L'actu du Mardi 26 Mai

L'actu du Mardi 26 Mai

Une short-list de trois noms avec Lollichon pour succéder à Coupet

Lequipe.fr

INFO L'ÉQUIPE. Pour remplacer l'entraîneur des gardiens de l'OL, les décideurs lyonnais planchent sur une liste de trois noms : Christophe Lollichon, Christophe Revel et Rémy Vercoutre. Poussée par Anthony Lopes, la candidature de Fabrice Grange part de plus loin.

Ce dossier n'était pas forcément prévu par les dirigeants lyonnais, mais il est en passe de se régler. Surpris par le départ de leur entraîneur des gardiens Grégory Coupet, qui leur a annoncé rejoindre Dijon en pleine réunion, jeudi dernier - une réunion prévue initialement pour lui proposer une prolongation d'un an -, ils ont passé la fin de semaine et le week-end à établir une liste de successeurs potentiels, face à une pile importante de candidature reçues.


L'OL prépare son staff de demain


Cette liste s'articule aujourd'hui autour de trois hommes, qui ont tous été auditionnés ces dernières heures. Elle comprend Christophe Lollichon, en poste à Chelsea, Christophe Revel, engagé avec la sélection marocaine, et l'ancien gardien de l'OL Rémy Vercoutre. Alors que le départ de Coupet sera réglé cette semaine, la décision concernant son successeur devrait se porter, dans les prochains jours, sur l'un des trois techniciens, qui correspondent tous au profil recherché : des techniques d'entraînement modernes et surtout une capacité à faire progresser Anthony Lopes au pied, point faible identifié par le staff et les décideurs lyonnais.


Bats dans un rôle de superviseur ?


Le gardien portugais aimerait Fabrice Grange (Saint-Etienne) mais ce dernier part de plus loin. Joël Bats a aussi été contacté, mais pas pour revenir dans un rôle de coach des gardiens. L'ancien entraîneur de Coupet, Lloris ou Lopes ne peut plus assumer ce rôle à cause de petits soucis physiques. Mais il pourrait revenir dans un rôle de superviseur. Deux autres techniciens restent à l'affût en cas d'impossibilité de conclure avec l'une des trois cibles prioritaires, mais leurs noms n'ont pour l'instant pas filtré.

 


 

Robson Bambu arrive, l’OL grillé par Nice !

Foot01.com

Ancien coéquipier de Bruno Guimaraes dans le viseur de Lyon depuis quelques semaines, Robson Bambu va poser ses valises en France.

A Lyon ? Pas si sûr, alors que trois clubs français rivalisent pour boucler l’arrivée du défenseur central jugé comme très prometteur. Juninho, entré en contact avec le joueur comme les dirigeants de l’Athletico Paranaense, a-t-il été assez rapide ? La réponse ne devrait pas tarder puisque Dorival Junior, entraineur du club brésilien, a confirmé le départ prochain de son jeune défenseur central. « Je ne compte plus sur lui pour la suite, il va partir », a fait savoir le coach. Sa destination est la France.

Le journaliste Juliano Lorenz Oscar a fait savoir que la bataille se déroulait entre trois clubs de Ligue 1. Lille recherche un défenseur central pour compenser celui de Gabriel, qui va remplir les caisses cet été. L’OL a accéléré ces derniers jours et possède des arguments très « brésiliens » à présenter à Robson Bambu. Mais ce mardi, le média brésilien Globo va plus loin et annonce que le grand vainqueur de cette lutte est l’OGC Nice. Le club azuréen aurait déjà trouvé un accord avec Paranaense pour un transfert à hauteur de 8 ME, et doit maintenant finaliser son accord avec le défenseur de 22 ans. Si cette tendance devait se confirmer, ce serait donc un coup d’épée dans l’eau pour l’OL, qui peut compter sur Jason Denayer pour la saison prochaine, mais a perdu confiance en ses acolytes Marcelo et Joachim Andersen après une saison décevante par rapport aux attentes.

 

 


 

Un amendement déposé au Sénat pour la reprise de la saison, de l'espoir pour Aulas

RMC.fr

Un amendement a été déposé ce lundi au Sénat pour encourager la reprise de la saison sportive 2019-2020. Le texte, proposé par des sénateurs du groupe Les Républicains issus de la région lyonnaise, réclame la possibilité de reprendre les compétitions avec l'accord du comité scientifique. Une bonne nouvelle pour Jean-Michel Aulas?

Le sport français est à l'arrêt depuis plus de deux mois en raison de la pandémie de coronavirus. Et la situation pourrait durer encore de longues semaines. Les principales compétitions nationales, à l'image de la Ligue 1, en font les frais. De manière injustifiée pour certains sénateurs. Plusieurs d'entre eux, issus du groupe Les Républicains et originaires essentiellement de la région lyonnaise, ont déposé ce lundi un amendement pour encourager la reprise de la saison sportive, arrêtée en mars dernier.

Michel Savin (Isère, LR), Claude Kern (Bas-Rhin, Union centriste), François-Noël Buffet (Rhône, LR), Catherine Di Folco (Rhône, LR), Elisabeth Lamure (Rhône, LR) et Michel Forissier (Rhône, LR) réclament que les fédérations et les ligues professionnelles puissent achever l'exercice 2019-2020 "si la situation sanitaire le permet" et "après avis du comité de scientifiques".


La décision du gouvernement jugée précipitée


Le document évoque "un protocole sanitaire adapté" qui doit être défini afin de déterminer "les conditions dans lesquelles les sportifs, les personnels nécessaires et le public peuvent participer à ces compétitions". Il pointe également du doigt la précipitation du gouvernement d'Edouard Philippe à acter la fin de la saison dès le 28 avril dernier. Une annonce "faite trop tôt" et "sans concertation avec le monde sportif", dénoncent les sénateurs, qui estiment que la situation a évolué depuis un mois.

"Le gouvernement prend des décisions avec l’appui du comité scientifique. Il nous a semblé qu’arrêter des compétitions professionnelles, sans que le comité scientifique n’ait pu donner son avis clair et objectif, était quand même préjudiciable", a expliqué François-Noël Buffet sur RMC.


"Supporter de l'OL mais avant tout juriste"


"J’assume d’être un amateur de sport et un supporter de l’Olympique Lyonnais. Mais ce n’est pas pour ça que je participe à cette démarche, a-t-il précisé. C’est parce que je suis un juriste, avant tout, et membre de la commission des lois du Sénat. Je veux que les règles soient claires. Il est apparu que la décision de la Fédération avait pu être prise dans des conditions qui ne sont pas suffisamment claires. Une décision d’une telle importante mérite d’être prise avec plus de transparence."

Cet amendement sera voté ce mardi à partir de 14h30 au Sénat, au sein duquel Les Républicains sont majoritaires. Il retournera ensuite devant l'Assemblée Nationale, où La République En Marche a la majorité. Sauf surprise ou changement d'avis du gouvernement, l'amendement devrait donc être retoqué au palais Bourbon. Nul doute que Jean-Michel Aulas, le président de l'OL qui conteste l'arrêt de la Ligue 1 depuis plusieurs semaines, suivra les débats avec la plus grande attention.

 


 

Arrêt du Championnat : Aulas répond à Florence Hardouin

Lequipe.fr

Le feuilleton continue entre Jean-Michel Aulas et Florence Hardouin. Recadré dimanche par la directrice générale de la FFF, qu'il avait attaqué ce week-end dans nos colonnes puis dans un communiqué, le président de l'OL a tenu à répondre à celle qui est également membre du comité exécutif de l'UEFA.

Dans un courrier qu'il lui a adressé dans la soirée (avec copie à Noël Le Graët, le président de la FFF, Nathalie Boy de la Tour, son homologue de la LFP, et Didier Quillot) et qui débute par « Chère Florence », le patron de l'OL lui transmet à nouveau la lettre d'Aleksander Ceferin, le président de l'UEFA, qui « confirmait très précisément les points que vous contestez à nouveau aujourd'hui ».

Ils en avaient déjà échangé le 15 mai. Jean-Michel Aulas écrit : « La recommandation de l'UEFA était donc clairement d'encourager les associations nationales et les Ligues à faire le maximum pour mener à bien les Championnats nationaux en cours, soit en respectant leur format initial, soit au moyen d'un format adapté si nécessaire. »

« Vous avez omis de rappeler que la ministre des Sports elle-même avait bien précisé que sa décision était uniquement liée aux informations que les dirigeants du football lui avaient données »

Il revient également sur les précisions de Florence Hardouin concernant la décision du Premier ministre Édouard Philippe d'annoncer le 18 avril que la saison 2019-2020 de sport professionnel, notamment de football, ne pourra reprendre, « ce qui ne m'a évidemment pas échappé ». « Mais vous avez omis de rappeler que la ministre des Sports elle-même avait bien précisé que sa décision était uniquement liée aux informations que les dirigeants du football lui avaient données, à savoir l'obligation faite par l'UEFA de terminer les Championnats le 3 août, ce qui est inexact. C'est bien cette justification de Madame la ministre des Sports qui a conduit le gouvernement à prendre cette décision. »


« Il n'y avait pas lieu de se précipiter pour tout arrêter »


Jean-Michel Aulas précise également : « Contrairement à ce que vous indiquez dans votre courrier, ce n'est pas dans une volonté louable de défendre les intérêts de mon club que j'ai essayé d'apporter de la patience dans la prise de décisions, un peu de raison et de la légitimité économique à tout ce débat, mais bien dans l'intérêt général du football français qui va se trouver maintenant pénalisé face à tous ses concurrents européens - avec des conséquences économiques catastrophiques pour le football français qui ont été chiffrées par la DNCG - qui ont, eux, décidé de patienter, puis de reprendre en toute connaissance de cause. »

Il termine ainsi : « Enfin, je ne doute pas que vous ayez compris qu'il n'y avait pas lieu de se précipiter pour tout arrêter, car un mois plus tard, la situation sanitaire a profondément évolué et je suis certain que la concertation avec l'État permettrait de trouver encore une solution efficace pour tout le football français. »

 


 

Reine-Adélaïde : « Memphis est très inspirant et motivant »

OL.fr

Après s’être longuement confié sur sa rééducation, son quotidien, cette épreuve parfois douloureuse mais riche en enseignements, Jeff Reine-Adélaïde a évoqué l’avenir des différentes compétitions qu’il devait disputer mais aussi la relation qu’il a créé avec Memphis, blessé le même jour que lui.

« Jeff, comment as-tu vécu cette période de confinement ?

C’était un peu bizarre pour tout le monde. C’est une période qui est derrière nous. Ça fait du bien de revoir le monde extérieur, de revivre un peu comme avant. J’ai fait beaucoup de choses que je n’avais pas l’habitude de faire. J’ai commencé à apprendre à cuisiner, je me débrouille bien. Il y a aussi de la lecture.
 
Quel est ton regard sur l’arrêt de la Ligue 1 ?

Il y a eu plusieurs sentiments. Je me dis déjà qu’on ne jouera pas l’Europe la saison prochaine, d’abord de notre faute. On n’a pas été bons en championnat. Je me dis aussi que les autres championnats vont reprendre ou ont repris. C’est un peu bizarre et frustrant car je faisais tout pour revenir.
 
Justement, le 1/8 de finale de Champions League face à la Juventus est-il un objectif pour toi ?

Oui, c’est dans un coin de ma tête. Je m’étais fixé des objectifs avant ma blessure. Si ce match se dispute, je vais essayer d’être apte et avoir toutes les capacités pour le jouer.
 
Quelle a été ta réaction suite au report d’une année des JO 2020 ?

Quand j’ai eu ma blessure, mon premier objectif était de revenir pour les JO. J’avais à cœur de les jouer. J’ai continué à bosser pour cet événement. Le report me laisse encore plus de temps pour me préparer. J’espère les jouer.

Quel lien as-tu eu avec Memphis, qui s’est blessé le même jour que toi ?

Cette épreuve nous a rapprochés. Je ne sais pas si on avait déjà vu deux joueurs d’une même équipe se blesser aux ligaments lors du même match. On essaie de s’entraider. Il m’a donné beaucoup de conseils. J’ai été à l’écoute car c’est quelqu’un de très ambitieux. On a les mêmes ambitions sportives. On veut aller le plus haut possible. Il peut pousser un groupe ou une personne à donner le meilleur de soi-même. En voyant ses vidéos, je me motivais aussi. C’est quelqu’un d’inspirant et de motivant. On va continuer à s’épauler, s’entraider… Oumar Solet est plus jeune que nous. Je l’apprécie beaucoup. Je discute beaucoup avec lui. J’essaie de lui donner des conseils. On n’est pas au même stade de la rééducation mais je prends de ses nouvelles pour l’aider. Les autres vont aussi nous aider pour qu’on revienne à notre meilleur niveau.
 
As-tu un message pour les supporters ?

J’espère que tout le monde va bien ainsi que leur famille. On se voit bientôt au stade pour de belles victoires et pour retrouver l’Europe. »

 


 

Riolo solidaire à 100% d'Aulas, la révolution est en marche

Foot01.com

Daniel Riolo et Jean-Michel Aulas se sont souvent invectivés ces dernières années, mais le journaliste de RMC est cette fois d'accord avec le patron de l'Olympique Lyonnais.

Entre le président de l’OL et Daniel Riolo, les quolibets ont régulièrement volé bas, Jean-Michel Aulas allant même jusqu’à suggérer à RMC de virer le journaliste. Mais cette fois le dirigeant lyonnais n’aura rien à reprocher à Daniel Riolo puisque ce dernier a clairement fait savoir que depuis quelques semaines il était entièrement d’accord avec la prise de position du président de Lyon concernant la décision de stopper la Ligue 1. Le journaliste veut croire qu’une reprise de la saison 2019-2020 est possible, mais il sait que ce combat risque d’être perdu en raison de l’absence de culture football de notre pays.

Daniel Riolo estime que cette séquence confirme que la France est à côté de la plaque. « On l’a dit 1000 fois que le discours d’Aulas n’est pas clair, qu’il y avait une vraie cacophonie avec personne de fort en face du gouvernement contrairement aux autres pays. Donc la France s’est précipitée, il y a une solution extrême qui a été prise. On a prié pour qu’ailleurs en Europe ça suive notre décision, il y a même une pression entre les gouvernements qui a été mise pour qu’ailleurs ça suive, mais un mois plus tard on s’aperçoit qu’il y a de fortes chances qu’on soit grosso modo les seuls à ne pas jouer par rapport aux gros championnats. Une fois qu’on a dit qu’Aulas a sa part dans la cacophonie, dans la fracture du football français, il n’en demeure pas moins qu’on peut tous se tromper. Tout le monde peut faire des erreurs, des mauvaises appréciations, et l’approche culturelle du football dans notre pays, je vous assure qu’elle désoriente énormément de personnes. Si on peut aller vers une forme d’indulgence, et j’ai eu des mots très sévères sur Aulas, mais depuis 15 jours je suis en osmose à 100% avec lui. Tout ce qu’il dit il a raison (...) Est-ce que l’on ne pourrait pas tenter de réouvrir les portes ? Qu’est ce qui dit que c’est impossible ? Comme on est allé dans la folie extrémiste de tout arrêter, pourquoi ne pas répondre par une autre folie ? Mais je ne suis pas sûr que Aulas soit suivi, car l’approche culturelle du public, des joueurs et de nos dirigeants est déficiente. Aulas va être isolé », regrette le journaliste de RMC.

 


 

Domenech défend Aulas sur l'arrêt de la Ligue 1

RMC.fr

Raymond Domenech, président du syndicat des entraîneurs et ancien Lyonnais, défend la position de Jean-Michel Aulas, sur l'arrêt de la Ligue 1.

Jean-Michel Aulas a trouvé un nouveau partisan. Raymond Domenech, président de l'Unecatef, syndicat des entraîneurs français, défend la position du président de l'OL sur l'arrêt prématuré de la Ligue 1, même s'il estime que ses chances de faire reprendre le championnat seront faibles. Domenech, qui fut le premier entraîneur d'Aulas à Lyon, assure que le combat de ce dernier est juste.


"Les évènements sont en train de lui donner raison"


"On peut dire ce qu'on veut mais M.Aulas n'avait pas tort, a-t-il confié lundi sur BFM TV. Je reprends ce qu'il a dit depuis le début. Il n'a pas dit, 'il faut absolument reprendre le championnat', mais 'on va trop vite, on prend une décision hâtive, précipitée. Attendons de voir ce qu'il va se passer.' C'est ce que les autres (pays, ndlr) ont fait. Les évènements sont en train de lui donner encore une fois raison. Ça dérange certains."


"Le PSG et l'OL seront en difficulé"


"Je ne pense pas qu'il arrivera à faire reprendre le championnat, c'est entériné, poursuit l'ancien sélectionneur de l'équipe de France (2004-2010). Ça va être compliqué. Tout le monde saura qu'il avait raison même si on ne reprend pas. Le football français va être en grosse difficulté."

"Le PSG et Lyon vont jouer la Coupe d'Europe au mois d'août en ayant un ou deux  matchs de préparation alors que les autres auront un mois de match. Ça mettra ces deux équipes en difficulté en Coupe d'Europe au mois d'août parce qu'elles n'auront pas eu le temps de se préparer normalement avec des matchs comme vont le faire les autres, même si ce sera à huis clos. On sera en difficulté."

 


 

« Cheyrou a les épaules pour s'imposer à l'OL »

Sofoot.com

Comme prévu, Bruno Cheyrou a officiellement enfilé le costume de responsable du recrutement à l'OL, ce lundi. À 42 ans, l'ancien milieu de terrain a la mission de faire oublier Florian Maurice, en parvenant à s'imposer dans les coulisses du club rhodanien. Jean-Pierre Karaquillo, professeur des universités, a vu passer l'étudiant Cheyrou sur les bancs du Centre de droit et d'économie du sport (CDES), à Limoges. En fouillant dans ses souvenirs récents, il revient sur ses années de formation et la première décennie de sa reconversion.

Comment Bruno Cheyrou a-t-il atterri au CDES Limoges en 2013 ?
Je me souviens déjà qu’il m’avait été présenté par Eric Decroix (aujourd’hui responsable de la section féminine de Lorient, N.D.L.R.), qui avait une très bonne opinion de lui. Il m’a beaucoup parlé de lui en bien, puis Bruno est venu me voir à Limoges. Il a naturellement été sélectionné pour intégrer la 8e promo de ce master, dans lequel on pouvait aussi retrouver des footeux comme Édouard Cissé, Jean-Alain Boumsong, Ulrich Ramé...

Concrètement, comment se prépare l’admission dans la formation de Manager général de clubs professionnels ?
Il y a deux étapes. La première, c’est d’aller chercher une grosse dizaine de renseignements du milieu sur la personne. Dans le cas de Bruno, ce n’était pas très compliqué : on a pu échanger avec des gens comme Pierre Dréossi, Xavier Thuilot, etc… On n'allait pas le prendre pour sa carrière de joueur. Zinédine Zidane, on ne l’avait pas pris pour son nom, on s’en fout. Si on me dit que c’est un type qui a le melon, qui se prend pour une star, c’est non. Ce n’était pas le cas de Bruno. Ensuite, il y a la rencontre avec Gérard Coudert, Jean-François Brocard ou moi. Sans faire le malin, je suis très animal, je sens les gens. Il ne faut pas attendre longtemps pour savoir si le feeling passe.

Et qu’avez-vous senti au moment de rencontrer Bruno Cheyrou ?
Je l’ai senti très, très bien. D’abord, Bruno est très convivial, il a de l’empathie pour les gens et il dégage un vrai charisme. Dans son rapport avec les autres, vous vous apercevez rapidement qu’il n’a pas du tout le melon. Il y a des champions du monde 1998 qu’on a refusé parce qu’ils n’avaient pas les qualités nécessaires. Il faut du savoir-faire et du savoir-être. Bruno cochait déjà toutes les cases.

À l’époque, il sort d’une première expérience au sein de la cellule de recrutement du FC Nantes. En parlez-vous avec lui ?
Il avait à peine terminé sa carrière qu’il bossait déjà au recrutement à Nantes, c’est vrai. On en avait un peu parlé. En fait, il s’est très rapidement aperçu qu’il ne pouvait pas travailler avec Kita père et fils là-bas. Il n’avait aucun pouvoir, il ne pouvait pas exprimer ses capacités. Bruno a beaucoup d’aptitudes, un grand savoir et une âme de manager incontestable.

Comment décrirez-vous l’étudiant Bruno Cheyrou ?
Pour ce diplôme, notre promotion ne dépasse jamais 20 étudiants (ils étaient 18 dans celle de Cheyrou en 2013-2015, N.D.L.R.). C’est quelqu’un qui s’était parfaitement intégré au groupe et qui aimait beaucoup participer.
Il faut savoir qu’on ne donne pas de cours magistraux, ça ne serait pas intéressant, il y a beaucoup d’interactions pendant nos sessions, et Bruno n’était pas le dernier pour se manifester. Dans sa promo, on peut le comparer à Ramé, ce n’est pas du tout le même tempérament : Ulrich est très introverti, discret, Bruno c’est tout le contraire. Dans un groupe, il est éclairant et il dégage un charisme naturel. Il faisait clairement partie des gens qui portaient le groupe et attention, je ne dis pas que c’était le seul. Je retiens surtout qu’il adorait échanger et qu’il était très curieux.

Vous avez l’air séduit, mais il doit bien avoir quelques défauts.
Ne comptez pas sur moi pour ça (Rires.) Je crois surtout que c’est quelqu’un de très ouvert sur le monde. Il a aussi cette qualité primordiale : il sait très bien séduire son interlocuteur de par ses postures et sa manière de s’exprimer.

Fin 2017, il enchaîne un deuxième diplôme en allant au bout du Master exécutif pour joueurs internationaux de l’UEFA financé par l’instance européenne en partenariat avec le CDES de Limoges. Une étape supplémentaire dans son apprentissage.
Bruno a voulu se donner des atouts internationaux. Après sa formation de manager, il a intégré la première promotion de ce nouveau cursus réservé aux personnes issues du football professionnel. Il a pu se retrouver aux côtés de Raí, Éric Abidal, Christian Karembeu, Patrick Müller et bien sûr Juninho. C’était l’occasion pour lui de faire de nouvelles connaissances et surtout d’étendre son réseau, ce qui est très malin.

Comment les étudiants valident-ils leurs diplômes dans ces cursus ? Est-ce qu'il y a une épreuve finale spécifique ?
Dans le cas du MIP, ils ont une espèce de mémoire/dossier à réaliser, puis à présenter devant un jury international. Mais ils sont une trentaine dans ces promotions, je trouve que c'est beaucoup. C'est différent pour les formations internes, en petit comité. Chez nous, dans la formation de manager, ils ont deux dossiers à faire chaque année et un projet de club à présenter devant un jury de trois ou quatre membres pendant une soutenance d'une durée d'environ 1h30.

Vous souvenez-vous du projet club présenté par Bruno Cheyrou à l'époque ?
Pas du tout (Il réfléchit.) Ah, si ! Je n'ai pas de certitudes, mais il me semble qu'il avait fait quelque chose de très solide sur Nantes ou le PSG, je ne veux pas dire de bêtises. Je me souviens que c'était extrêmement rigoureux, minutieux, très structuré. J'ai fait beaucoup d'enseignement en doctorat, et quand je vois des présentations comme celle de Bruno ou des autres étudiants au CDES, c'est bien meilleur. Ce qu'ils nous présentent comme projets au bout de leur formation, c'est fabuleux.

Dans la foulée de l'UEFA MIP, le 14 novembre 2017, il devient le nouveau directeur sportif de la section féminine du PSG.
C’est l’occasion de se lancer ! Il ne faut jamais manquer l’opportunité de mettre le pied à l’étrier, c’était le moment parfait pour lui. Je répète toujours la même chose quand on me demande conseil : « Il ne faut pas que tu hésites, mon gars ! » Bruno est suffisamment malin pour s’imposer partout.

Êtes-vous surpris de le voir prendre la tête de la cellule de recrutement à l’OL trois ans plus tard ?
Oh non, je ne suis absolument pas surpris. Il a les épaules pour s’imposer à Lyon, je dirais même qu’il est fait pour ça. Je l’ai souvent au téléphone, comme beaucoup d’autres personnes passées par le CDES. Je sais qu’il était très tenté par la perspective d’occuper un poste à responsabilités à l’OL. C’est normal que ça le titille dans la mesure où les projecteurs sont braqués sur beaucoup de gens du même profil.

On peut imaginer qu'avoir côtoyé Juninho pendant sa deuxième formation a pu l'aider à décrocher ce poste.
C'est une possibilité, mais je connais très peu Juninho, donc je ne pourrais pas vraiment vous dire de quelle nature est leur relation. J'ai juste l'impression qu'il n'est pas très expansif. Pour rester chez les Brésiliens, j'aurais plutôt comparé Bruno à Raí : ils ont le même éclat.

Il va devoir travailler avec des grands noms : Jean-Michel Aulas, Gérard Houllier, Juninho. La cohabitation entre ces personnalités pourraient parfois être délicate.
Je ne me fais pas de souci pour ça, Bruno est suffisamment subtil pour savoir jusqu’où il peut aller. Il sait bien qu’il ne pourra pas la jouer frontale avec un dirigeant comme Aulas, c’est peine perdue. Mais je suis sûr que le président lyonnais ne fonctionnera pas en imposant les choses, il délègue en fonction de sa confiance. Surtout, je pense que Bruno saura faire passer ses messages intelligemment, tout en faisant attention à rester à sa place. Ce n’est pas du tout un bourrin, les dirigeants de l’OL vont rapidement le découvrir.

 


 

COMMUNIQUÉ DE L'ASSOCIATION NATIONALE DES LIGUES DE SPORT PROFESSIONNEL

LFP.fr

Les ligues professionnelles ont pris connaissance de la proposition d'amendement des sénateurs M. Savin et C. Kern au projet de loi dispositions urgentes face à l'épidémie de Covid-19, qui vise à permettre aux fédérations délégataires et aux ligues professionnelles d'autoriser la reprise des saisons sportives 2019-2020 sous réserve d'un avis positif du comité scientifique.

Elles rappellent que les décisions d'arrêter les saisons sportives 2019-2020 ont été prises en responsabilité, consécutivement aux décisions de l’État et dans une logique de préservation des intérêts collectifs en jeu.

A l’heure où le sport français fait face à des circonstances exceptionnelles, cet amendement serait source d’une confusion qui déstabiliserait encore davantage les instances sportives. Nous pensons qu’il importe au contraire d’unir nos forces pour préparer dans les meilleures conditions possibles la reprise de la saison 2020-2021 et accompagner durablement les clubs dans la gestion d’une crise inédite.

 


 

Alerte rouge, OL Groupe s’écroule en bourse !

Foot01.com

Seul club français coté en bourse, l’Olympique Lyonnais pourrait être sévèrement touché par l’arrêt définitif de la saison 2019-2020 de Ligue 1.

Victime de l’arrêt des compétitions sur un plan sportif avec une décevante 7e place, l’OL pourrait bien également être le club le plus touché financièrement par cet arrêt prématuré de la Ligue 1. Cela ne fait même pas beaucoup de doutes selon l’économiste de RMC, Pierre Rondeau. Dans une très longue étude publiée ce mardi midi, le spécialiste de l’économie du football indique que l’action OL Groupe chute brutalement à la bourse. Ce qui est intéressant de noter, c’est que des clubs tels que la Juventus Turin ou Besiktas, dont les championnats vont reprendre, ne connaissent pas cette baisse…

« Aujourd’hui évalué à 108,10 euros, l’indice des clubs cotés en bourse a connu une longue période de stagnation, sans hausse ni baisse forte, malgré le prolongement de l’épidémie. Cette situation indiquerait donc un certain calme voire une probable confiance accordée au football (…) Autrement dit, selon les investisseurs et autres boursicoteurs, pas de péril en la demeure, mais pas non plus de rebond à l’horizon, une grande modération finalement (…) En détail, il est d’ailleurs intéressant de constater que le cours de la Juventus suit une trajectoire relativement stable. Après une baisse de 44% dès le début de crise du coronavirus, le titre a bondi de 46%, à 1 euro et est aujourd’hui valorisé à 0,868 centimes d'euro. Il en valait 50 centimes en mars dernier. Finalement, le seul grand club coté en bourse inquiété, dont sa cotisation ne cesse de baisser, malgré une conjoncture financière plutôt favorable est… l’Olympique Lyonnais. A cause des déclarations alarmistes de son président Jean-Michel Aulas, qui effraieraient les marchés financiers, ou parce qu’un danger existe réellement, le titre a perdu 33% depuis le début du confinement et connaît toujours une trajectoire négative » indique Pierre Rondeau, avant de conclure avec des mots alarmants pour l’OL. « Il y a un mois, l’action OL Groupe valait 2,23 euros, elle n’en vaut plus que 2,10 à présent. Ainsi, si l’on adhère à la théorie d’efficience des marchés financiers, l’économie du football se stabiliserait mais Lyon serait bel et bien dans la panade ». On comprend mieux pourquoi Jean-Michel Aulas s’époumone à vouloir redémarrer la Ligue 1…

 

 

Last modified on mardi, 26 mai 2020 13:33