L'actu du Vendredi 17 Avril

L'actu du Vendredi 17 Avril

Fekir a humilié l'ASSE, Genesio ne s'en remet pas

Foot01.com

Le 5 novembre 2017, l’Olympique Lyonnais infligeait une défaite historique à l’AS Saint-Etienne à Geoffroy Guichard (0-5).

Un derby marqué par l’ampleur du score bien évidemment, mais aussi par la célébration devenue mythique de Nabil Fekir après le cinquième but de l’Olympique Lyonnais en fin de match. En imitant Lionel Messi qui avait effectué cette célébration quelques mois plus tôt contre le Real Madrid, l’attaquant de l’OL avait enlevé son maillot avant de le brandir devant les supporters de l’ASSE forcément furieux de l’attitude de l’international français. A l’époque, la célébration avait fait polémique car elle avait mis le feu aux poudres mais avec le recul, elle est devenue historique dans le camp de l’OL selon Bruno Genesio, interrogé à ce sujet sur la chaîne TV officielle des Gones.

« La victoire reste un souvenir extraordinaire. Gagner un derby avec un record de buts est extraordinaire. En direct, je trouvais la célébration de Nabil (Fekir) un petit peu déplacé. Je me suis tout de suite dit que le match allait être arrêté et qu’on aurait pu mettre un ou deux buts encore. Avec le recul, cette image reste dans ma tête, c’est un très très bon souvenir. Cela me restera jusqu’à la fin. Ce geste pouvait passer pour un chambrage mais ça ne l’était pas. C’est indescriptible ce qu’il a ressenti avec ce cinquième but. Nabil Fekir n’est pas le genre de joueurs à chambrer » a indiqué Bruno Genesio, pour qui l’actuel milieu offensif du Bétis Séville ne souhaitait pas vraiment provoquer les Stéphanois en effectuant ce geste. C’est tout de même ainsi que la célébration mythique de l’ancien capitaine de l’OL a été perçue par les observateurs et par les supporters des deux camps. Pour la plus grande satisfaction des fans de l’Olympique Lyonnais.

 


 

Florian Maurice raconté par ceux qui le connaissent le mieux

RMC.fr

Si l’arrivée de Florian Maurice au poste de directeur sportif du Stade rennais ne devrait être officialisée que dans quelques semaines pour des raisons contractuelles, son séjour en Bretagne après le confinement ne fait plus de doutes. Ses anciens coéquipiers ou collègues de l’Olympique lyonnais dressent le portrait d’un homme travailleur à l’œil aiguisé.

Il y a un peu plus d’un an, en février 2019, après la victoire de Lyon 2-1 face au PSG, c’est de la bouche de Jean-Michel Aulas que sortaient les compliments: "Je voudrais tirer un coup de chapeau à Florian Maurice. Dans l’équipe ce soir il y avait Moussa Dembélé, Jason Denayer et Léo Dubois. Quand vous faîtes trois recrues de ce niveau-là qui réussissent à chaque fois des grands matchs, vous pouvez-vous dire que le recruteur, qui fait quasiment office de directeur sportif, est un super recruteur." Et pourtant c’est sous le ciel breton que s’écrit l’avenir de l’ancien buteur des gones. Une voute moins nuageuse que celle du Rhône depuis quelques mois et les tensions nées avec l’arrivée de Juninho.

Le travailleur

Armand Garrido a entraîné pendant trente ans à l’OL. Arrivé en 1989, il découvre le jeune Florian Maurice âgé de quinze ans et grand espoir du club. Vingt ans plus tard c’est avec d’autres responsabilités que les deux hommes travaillent ensemble. "J'ai pratiqué une année le métier de recruteur à côté de lui et j'ai été étonné du nombre de matchs qu’il peut avaler. Il y passe sa vie grâce aux outils informatiques. Et quand il rentre à la maison il regarde encore des matchs. Je me demande s’il ne dort pas en regardant des matchs." Une boulimie que confirme Bruno Genesio chez nos confrères d’Eurosport. "Il arrive à 8h, il repart à 20h quand il est à Lyon. Mais il est souvent loin de Lyon pour voir les matches et il ne s’économise pas, explique le technicien. Je me suis même fait du souci pour lui parfois. Mais c’est capital parce que la force d’un recruteur, c’est d’aller voir les matches. Aller sur place, voir de ses yeux le comportement du joueur, c’est irremplaçable."

Jocelyn Gourvennec est un proche de l’ancien attaquant. Les deux hommes ont signé le même jour dans les bureaux de Robert Louis-Dreyfus leur contrat à l’OM en 1998. Depuis les contacts sont réguliers. «"Très souvent quand je l'ai au téléphone il est à l'étranger pour des rassemblements, des tournois Internationaux de jeunes."

L’enthousiaste

L’an passé Armand Garrido a d’ailleurs suivi le tournoi de Montaigu avec le responsable de la cellule de recrutement. "Il est enthousiaste. Même quand il voit un garçon de quinze ans talentueux il est capable de dire: 'ah c'est dommage qu'il ne soit pas chez nous'. C'est quelqu'un avec qui on a envie de travailler. Il vous emmène, il vous inspire dans sa spirale. Quand on avait un doute ou qu'on avait envie de lui montrer un jeune: il venait. Il fait passer quelque chose." Depuis dix ans avec un travail de l’ombre, c’est souvent une image plus discrète voir effacée qui peut se dessiner. Un constat vite balayé par Jocelyn Gourvennec. "Je connais bien Florian, ce n'est pas quelqu'un de discret. Ce n'est pas quelqu'un d'effacé. Il a les idées claires et sait ce qu’il veut ou pas. Quand il a un avis à donner il le donne en argumentant. Il n'aurait pas fait la carrière qu'il a faite s’il n'avait pas de caractère."

C’est donc en coulisse que Florian Maurice s’est construit ces dix dernières années une carrure de recruteur souvent louée et un solide carnet d’adresse. "Il n’a pas besoin de nourrir son ego, poursuit Jocelyn Gourvennec. C'était aussi le cas quand il était joueur. Il est très respectueux de la hiérarchie, c'est un vrai professionnel qui se prend en main. Il était comme ça quand il était professionnel et je pense qu'il est comme ça aujourd'hui."

L’ancien entraîneur de Guingamp apprécie comme beaucoup son œil aiguisé de chercheur de talents. "Et il a aussi une faculté à se projeter, ajoute Armand Garrido. Il est capable de trouver chez des joueurs talentueux une trajectoire. Savoir si le gars va arriver à quelque chose ou pas. Oui il a un œil c'est sûr et certain."

Le nouveau rôle

L’ancien entraîneur lyonnais parti l’été dernier après trente ans de bons et loyaux services s’étonne de voir Maurice quitter les rives du Rhône. "Je suis surpris qu'on en arrive là après tant d'années. Voir Florian Maurice s'en aller de Lyon, un pilier de l'OL, je me demande comment c’est possible. Après les départs qu’il y a eu l’année dernière, le Lyonnais n'est vraiment plus à la mode en ce moment."  Pour Jocelyn Gourvennec l’explication de ce départ peut analyser par une fin de cycle. "Certainement qu'il a besoin d'un nouveau challenge. Les rôles ont été redistribués à Lyon cette saison et peut-être qu'il s'y retrouve moins. Ce sera à lui d'en parler."

Si à Lyon Florian Maurice n’avait pas vocation à être sur le devant de la scène, en Bretagne il se retrouvera naturellement avec un nouveau rôle un peu plus sous le feu des projecteurs. Juste une question d’équilibre pour son ancien coéquipier de l’OM "Il faudra trouver un nouveau fonctionnement avec un jeune entraîneur, un nouveau président et un nouveau directeur sportif. Il aura un rôle différent de celui qu’il avait à Lyon. Après avoir travaillé toujours dans l'ombre, il va devoir être plus présent auprès du groupe. Il y aura une dimension politique qu’il va devoir assumer ce qu’il n'y avait pas à Lyon. Pour que ça fonctionne il faut que la sensibilité foot du directeur sportif colle à celle de l'entraîneur qui est en place. Il y a pas mal de club où ce n'est pas le cas et c'est un souci. A Lyon ça fonctionnait plutôt bien. Il connaît très bien le haut niveau mais il va passer d'un club qui avait énormément de moyens à un club qui en a un petit peu moins. Je ne suis pas sûr que Rennes puisse s'offrir un Memphis Depay par exemple. Mais il y aura un marché qui est différent pour lui."

Pas de doute pour Armand Garrido, Florian Maurice enfilera sans souci le costume de directeur sportif. "C'est un rôle dont il était proche finalement à Lyon certaines fois. Mais ça s’est fait dans la discrétion. Rennes ce n’'est pas une coïncidence non plus car c’est un club qui fait un gros travail au niveau de la formation. C'est un des meilleurs clubs de France, si ce n'est pas le meilleur aujourd'hui dans ce domaine. Donc je ne suis pas surpris que le club lui ait fait les yeux doux et que Florian soit attiré par Rennes parce que il aime aller chercher les jeunes talents."

Si certains s’interrogent sur le bilan de Florian Maurice depuis dix ans de Lovren à Dubois, ce n’est pas le cas de Jocelyn Gourvennec. "Son bilan est largement positif à Lyon. Il avait pris Darder par exemple en Espagne. C'est un super footballeur mais il n'a pas su s'adapter au championnat français. On peut dire que c'est un échec mais il y a une part d'adaptation qui est difficile et c'est le cas pour Andersen aujourd'hui aussi. Mais il y a un paquet de joueurs qu’il a proposé à sa direction qui sont des réussites manifestes. A Rennes le recrutement est de qualité depuis quelques années. Aucun club au monde fait 100 % de réussite sur le recrutement. Je pense que si on le laisse travailler et qu'il est sur la même longueur d'onde que son entraîneur ça fonctionnera."

 


 

Riolo et Aulas s'embrouillent à cause… d’Eyraud

Foot01.com

Depuis la suspension de la Ligue 1 et des Coupes d’Europe, les présidents de clubs n'hésitent pas à monter au front pour défendre leurs formations et leurs idées. C'est notamment le cas de Jean-Michel Aulas du côté de l'OL.

En cette période de crise sanitaire, tous les présidents de L1 ou presque ont eu la parole. Ces derniers jours, Jacques-Henri Eyraud est sorti du silence pour rétablir quelques vérités, et notamment pour démentir une potentielle vente de l’OM par Frank McCourt. Mais tout au long de cet entretien accordé à L'Équipe, le président de Marseille a un peu trop fait de blabla, ce qui a eu le don d’agacer Daniel Riolo. « Soyez direct ! Arrêtez de mettre de la crème ! Il faut dire les choses. L’interview d’Eyraud est pas mal dans sa globalité, mais avant de répondre aux questions, il enrobe, il met de la chantilly, il met de la pommade, il cire le cul… Pffff », a lancé le journaliste de RMC dans l’After Foot. Une déclaration qui a fait mouche chez… Jean-Michel Aulas.

« Ça aurait été très étonnant que cet être supérieur, qui a tellement de références pragmatiques comme joueur, entraîneur ou dirigeant de club, traite différemment les présidents de clubs : pauvre France, triste dégringolade ami Daniel », a déblatéré, sur Twitter, le président de l’OL. Une réponse cinglante que Riolo a ensuite pris avec humour. « Que de compliments ! Pour une fois. 1/ on est ami. 2/ dégringolade bah ça veut dire que j’étais en haut un jour. 3/ pas de mention d’un boss pour me faire virer ! Ouah merveilleux on avance bien ! Sinon comme d’habitude, le mieux c'est d’écouter pas le petit bout sur Twitter ! Merci. Dans y’a pas de potes et y’a surtout pas d’ennemis ! », a alors rétorqué le trublion de RMC, qui continue donc son bras de fer avec Aulas, même en cette période sans match… Comme quoi, le foot ne s'arrête jamais.

 


 

Vidéo : Benzema invité exceptionnel d'OL Night System

OL.fr

C'est un sacré événement ! Après avoir déjà reçu Sidney Govou, Sonny Anderson, Rafael, Wendie Renard depuis plusieurs jours, Barth vous propose un invité tout simplement exceptionnel pour ce dernier rendez-vous de la semaine. Karim Benzema, l'enfant du club, nous a fait effet l'honneur de participer à OL Night System pour une édition spéciale ce vendredi. Une émission à ne pas manquer et à retrouver sur OLTV et OL Play !





Depuis vendredi 20 mars, OLTV est en accès libre, gratuitement et en clair, via un site dédié (https://lyonna.is/oltv-gratuit) disponible depuis n’importe quel ordinateur ou téléphone portable ou directement téléchargeable sur les app store Android et Apple).

 


 

Monclar : « L’OL, c’est mon équipe »

OL.fr

De Jacques Monclar, on connaît surtout le basketteur de très haut niveau, l’entraîneur Champion de France qui ne savait pas siffler et le consultant à la voix rauque et aux expressions fleuries. Celui qui a popularisé, auprès des fans de NBA, les meilleurs défenseurs Marcel Arceau et Francis Planche, est aussi un grand fan de l’OL. Entre quelques pompes et abdominaux, en plein confinement, il s’est confié sur une passion de plus de cinquante ans.

« Jacques, on ne le sait pas forcément mais Lyon est une ville spéciale pour vous…

Absolument. J’ai grandi de un à huit ans à Lyon et j’y ai vécu de vingt à vingt-huit. D’abord, à Villeurbanne, aux Gratte-ciel. Puis, j’ai habité au Tonkin, à Lacassagne dans le 3ème et enfin à Meyzieu. Je suis un citadin. Est-ce que Lyon me manque ? Oui. J’adore cette ville. J’adore la situation géographique.

Vous avez suivi l’OL à partir de quel moment ?

Mon père (NDLR : Robert Monclar, immense basketteur, qui a fini sa carrière à Lyon et a participé à trois Jeux Olympiques) m’a emmené au stade pour la première fois en 1962. J’avais cinq ans. Et puis il y a eu la Coupe de France 1964, Di Nallo, Rambert, Combin (il était parti en Italie, c’était bizarre pour moi), la Coupe d’Europe, Hambourg, Tottenham, plein d’histoires... Tout ça, c’est mon éveil au sport. L’OL, c’est un fil rouge de mon fonctionnement.

Vous avez un souvenir précis de la première fois où l’OL vous a fait vibrer ?

Le vrai coup de foudre, c’est la victoire en Coupe de France contre Bordeaux 2/0 en 1964. Une équipe magnifique. Et puis, parmi les vainqueurs, il y avait Marcel Aubour.

Vraiment ?

Oui. Marcel Aubour, c’était mon idole totale. Même s’il est aussi à l’origine d’un mauvais souvenir avec la finale de la Coupe de France 1971 (NDLR : Marcel Aubour a gagné la Coupe de France 1971 avec Rennes face à l’OL). Je ne l’ai jamais rencontré. Je le regrette car quand j’étais à Antibes, je n’étais pas loin. Petit, j’ai joué goal. Marcel Aubour, c’était vraiment quelqu’un. J’ai évidemment suivi les gardiens de l’OL ensuite, Yves Chauveau, Gilles de Rocco avec qui j’étais à l’armée, Topalovic ou encore Greg.

Joueur à l’ASVEL (NDLR : De 1978 à 1986), vous alliez à Gerland ?

Tout le temps. Tigana, Moizan, Nikolic, ça mettait des buts. Je me souviens du match de barrages de maintien, contre Avignon, en 1980. On gagne 6/2, avec le triplé de Zivaljevic.

Vous avez une belle mémoire des noms…

Môme, ils m’ont tous marqué. Popluhar, Valette, Lhomme, Rambert... J’ai même suivi ensuite la carrière du fils d’Angel (NDLR : Sebastian Rambert a notamment joué pour l’Inter Milan). Fleury Di Nallo, Bernard Lacombe, Juninho ont été des fils rouges pour moi. Sans faire injure à Serge Chiesa. (silence, il réfléchit) Bon, c’est vrai, Chiesa il était très fort aussi. Di Nallo c’était celui qui pouvait aller en Equipe de France, c’était le joueur supérieur de l’OL. J’étais même présent dans les tribunes de St Ouen, en 1968, quand il s’est fait casser la jambe face au Red Star. Dernièrement, j’ai revu Bernard et Fleury et j’ai demandé à faire une photo avec eux. C’est une démarche très rare chez moi.

En 2002, l’OL est Champion de France. Que ressentez-vous ?

J’étais coach à Antibes. On jouait en même temps. En rentrant à la maison, après notre match de basket perdu, j’ai retrouvé mon fils aîné et on a passé toute la nuit ensemble, collés aux lustres, à fêter ça. J’ai trois fils. Le plus grand est né à Décines. Il est encore plus fondu que moi. C’était un fidèle du virage nord quand il faisait ses études à Lyon. Être champion était important pour plusieurs raisons. D’abord des raisons nationales. Mais aussi régionales (éclat de rires). Il fallait un titre. C’est ma plus grosse émotion. J’avais repris espoir avec l’équipe de Jean Tigana en 1995. L’arrivée de Sonny a ensuite modifié l’OL. Dès que Sonny est arrivé, ce fut un changement d’ère.

Vous avez balayé une bonne partie de l’histoire de l’OL...

J’ai toujours gardé l’OL en moi. Je fais partie de cette génération de supporters arrivée dans les années 60 et je dois dire que ça n’a pas toujours été un long fleuve tranquille depuis cette période. Mais depuis que le Président Aulas a repris le club, il y a eu un peu de route de faite, n’est-ce pas ? (rires)

Aujourd’hui, l’OL c’est quoi pour vous ?

C’est mon équipe. C’est le club que j’ai adopté depuis tout petit. Je ne suis jamais venu au Groupama Stadium en raison de mes activités mais je le ferai. Cette saison, je suis allé à Montpellier et j’avais un peu peur à la fin en raison de la qualité du match. Mais une équipe peut mal jouer, le club reste le club, un immense club. Il y a aussi une autre chose dont l’OL peut être fier, c’est de savoir rester dans le haut niveau européen tout en continuant à avoir une formation d’excellence. Quand on voit les performances de ceux qui sont passés par le centre de formation de l’OL, on ne peut qu’applaudir. C’est assez incroyable de réussir à atteindre ces deux facettes du très haut niveau. Bon, parfois, je suis énervé. Agacé par le délit de sale gueule fait, par exemple, à Bruno Genesio. Parce que j’ai été coach et que je crois savoir observer quand une équipe, certes inconstante dans l’investissement, montre qu’il y a un vrai travail derrière. Je suis parfois tatillon sur le respect qu’on doit à un entraîneur. En Italie, on l’appelle le Mister. En France, on a tendance à le prendre pour un super intendant.

Avez-vous un rêve pour le club ?

Gagner une coupe d’Europe. Même si c’était une Ligue Europa, je ne porterais pas plainte. Parfois on n’a pas été loin. L’épisode contre le PSV était un peu glauque. A Milan, on avait une équipe immensément forte, au-delà du résultat.

Vous êtes en contact avec d’anciens joueurs de l’OL ?

J’ai un bon pote, c’est Sidney (NDLR : Govou). On a des amis en commun, nous nous voyons régulièrement. Je croisais aussi Greg Coupet à l’époque RMC. A Londres, j’ai vu Alexandre Lacazette. Il est fou de Kyrie Irving. Alex, c’est aussi un bon shooteur, si vous ne le savez pas.

On sait dans votre environnement professionnel ou sportif que vous êtes fan de l’OL ?

Ah oui, évidemment ! Mes amis roannais le savent bien par exemple. Dans la rédaction aussi. Si on perd le derby, ils savent qu’il ne faut pas trop venir me chercher le lendemain. Je suis connu pour ça. Pas trop de mauvaise foi. Juste ce qu’il faut. J’aime le sport.  Dans le basket, il y a des fondus de l’OL. Laurent Pluvy ou Paul Lacombe par exemple. Et, dans la natation (NDLR : Sophie, la compagne de Jacques, est une ancienne nageuse finaliste lors des Jeux Olympiques 1984), il y a notamment Mehdy Metella parmi les plus fans.

Vous avez joué et gagné avec l’ASVEL de 1978 à 1986. Qu’avez-vous ressenti quand l’ASVEL et l’OL se sont rapprochés ?

Ça m’a fait plaisir, même si je m’en doutais un peu. Tout ce qui peut participer au développement de mon sport est souhaitable. Le basket a besoin de grandes salles et de marketing, mais Tony le sait mieux que moi.

Aujourd’hui (NDLR : entretien réalisé le 1er avril), c’est le 25ème anniversaire du dernier match de l’ASVEL qui a eu lieu à la Maison des Sports de Villeurbanne. Quels souvenirs en avez-vous ?

La Maison des Sports, c’est d’abord un endroit qui m’a fait rêver, quand j’étais tout petit, car j’allais à l’école juste à côté. On habitait rue Racine. Ensuite, c’était devenu mon deuxième domicile. Quand vous rentrez du côté vestiaires villeurbannais, sur la droite, il y a vingt-six marches. Lesté ou pas lesté, j’ai monté et descendu ces marches par deux, par trois ou par quatre.

Comment vivez-vous la période actuelle ?

Ça ne sert à rien d’avoir peur ou d’être inquiet mais il faut savoir qu’un danger rode. Tant que le nombre de cas ne baissera pas puis qu’on n’aura pas trouvé de vaccin, je ne vois pas comment on pourra retrouver une activité totalement normale. Est-ce que des gens vont avoir envie ou pouvoir retourner dans un stade, dans une salle ou dans un théâtre ? A mon avis, il y aura des étapes. On doit y réfléchir. Pour mon confinement, je suis très films, anciens matchs, lecture. C’est devenu notre boulot d’être à la maison, alors essayons de tous bien le faire. »

 


 

Le prix de cette cible italienne fait transpirer Aulas

Foot01.com

Il y a près d’un an, l’Olympique Lyonnais touchait le pactole grâce à la vente de Ferland Mendy au Real Madrid pour 50 ME.

Toutefois, les Gones ne sont pas véritablement parvenus à remplacer efficacement l’international français. C’est peu de le dire au vu de la saison très décevante réalisée par Youssouf Koné dans la capitale des Gaules avec seulement 11 apparitions en Ligue 1. Bien loin de ses standards de la saison dernière à Lille, le Malien va sérieusement devoir se réveiller lors de la reprise des compétitions s’il veut conserver sa place de titulaire la saison prochaine. Un constat d’autant plus valable qu’en coulisses, l’Olympique Lyonnais s’active pour lui trouver un sérieux concurrent. Dans cette optique, le nom de Robin Gosens est régulièrement associé à l’OL dans la presse italienne.

Avec 8 buts et 5 passes décisives en 30 matchs disputés à l’Atalanta Bergame cette saison, l’Allemand de 25 ans s’impose doucement mais surement comme l’un des meilleurs joueurs d’Europe à son poste. Ses prestations exceptionnelles n’ont pas échappé à Juninho et aux recruteurs lyonnais mais selon Calcio-Mercato, cette piste s’avère de plus en plus onéreuse, ce qui va hautement compliquer la tâche de l’Olympique Lyonnais. En effet, le média transalpin affirme qu’au cours des dernières heures, l’Atalanta Bergame a signifié aux dirigeants de l’Inter Milan, également intéressés par Robin Gosens, qu’une offre à 25 ME ne serait pas acceptée lors du prochain mercato. Vraisemblablement, c’est plutôt une offre comprise aux alentours de 35 ME qu’il faudra envoyer à l’Atalanta afin de boucler la venue de l’Allemand. Un prix très salé pour un latéral gauche, que l’Olympique Lyonnais aura bien du mal à payer au vu de la conjoncture actuelle, et ce malgré des finances très saines. Reste à voir si dans les prochaines semaines, l’OL activera un autre dossier au poste de latéral gauche afin de bousculer Youssouf Koné…

 


 

Gomis mixe l’OL et l’OM, son équipe est énorme

Foot01.com

Avec 171 buts cumulés à Saint-Etienne, Troyes, Lyon et Marseille, Bafétimbi Gomis a véritablement marqué l’histoire moderne de la Ligue 1.

Partout où il est passé, l’international français a conquis le public grâce à un état d’esprit irréprochable et une efficacité absolument redoutable. Ce ne sont pas les supporters de l’OM qui vont dire le contraire, Bafétimbi Gomis ayant véritablement porté l’équipe en 2016-2017 avec 21 buts inscrits en Ligue 1. Ceux de l’OL gardent également un excellent souvenir de l’association de « la Panthère » avec Lisandro Lopez tandis que ceux de l’ASSE resteront à jamais ceux qui ont vu l’éclosion du natif de La Seyne-sur-Mer.

Dans les colonnes de France Football, Bafétimbi Gomis a dévoilé son onze parfait constitué uniquement d’anciens coéquipiers. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’équipe de l’attaquant d’Al-Saad a de l’allure. « Hugo Lloris. C'est le meilleur gardien avec qui j'ai évolué. Que ce soit humainement ou sportivement (…) A gauche, Eric Abidal. Avec sa belle patte. Depuis ses jeunes années, il a eu une qualité technique assez surprenante pour quelqu'un qui ne sortait pas d'un centre de formation. Il m'a vraiment impressionné. A droite, Lilian Thuram. Un meneur d'hommes, un capitaine, quelqu'un qui remporte tous ses duels (…) Dans l'axe, j'ai mis une jeune charnière avec qui j'ai joué à Lyon : Dejan Lovren et Samuel Umtiti. Umtiti a gagné la Coupe du monde. C'est un bon relanceur. Il a encore une grande marge de progression. Lovren a gagné la Ligue des champions et a été finaliste du dernier Mondial. C'est un très bon défenseur qui a également progressé » a indiqué l’attaquant de 34 ans avant de constituer un milieu de terrain très sexy.

« Patrick Vieira, pour tout son abattage. Il gagne énormément de duels. Il a une belle première passe. Il couvre énormément de terrain. Blaise Matuidi, un ratisseur, avec qui j'ai évolué à Troyes, Saint-Etienne et en équipe de France. Miralem Pjanic, pour apporter cette touche de technique, pour apporter la dernière passe. Je l'ai connu jeune à Lyon, mais il avait toujours cette faculté de jouer comme quelqu'un de 30 ans, avec dix ans d'expérience. Il a franchi les paliers ». Et concernant l’attaque, nul doute qu’elle ferait mal à plus d’une défense avec Franck Ribéry, Florian Thauvin et Karim Benzema. « Franck Ribéry, pour apporter toute sa percussion. Il est très fort dans la dernière passe, dans sa créativité. Il est tombé sur deux phénomènes, Messi et Ronaldo, mais il aurait amplement mérité d'être Ballon d'Or. Pour sa régularité du haut niveau. Florian Thauvin, de par la complicité que j'ai pu avoir avec lui, c'est quelqu'un qui pue le football. Il a été malheureusement stoppé par une grave blessure cette saison, mais cela fait deux ans qu'il porte l'Olympique de Marseille à lui seul. Très peu d'ailiers sont capables de marquer 25 but. Et enfin Karim Benzema. Quand on fait plus de dix ans au Real, on est l'un des meilleurs attaquants au monde. Chaque année, il le prouve. C'est le meilleur attaquant français. Je suis content de le voir aligner les saisons et empiler les buts ». Assurément, peu de joueurs peuvent se targuer d’avoir évoluer avec de tels partenaires…

Le onze de rêve de Bafétimbi Gomis : Lloris – Thuram, Lovren, Umtiti, Abidal – Matuidi, Vieira, Pjanic – Thauvin, Ribéry, Benzema.

 

 

 

Last modified on vendredi, 17 avril 2020 18:37