs mois. Il y a un écart de compétitivité anormal. »
 
Les conséquences financières pour l’OL

« Je ne pense pas que le club ne soit menacé dans sa pérennité. L’OL, c’est plus de 500 personnes permanentes et plus de 2 5000 personnes qui travaillent en jour de match. C’est une filière économique très importante au niveau du foot français. Il y a plusieurs dizaines de milliers d’emplois menacés. Nous sommes en bonne santé car nous avons pris un certain nombre de décisions. Les autres clubs n’ont pas encore cette maturité économique et sont menacés. La décision contribue à fragiliser encore plus les clubs... Il n’y a pas eu d’unanimité sur la baisse des salaires, au contraire de ’équipe féminine qui a trouvé une solution unanime. Certains joueurs ont accepté de manière volontaire et individuelle. Il y a eu une solidarité exemplaire à l’OL… L’OL a souvent été à la pointe. Il y a eu notre combat pour notre entrée en Bourse, un combat que nous avons gagné. Il y a eu aussi ce combat pour la privatisation des clubs. On est aussi propriétaire de notre stade et on peut le rentabiliser différemment. »
 
Les conditions de jeu en Bundesliga

« Quand on est passionné de foot, quand on aime le jeu et cette compétition, on se régale. Le match entre Dortmund et le Bayern d’hier soir était formidable. L’affluence des téléspectateurs est très supérieure à la normale. Le grand public adore. Cela montre que tout le monde attend qu’on reprenne le foot. C’est un foot différent mais il faut s’adapter. Il faut retrouver évidemment le public, ce qui n’est pas possible pour le moment. Progressivement, les choses vont revenir à la normale. »
 
Le mercato en pause

« Il sera en mode pause. Les joueurs du championnat de France ne seront plus visibles. Les clubs qui pourront investir seront à l’étranger. Il y aura un vrai problème dans les comptes au 30 juin. Il faudra rajouter à cela les provisions à prendre sur les transferts effectués il y a quelques années, et pour lesquels les règlements risquent de ne pas intervenir car il y aura beaucoup de clubs en difficulté. Cela va déstabiliser le foot français.  Il y aura un manque à gagner considérable. »

 


 

Aouar prêté à la Juventus pour… deux ans ?

Sport24.fr

Houssem Aouar à la Juventus ? On sait que le milieu de l’OL plait aux dirigeants turinois. On sait aussi que le président Aulas n’entend pas laisser filer sa pépite à bas coût. Il a été question de 70 M€… D’après le Corriere dello Sport, la crise du coronavirus étant passée par là, un chèque de 50 M€ pourrait désormais être suffisant pour rafler la mise.

Surtout que Lyon ne disputera pas de coupe d’Europe l’année prochaine, sauf à remporter la finale de la Coupe de la Ligue ou la Ligue des champions… Mais la Juventus n’a visiblement pas l’intention de s’acquitter de ce montant pour attirer Aouar cet été. Pas tout de suite. Toujours selon la même source, les patrons turinois ont proposé un prêt de deux ans avec option d’achat obligatoire à l’OL. Une formule à même de séduire le président Aulas ? Et de contrecarrer les plans des autres prétendants à la signature du joueur de 21 ans, sous contrat jusqu’en 2023, à savoir le PSG et Manchester City ? Rappelons qu'Aouar doit déjà retrouver la Juve en 8es de finale retour de C1.

 


 

Pourquoi le futur maillot 2020-21 de l'Olympique Lyonnais fait jaser

Footmercato.net

En août 2020, l’Olympique Lyonnais fêtera ses 70 ans. L’occasion est donc belle pour son équipementier adidas de célébrer cet anniversaire comme il se doit mais d’après les premières images dévoilées par FootyHeadlines, le futur maillot de l’OL serait très basique. Voici quelques éléments d'explication.

Les maillots d’anniversaire sont généralement l’occasion pour les clubs et leur équipementier de lancer des tenues iconiques. On se souvient du maillot or de l’Olympique de Marseille en 1999, ou de celui des 100 ans du Barça la même année ou plus récemment de celui de l’équipe de France, que les Bleus ont porté contre l’Islande en mars 2019. Pourtant, au vu des visuels dévoilés par FootyHeadlines, le maillot de l'OL 2020-21 rendant hommage aux 70 ans de l’Olympique Lyonnais serait très basique. Trop au goût des supporteurs du club qui ont massivement exprimé leur mécontentement. Mis à part l’apparition de la date de création du club en doré, juste au-dessus du fanion de l’OL, ce maillot n’a pas d’éléments graphiques particuliers ou de sublimation, qui est la manière d'appliquer un imprimé original sur un maillot. La seule facétie de la probable future tunique de l’OL demeure ses bandes rouges d’un côté des manches, et bleues de l’autre. Mais pourquoi si peu de folies alors que les précédents maillots de l'OL étaient un peu plus travaillés ?


Des clubs rangés par catégorie


L’explication est en réalité très simple. Les équipementiers majeurs comme adidas ou Nike accompagnent chaque saison de nombreuses équipes dans le monde entier, de différents standing. Si bien qu’ils les classent en trois catégories. La première catégorie représente les clubs de haut standing d’un point de vue sportif, mais surtout marketing. Pour adidas, les clubs de catégorie 1 sont par exemple Manchester United, le Real Madrid, la Juventus Turin, le Bayern Munich ou encore Arsenal, soit des clubs qui vendent des millions de maillots dans le monde entier chaque saison. Ces clubs sont choyés par l’équipementier, qui investit plus de temps et aussi d’argent pour concevoir des tuniques uniques pour eux. Ce sont les fameux maillots sublimés avec parfois des détails peu perceptibles de loin, mais qui leur donnent généralement plus de caractère. Ce sont des maillots difficilement duplicables pour éviter les contrefaçons, ou du moins faire en sorte que les contrefaçons soient plus facilement repérables.

Ensuite, il y a les clubs de catégorie 2, qui peuvent être performants sur le plan sportif mais moins intéressants d’un point de vue marketing. C’est dans cette catégorie qu’a été rangé l’Olympique Lyonnais par adidas, en compagnie de Leicester City, Bordeaux ou Fenerbahçe par exemple. Ces clubs bénéficient généralement de maillots composés d’un template basique. Un template est le terme donné aux designs facilement reproductibles par un équipementier, qui a juste à changer les couleurs et les logos des maillots selon le club. C’est une solution peu coûteuse pour l’équipementier qui lui permet donc de réaliser des marges intéressantes. L’Olympique Lyonnais se retrouve avec un maillot dont le design peut sembler basique car il est issu d’un template simple qu’adidas propose à plusieurs clubs. Enfin, il y a les clubs de catégorie 3, qui sont généralement des clubs plus modestes avec une base de fans très locale comme Strasbourg ou le Sporting Club de Bastia. Ces clubs sont fournis par des distributeurs d’adidas, et non pas par adidas lui-même, comme la société Madewis, qui accompagne Bastia depuis l’été 2019.


Un vendeur de maillot fort en région, mais faible en national et à l’international


Pourquoi l’OL est en groupe B ? Les raisons sont multiples. Tout d’abord parce que les chiffres de vente de maillots ne parlent pas en sa faveur. Le septuple champion de France est très puissant au niveau régional, mais faible au niveau national et encore pire à l’international. À titre d’exemple, le maillot third de l’OL n’est pas mis en vente chez les distributeurs classiques. Seul le club rhodanien garde l’exclusivité de la vente dans sa boutique. Non pas par choix, mais plus parce que les volumes de vente sont trop faibles. Ensuite parce que si l’OL a prolongé avec Adidas, il s’agit d’une décision plus stratégique qu’économique. Après la perte de l’OM, il fallait garder une tête de gondole forte en France pour la marque aux trois bandes. Une situation qui rappelle la situation de Monaco qui espérait rester avec Nike mais qui avait dû se rendre à l’évidence que la marque au swoosh ne pouvait conserver qu’un top club en France, en l’occurrence le PSG.

N’en déplaise aux supporters du club, cette situation inconfortable de l’OL avec son équipementier devrait perdurer dans le temps. Sous contrat jusqu’en 2025 avec l’équipementier allemand, l’Olympique Lyonnais va devoir se contenter de maillots basiques dans les années à venir. Et les relations pourraient bien même se dégrader d’ici 2023, date de la fin du contrat de l’OM avec Puma. Il se murmure déjà qu’Adidas devrait faire le forcing pour récupérer le club phocéen. Adidas n’a jamais digéré la perte de l’un de ses clubs emblématiques et préparerait déjà sa riposte. Si cela devait se passer ainsi, il y aurait alors deux têtes de gondole en Ligue 1 pour l’équipementier allemand… et un de trop.
 

 

 

Last modified on mercredi, 27 mai 2020 19:03