L'actu du Vendredi 8 Mai

L'actu du Vendredi 8 Mai

Benatia, opération défense, les infos tombent

Foot01.com

Malgré une fin de saison 2019-2020 tronquée par l’arrêt brutal de la Ligue 1, l’Olympique Lyonnais se tourne difficilement mais sûrement vers le prochain exercice.

Celui-ci s’annonce d’ailleurs tendu pour le club rhodanien. Car en plus des pertes engendrées par la crise sanitaire du coronavirus, l’OL pourrait également dire adieu à des dizaines de millions d’euros en ne participant pas à une Coupe d’Europe en 2020-2021. C’est en tout cas le chemin qu’a pris Lyon avec sa septième place finale en championnat. Si Jean-Michel Aulas aura encore potentiellement la reprise de la Ligue des Champions et la finale de Coupe de la Ligue comme bouée de sauvetage, Juninho et Bruno Cheyrou, le futur responsable de la cellule de recrutement de l’OL, planchent déjà sur le prochain mercato. Avec deux hypothèses et deux budgets, l’un avec Coupe d’Europe, l’autre sans Coupe d’Europe. Dans tous les cas, l’équipe de Rudi Garcia aura un objectif prioritaire sur le marché des transferts, à savoir celui de recruter un nouveau défenseur central. C’est en tout cas ce que confirme Bilel Ghazi.

« La direction de l’OL commence déjà à travailler sur le prochain mercato. Ces derniers jours, il y a eu une première réunion entre Juninho et Bruno Cheyrou. Ils ont des pistes. J’ai des noms, mais je ne peux pas encore les sortir… Mais la principale priorité de l’OL au mercato, ce sera la recherche d’un défenseur central. Parmi les joueurs ciblés, il y deux ou trois profils qui ressemblent à la patte Florian Maurice. Donc ça doit être des restes du futur directeur sportif de Rennes. Avec Cheyrou, l’OL ne va pas aller chercher des joueurs connus de L1 ou de L2. Ils vont prendre des joueurs pas forcément connus, mais qui évoluent dans des championnats majeurs. Franchement, il y a de l’idée, et notamment sur la piste prioritaire ! Mehdi Benatia ? Ce n’est pas débile de dire ‘Benatia à Lyon’, quand on connaît la relation qu’il a avec Rudi Garcia. Si la rumeur Benatia arrive à Lyon, je ne serais pas surpris… Mais sur la liste des joueurs visés par l’OL, il n’en fait pas partie. Manuel Akanji ? Non plus. Par contre, Lyon est sur un autre défenseur central qui évolue en Bundesliga. Benoît Badiashile ? Il ne fait pas partie des joueurs ciblés. Il y a zéro joueur français dans la liste. Et il y a seulement un joueur qui a connu la L1, mais qui n’y est plus aujourd’hui », a lâché, dans un live Instagram avec Walid Acherchour, le journaliste de L'Équipe, qui met donc l’eau à la bouche aux supporters de l’OL...

 


 

Aulas craint la fuite de ses talents

Footmercato.net

Le 30 avril, le Conseil d’Administration de la LFP a acté la fin de la saison 2019/2020. En conséquence, l'Olympique Lyonnais reste figé au 7e rang du championnat et - sauf victoire en finale de la Coupe de la Ligue face au PSG - ne participera à aucune compétition européenne la saison prochaine. Une décision lourde de sens pour le club rhodanien, qui compte dans ses rangs bon nombre de joueurs habitués aux joutes européennes. Interrogé dans l'émission L'Equipe du Soir, sur La Chaîne L'Equipe, le président de l'OL n'a pas caché ses inquiétudes en vu du prochain mercato.

«Si on n'arrive pas à faire en sorte de retrouver une coupe d’Europe, ce qui était légitime via le championnat, si on n’est pas qualifié, c’est un grand préjudice. On aura alors beaucoup de difficultés à garder nos joueurs et à en attirer d’autres», a réagi Jean-Michel Aulas, avant de se montrer un peu plus rassurant.«L’OL a une grande qualité par rapport à tous les autres, on a fait passer avant l’équilibre économique, on a un certain nombre de réserves, on aura quoiqu'il arrive une équipe avec beaucoup de qualité, on a de l’ambition, on fera ce qu'il faut pour compenser, si on ne participe pas à une compétition européenne.»

 


 

Statistiquement, l’OL pouvait-il vraiment se qualifier pour l’Europe ?

RMC.fr
 
Jean-Michel Aulas persiste et signe. Le président de l’OL a réitéré ses menaces, ce jeudi, d’aller devant les tribunaux pour s’opposer à l’arrêt du championnat et demander réparation. Il base notamment ses arguments sur des "bases scientifiques". Vraiment ?

En droit, un cas de figure particulier existe : le préjudice de perte de chance. Cette situation admet que lorsqu’un individu est victime d’un dommage, "d’une lésion d’un intérêt patrimonial", considéré comme indépendant de sa volonté, il peut demander réparation. Il a perdu "la chance potentielle de percevoir un intérêt".

Par exemple, lorsque quelqu’un doit passer un examen ou un entretien d’embauche mais qu’une manifestation bloque la circulation et l’empêche d’y assister, il est en droit d’appeler au préjudice de perte de chance. Il aurait pu réussir mais il n’a pas eu les chances de tenter.

Le préjudice de perte de chance appliqué au foot

C’est précisément ce que Jean-Michel Aulas veut soulever devant les tribunaux. Le président de l’OL souhaite s’attaquer à la décision de la LFP d’arrêter définitivement la saison 2019-2020. D’après lui, son club n’aurait pas eu la possibilité de se qualifier pour l’Europe et risquerait de lourdes pertes économiques.

Sur les dix journées restantes, il y avait une chance, une probabilité, que Lyon termine au moins à la 6e, synonyme de qualification en Ligue Europa. Et cette chance n’a pas pu être prise, cela constitue un préjudice pour le club.

Seulement, comment garantir et certifier cette potentialité ? Comment défendre l’idée même d’une chance ou d’une probabilité de qualification en Europe ? De remontée en championnat sur des matchs qui n’ont pas eu lieu, qui n’ont pas été joués ?

La science au service du résultat

Sur ce point, Aulas sort l’argument de la science et cite des études scientifiques démontrant les probabilités données à Lyon de terminer entre la 4e et la 6e place. Il pense notamment à l’analyse de Stats Peform, citée par le journal L’Equipe, qui, à partir des statistiques individuelles de chaque club, admet que l’OL avait 12,5% de chance de finir 6e et jusqu’à 22,7% d’atteindre la 4e place.

En moyenne, sur plus de 10.000 simulations, ce modèle a placé Lyon à la 5e place. Soit une qualification européenne. Un préjudice "légitime, direct et certain" existerait donc.

Le seul problème avec les chiffres, ce qu’on peut leur faire dire n’importe quoi. Parce que le football reste bercé par la glorieuse incertitude et que, malgré les forces en présence, les lois statistiques et le poids de l’histoire, tout peut arriver.

Rappelons que les chiffres avaient donné 100% de chance au Paris Saint-Germain de se qualifier lorsqu’en 2017, il avait battu 4-0 le Barca en huitièmes de finale aller de Ligue des champions. Rappelons que les stats donnaient l’OM largement perdant lorsqu’il était mené 4-0 contre Montpellier en août 1998.

L’incertitude du football

Rien ne peut être prévu d’avance en football et même les "études scientifiques" sont contradictoires. En effet, si on s’intéresse maintenant non pas aux statistiques probabilistes mais aux statistiques historiques, on constate que, depuis 1993, une équipe classée 7e à dix journées de la fin n’a connu qu’une évolution moyenne négative de 0,88 place et, dans 61% des cas, sur 26 saisons, elle a fini 7e ou pire à la dernière journée. Une place de 6e n’est arrivé que six fois, une fois 5e et deux fois 4e, lors des saisons des saisons 2005-2006 (Lens) et 1999-2000 (Bordeaux).

En définitive, quels que soient les chiffres, quels que soient les travaux universitaires, rien n’est joué d’avance et le football reste une science inexacte. Oui, Lyon avait une chance de se qualifier en Europe et est donc en droit de demander réparation. Mais dire cela, c’est aussi reconnaître qu’il avait aussi le risque de faire moins bien, si le championnat était allé à son terme, et de terminer au-delà de la 7e place.

Comment, dès lors, calculer un préjudice ? Un juge devra trancher en toute objectivité. Souhaitons-lui alors bon courage.

 


 

Aouar transféré à Man City pour 60 ME ? Ça chauffe !

Foot01.com

Entre la crise sanitaire du coronavirus et la possible non-qualification en Coupe d'Europe, l'Olympique Lyonnais pourrait bien perdre des dizaines de millions d’euros...

C’est d’ailleurs pour éviter cette déroute financière-là que Jean-Michel Aulas se bat jour et nuit pour que la LFP revienne sur sa décision d’arrêter la Ligue 1 via un classement au quotient après la 28e journée. Car avec sa septième place finale, Lyon ne récupérera pas un ticket européen via le championnat. Seule une potentielle victoire en Ligue des Champions ou en Coupe de la Ligue, si les deux compétitions venaient à se terminer en août prochain, pourrait offrir un billet pour la C1 ou la C3 à l’OL. Dans le cas contraire, Aulas devra se serrer la ceinture. En vendant un joueur majeur lors du prochain mercato ? Possible, car même si le président des Gones a récemment confirmé que son club serait ambitieux sur le marché des transferts, il a toutefois laissé la porte ouverte à un départ d’Houssem Aouar. À juste titre, puisque selon Bilel Ghazi, l'international espoirs français pourrait filer à l’anglaise dès l’été prochain.

« Même si l’OL s’était qualifié pour une Coupe d’Europe la saison prochaine, la donne était déjà établie pour Aouar à Lyon. Pour être tout à fait clair, aujourd’hui, Manchester City est toujours autant favori sur ce dossier Aouar. Il y a des discussions permanentes entre City et Aouar. Depuis un an, l’intérêt des deux parties n’a pas baissé en intensité. Le prix du transfert d’Aouar ? Dans le contexte actuel, on peut penser à un transfert de 50-60 millions d’euros. 80 ME en temps normal ? Je ne sais pas… Aouar a encore trois ans de contrat à Lyon », a avoué, sur Instagram, le journaliste de L’Equipe, qui estime donc qu’Aouar a tout pour devenir l’un des plus gros transferts de l'histoire de l’OL, après le départ de Ndombélé à Tottenham pour 60 ME en 2019 ou celui de Lacazette à Arsenal contre 53 ME en 2017.

 


 

Les finales de coupe pourraient se jouer fin juillet

Butfootballclub.fr

Selon Le Parisien, deux nouvelles dates sont envisagées pour les finales de coupes nationales entre le PSG et l’ASSE et le PSG et l’OL.

Comme le veut Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football (FFF), la finale de la Coupe de France entre le PSG et l’ASSE devrait avoir lieu, tout comme la finale de la Coupe de la Ligue entre le PSG et l’OL. Et d’après Le Parisien de ce vendredi, ces deux finales, qui devaient être programmées en août, pourrait se jouer possiblement en juillet.

Selon les informations du journal, « le gouvernement s’apprête à prendre, dans les prochains jours, un décret stipulant l’interdiction des compétitions sportives jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire qui court jusqu’au 24 juillet. Mais les parlementaires vont sans doute en modifier la date bientôt (le 10 juillet). Le 25 juillet ou le 11 juillet, PSG/ASSE puis PSG/Lyon pourraient donc se disputer, au Stade de France ou ailleurs, et bien sûr à huis clos. »

Et au Parisien de préciser : « Reste le problème des entraînements. A ce jour, les clubs ne peuvent reprendre que par des séances regroupant maximum dix personnes et dans le respect de la distanciation physique. Ils n’ont pas le droit aux séances collectives ni aux contacts entre joueurs. Mais d’ici au mois de juin et encore plus le mois de juillet, cette donne peut évoluer. »

 


 

Sylvinho a gardé un lien solide avec les Gones

Butfootballclub.fr

Même si son aventure à l’OL a tourné court, Sylvinho n’a pas perdu son envie d’entraîner… et garde un lien avec Lyon.

Au début de saison dernière, Juninho a choisi d’emmener dans ses bagages Sylvinho pour prendre les rênes de l’OL. Une aventure qui n’aura duré que jusqu’au mois d’octobre suite aux mauvais résultats des Gones.

Cette collaboration compliquée n’aura pas pour autant entaché l’envie de Sylvinho de rester entraîneur, et notamment en Europe. « Si j’envisage de poursuivre ma formation en Europe ? Je suis brésilien, si j’ai une offre au Brésil je l’étudierai. Je ne peux pas mépriser mes origines. Mais j’ai développé pratiquement toute ma carrière en Europe », a expliqué Sylvinho à AS.

Glissant au passage avoir conservé un lien fort avec Lyon via sa famille, Sylvinho se tourne déjà vers une nouvelle aventure. « J’ai un passeport espagnol. J’ai vécu huit ans en Espagne, je vivais à Milan depuis plus de quatre ans avant de venir à Lyon, où ma famille vit toujours. Je connais bien la ligue italienne, le Premier ministre. Je parle quatre langues et je suis prêt à relever le défi. Je suis patient et j’irai dans un club qui me donnera les meilleures conditions pour faire mon travail », a prévenu le Brésilien.

 


 

Cinq remplacements par match autorisés jusqu'à fin 2020

Lequipe.fr

L'International Board (IFAB), qui régit les lois du jeu, vient d'autoriser jusqu'à la fin de l'année 2020 la possibilité d'effectuer cinq remplacements par match.

Alors que le monde du foot envisage la reprise des compétitions interrompues par la pandémie de Covid-19, l'International Football Association Board (IFAB) a décidé d'apporter un amendement temporaire aux lois du jeu, sur la base d'une proposition de la FIFA visant à protéger la santé des joueurs et des joueuses.

Un maximum de trois arrêts de jeu

Pour les compétitions qui ont déjà débuté ou qui devraient débuter prochainement mais qui seront terminées d'ici au 31 décembre 2020, l'IFAB a approuvé la proposition de la FIFA d'amender de manière temporaire la loi 3, afin que chaque équipe puisse effectuer jusqu'à cinq remplacements par match. Pour éviter de trop perturber le cours du match, chaque équipe aura au maximum trois opportunités de procéder à des remplacements pendant le match. Ces remplacements pourront être effectués à la mi-temps. De plus, un 6e remplacement sera possible durant la prolongation.

Une prolongation possible

Cet amendement, qui entre immédiatement en vigueur, a pour but d'aider les équipes à faire face à un calendrier condensé et des conditions météorologiques différentes, deux éléments pouvant avoir un impact sur le bien-être des joueurs. Les organisateurs de compétitions sont libres d'appliquer ou non cet amendement. L'IFAB et la FIFA détermineront ultérieurement si cette option doit être prolongée, par exemple pour les compétitions qui doivent s'achever en 2021.

 


 

Interview de Jean-Michel Aulas

OL.fr

L’Olympique Lyonnais s’oppose à l’arrêt prématuré du championnat par la LFP qui pourrait aussi pénaliser gravement le football français. Jean-Michel Aulas à travers différents thèmes donne sa vision de l’impact de cette décision lourde de conséquences sur le football français et européen, la situation en France, l’intérêt général du football français.

La pandémie qui frappe le monde

« Certains ont osé dire que nous nous battons seulement pour des millions. J’ai été profondément choqué par ces propos. Par le biais d’OL Fondation, nous avons été le premier club en France à agir et nous avons réussi à collecter via une plateforme de financement participatif plus de 500 000 euros pour aider notre communauté et faire des dons aux chercheurs, médecins, malades, sans abris... Dernièrement, à l’initiative du département du Rhône, l’Olympique Lyonnais a décidé d’offrir 70 tablettes numériques aux 49 structures du département, afin de permettre aux bénéficiaires de pouvoir communiquer avec leurs familles et leur entourage, via des appels vidéo. On nous a habillés en quémandeurs d'argent, c'est profondément injuste. L’OL a une pensée permanente pour tous les médecins, pour tous les chercheurs, pour le personnel hospitalier et aussi pour tous ceux qui travaillent avec la Fondation OL qui a été la première à délivrer des dons. »

 
« Seuls la Belgique, le Luxembourg, les Pays Bas, Gibraltar et la France ont pris la décision d’arrêter leur championnat. »

 
Le retour du football en Allemagne et bientôt dans d’autres pays européens

« Avant-hier (NDLR : mercredi 6 mai), la Bundesliga a pris un certain nombre d’orientations qui ont été confirmées par Madame Merkel. J’avais une réunion avec l’ECA. Il y avait cinquante et un pays européens présents ou représentés. Seuls la Belgique, le Luxembourg, les Pays Bas, Gibraltar et la France ont pris la décision d’arrêter leur championnat. Certains pays ont eu des situations aussi importantes qu’en France et parfois plus exacerbées que chez nous. Ils trouvent pourtant des solutions. Les compétitions européennes, avec deux clubs français encore en course, sont maintenues pour le mois d’août. Non seulement la décision prise en France est une catastrophe pour l’économie du football français mais, au-delà de cela, il y a un sentiment d’injustice pour le PSG et l’OL. Nous devrons affronter des clubs préparés alors que nous n’aurons pas pu le faire.

Les compétitions féminines sont aussi maintenues. On va jouer contre le Bayern qui continue de s’entraîner.  Nous sommes le seul club européen qualifié dans toutes les compétitions de l’UEFA (LDC, WLDC, YL). On aimerait continuer la compétition avec les mêmes avantages que nos concurrents qu’on va rencontrer. L’UEFA a donné un certain nombre de consignes : ne pas se précipiter et faire jouer le mérite sportif jusqu’au bout. »

 
Sur la décision d’arrêter le football en France

« Il faut repartir de la genèse de cette affaire et notamment des déclarations d’Edouard Philippe mais également de Madame la Ministre des Sports qui a très bien défini les choses. Elle a dit : « sur le scénario proposé par la LFP, il y avait une deadline qui était celle du 3 Août, date imposée par l’UEFA. ». Après vérification et confirmation par l’UEFA et l’ECA, on a eu la confirmation qu’il n’y avait pas eu cette date imposée par l’UEFA. Aujourd’hui, un certain nombre de championnats imagine terminer courant août et peut être même début septembre. A partir de là il aurait été possible, non pas de démarrer le 14 mai ou le 2 juin, mais d’attendre. Il fallait attendre le protocole sanitaire qui convenait au Ministre de la Santé, de voir comment les Allemands ont réussi le retour à l’entraînement individuel puis collectif, puis d’observer, à partir d’un protocole qui est extrêmement précis et très protecteur pour les athlètes et pour les staffs.

Si on avait étudié le protocole sanitaire développé par les allemands et celui travaillé par l’ECA, probablement que la décision d’arrêt n’aurait pas été prise tout de suite. On aurait attendu comme l’ont fait les autres pays et puis, au gré des contacts européens des ministres des sports, on aurait probablement trouvé une solution qui aurait été différente de celle qui été trop hâtivement définie lors du bureau et du CA de la Ligue le 30 avril.

Il fallait aussi sécuriser l’ensemble des recettes du foot français, ce qui n’a plus été le cas à partir du moment où il y a eu une décision de Canal + d’arrêter de manière tout à fait impérative le championnat pour ne pas avoir à payer les 300 millions qui restaient à devoir, avec les autres opérateurs, au football français. Ceux qui ne voulaient pas payer ont activé la décision d’arrêter. Ceux qui devaient décider s’appuyaient sur la décision des diffuseurs de ne plus diffuser pour prendre une décision qui était beaucoup trop prématurée. »


« Le football français n’est pas sûr de se remettre de cet arrêt prématuré. Rien ne méritait qu’on prenne une décision d’arrêter. »

 
Sur la proposition de Play offs

« J’avais imaginé, mais on n’a pas daigné regarder cette proposition, qu’on puisse, en parfait accord avec l’UEFA, trouver au mérite sportif une solution qui, peut-être, n’impliquait pas les onze dates de championnat qui avaient été déterminées mais qui aurait permis de redémarrer début août, comme l’a dit Edouard Philippe. Le Président Le Graet dit bien qu’en août on va pouvoir disputer les finales de coupes nationales. »

 
Sur les conséquences de l’arrêt du football professionnel en France

« C’est vrai que peu de clubs avaient pris conscience de ce qui allait arriver, c’est-à-dire une catastrophe économique. Le football français n’est pas sûr de se remettre de cet arrêt prématuré. Rien ne méritait qu’on prenne une décision d’arrêter. J’estime qu’il y aura entre 700 et 900 millions de déficit. L’Etat français a accordé un PGE de 235 millions d’euros à la Ligue. C’est formidable, comme le fait que l’Etat ait accordé un chômage partiel pour les sportifs. L’Etat doit être remercié pour ces dispositions. Mais c’est un prêt et il faudra le rembourser. Je ne sais pas si tous les clubs vont pouvoir s’en remettre. »

 
Sur un scénario de reprise prochainement si les conditions sanitaires le permettent

« Pourquoi ne pourrait-on pas revenir en arrière ? Si l’UEFA appelle le Fédération et la Ligue pour regarder exactement ce qui a été dit, à savoir que la date du 3 août n’a jamais été une obligation pour la LFP… L’UEFA a indiqué qu’elle serait amenée à prendre des décisions pour des pays qui auraient pris des initiatives différentes de ce qu’elle aurait souhaité. Je ne suis pas là pour prendre des décisions, je suis là pour contester des décisions trop hâtives qui mettent en difficulté le football français. »

 
Sur la méthode de classement utilisée

« Il y a au départ un championnat de 38 journées avec, comme le dit le règlement de la LFP, 19 journées aller et 19 journées retour. Au bout de la 28ème, on décide qu’on va faire un certain nombre de calculs avec un classement basé sur des formules mathématiques et des arabesques. L’OL était à ce moment-là 7ème du championnat. On aurait dû mieux faire. Mais ce n’est pas parce qu’on aurait pu mieux faire et dû mieux faire qu’il fallait nous supprimer la perte de chance de pouvoir mieux faire.

Une compétition ne peut pas être traitée par des formules mathématiques en cas d’interruption. Le sport c’est aussi une glorieuse incertitude. On doit laisser les choses se faire en droit comme en état d’esprit. Quand on regarde la méthode de classement utilisée : Nice a joué 32 matchs cette année (OL : 44), a joué 15 fois à domicile en championnat (OL : 13 fois) et devait jouer encore Paris Marseille et Lille. Nice se retrouve 5ème alors qu’il était 6ème après la 28eme journée.

L’Etat français, pour venir au secours de la Ligue et de la Fédération sur les choix faits, vient de présenter une proposition d’aménagement de loi qui va être discutée à l’Assemblée. Cela vient dédouaner la Ligue et la Fédération des décisions qu’ils ont prises. Si une loi est mise en place pour légitimer ce qui a été décidé, c’est que ce n’est pas en relation avec l’esprit.  Je suis intéressé par savoir ce que députés et sénateurs vont répondre à ça. »

 
« Ce qui me surprend toujours, c’est qu’on vient me reprocher d’avoir été probablement pénalisé par des décisions mais on ne s’interroge pas pour savoir pourquoi elles ont été prises et à qui elles profitent ? »

 
Sur les recours intentés par l’OL

« Nous avons beaucoup hésité. Nous n’avons reçu le procès-verbal du Bureau de la Ligue et du CA du 30 avril que ce soir (NDLR : 6 mai). Ce matin, le CA de l’OL a pris la décision de déposer des recours. L’OL est côté en bourse. Mes actionnaires peuvent se retourner contre moi. Pourquoi n’avez-vous pas défendu l’intérêt général avec l’arrêt prématuré du championnat, puis la méthode de classement discutable ?

Le premier recours est auprès du Tribunal Administratif de Paris pour permettre qu’on puisse envisager de reprendre à très court terme le championnat. La décision prise par le Ministère est basée sur une date obligatoire au 3 août qui n’existe pas à l’UEFA. Je pense qu’on peut examiner en détail, y compris avec les services du Premier Ministre et du Ministre de la Santé, le protocole sanitaire adopté dans les pays européens qui est en train d’être validé par l’UEFA pour voir s’il y a une possibilité de reprise.

Le deuxième recours concerne les modalités d’arrêt du championnat. Si on ne peut pas reprendre, il faut voir si les décisions prises ont été légitimes. L’argent n’est pas le souci majeur. Depuis plus de trente ans, avec les filles comme avec les garçons, nous sommes allés du plus bas au plus haut niveau avec des décisions, sur le plan sportif et économique, différentes de ceux qui peuvent se poser aujourd’hui la question de continuer l’activité demain. »

 
Sur l’intérêt général du football français

Il ne s’agit pas de millions (NDLR : pour l’OL). Il s’agit d’abord d’un certain nombre de décisions dans l’intérêt général du foot français. Ensuite, il s’agira de regarder dans le détail si un certain nombre de clubs ont pu être désavantagés mais aussi si certains clubs ont pu être avantagés. Ce qui me surprend toujours, c’est qu’on vient me reprocher d’avoir été probablement pénalisé par des décisions mais on ne s’interroge pas pour savoir pourquoi elles ont été prises et à qui elles profitent ? »

 


 

L'agent de Karl Toko Ekambi pense qu'il va rester à l'OL

Lequipe.fr

Samir Khiat, l'agent de Karl Toko Ekambi, est confiant sur le fait de voir le Camerounais rester à l'OL, où il est prêté, cet été.

Prêté par Villarreal à l'OL en janvier avec une option d'achat fixée à 11,5 M€, Karl Toko Ekambi sera-t-il toujours à Lyon la saison prochaine ? Dans une interview à L'Équipe du Soir, son agent Samir Khiat s'est montré plutôt confiant : « L'OL est satisfait du joueur, le joueur est satisfait de l'OL et de son projet. [...] Il n'y a encore aucune certitude aujourd'hui, mais le joueur s'y sent bien, le club apprécie le joueur, que ce soit sa mentalité et sa marge de progression. Tous les voyants sont au vert pour essayer de trouver une solution pour que le joueur reste à Lyon. »

L'international camerounais (27 ans, 22 sélections) a signé 2 buts et 1 passe décisive en 8 matches de Ligue 1 sous les couleurs lyonnaises.

 

 

 

Last modified on samedi, 09 mai 2020 11:34